Au Japon, le droit parental et les droits de l’enfant sont bafoués

le 11/7/2008 à 16h41 par Gilles CAMPION (AFP)
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Le Japon est reconnu par le monde entier comme une grande démocratie développée. Mais derrière cette façade respectable se perpétue un système judiciaire féodal en matière de droit parental et de droits de l’enfant, digne d’une dictature du Tiers-Monde, dénoncent des associations.
Chaque année au Japon, à la suite d’une séparation ou d’un divorce, 166.000 enfants sont coupés, le plus souvent définitivement, d’un de leurs parents, selon des statistiques officielles.
Dans 80% des cas, c’est le père, japonais ou étranger, qui perd tous ses droits sur l’enfant et est en outre condamné à verser des indemnités et une pension alimentaire à la mère.
Car contrairement à ce qui se passe dans les autres pays développés, le droit de visite n’est pas inscrit dans le Code civil japonais et l’enlèvement d’enfant n’est pas considéré comme un crime, bien au contraire.
« Dans le système juridique actuel au Japon, c’est le parent qui sera le plus prompt à emmener les enfants avec lui qui en obtient la garde. C’est la loi de la jungle », explique à l’AFP Richard Delrieu, enseignant français qui a été lui-même privé de son enfant et est membre de l’association Sos Parents Japan.
« Après six mois de résidence forcée des enfants dans leur nouveau domicile, le juge considèrera qu’il vaut mieux ne pas changer à nouveau leur environnement et confiera la garde des enfants à la mère kidnappeuse », ajoute-t-il.
Les enlèvements se pratiquent également à l’étranger et une fois revenu au Japon, le parent kidnappeur n’a rien à craindre de la justice de son pays, car le Japon et la Russie sont les seuls membres du G8 (grands pays industrialisés) à ne pas avoir signé la Convention de La Haye sur les aspects civils des déplacements illicites d’enfants.
La presse japonaise a annoncé une signature pour 2010, mais cette information n’a pas été confirmée par le gouvernement japonais.
« Le ministère de la Justice est partagé sur cette question », souligne Thierry Consigny, conseiller de l’Assemblée des Français de l’Etranger. « Et même si le Japon signait cette convention, il faudrait ensuite changer le Code civil pour qu’elle soit appliquée dans les faits », ajoute-t-il.
Le Japon a ainsi signé en 1994 la Convention de New York sur le droit des enfants à voir les deux parents, mais cela n’a rien changé.
« C’est une hypocrisie, renchérit M. Delrieu. A quoi ça sert de signer des conventions internationales s’il n’y a pas de recours juridique possible? »
En l’absence de conventions d’entraide juridique entre le Japon et d’autres Etats, il est impossible pour un parent étranger de faire reconnaître ses droits parentaux.
Le nombre de cas d’enlèvements portés à la connaissance des consulats d’Europe et d’Amérique du Nord est actuellement de 159, dont 40 aux Etats-Unis, 30 en Grande-Bretagne et 20 en France notamment.
« Ce n’est que la partie visible de l’iceberg », souligne M. Delrieu, ajoutant que beaucoup d’autres pays ne sont pas répertoriés.
D’autres statistiques évoquent le chiffre de 10.000 enfants métis séparés de leur parent étranger.
« Le système parental organisé autour de la +maison+ au sens large est hérité de la période féodale, explique ce professeur qui enseigne à l’université de Kyoto Sangyo (ouest). La famille japonaise peut s’approprier définitivement les enfants en gommant le nom du père, voire en les faisant adopter par un autre membre de la famille, sans qu’il y ait besoin du consentement de l’autre parent. »
Dix-huit associations japonaises de parents privés de leurs enfants se battent, aux côtés de parlementaires japonais, pour réclamer une réforme du Code civil prévoyant un partage de l’autorité parentale et un droit de visite.
Une manifestation, à laquelle s’associeront également les membres de Sos Parents Japan, est prévue dimanche 13 juillet 2008 à Tokyo.

Départ de Mme Françoise Sabban et de M. Bruno Asseray

Un cocktail d’adieu en l’honneur du départ de Madame Françoise Sabban, directrice de la Maison Franco-Japonaise, et de Monsieur Bruno Asseray, directeur de l’Institut Franco-Japonais de Tokyo, était donné hier soir dans le jardin et le restaurant de l’IFJT.
Toutes les personnes qui ont eu affaire à l’un de ces établissements, ces dernières années, ont pu apprécier la compétence, le dévouement et la grande amabilité de ces deux fonctionnaires qui seront très regrettés par la communauté.
Nous leur souhaitons bonne continuation dans leur carrière respective.

Initiation au Théâtre Nô avec l’ALFI et l’AFJ

En collaboration avec l’ALFI (Association des Lauréats du Futsuken Ikkyu), l’AFJ vous propose une journée de découverte du Nô au Théâtre National du Nô (A Sendagaya)
Voir les détails sur le site de l’AFJ.

Le nô est un des styles traditionnels de théâtre japonais, venant d’une conception religieuse et aristocratique de la vie. Il est composé de drames lyriques des XIVe et XVe siècles impliquant des acteurs souvent masqués (il y a 138 masques différents[1]), au jeu dépouillé et codifié. Ces acteurs sont accompagnés par un petit orchestre et un chœur. Leur gestuelle est stylisée autant que la parole qui semble chantée.

Constitué fin XIIIe siècle au Japon, le nô est une forme théâtrale unissant deux traditions : les pantomimes dansées et les chroniques versifiées récitées par des bonzes errants. Le drame, dont le protagoniste est couvert d’un masque, était joué les jours de fête dans les sanctuaires. Ses acteurs, protégés par les daimyos et les shoguns, se transmettent depuis lors de père en fils les secrets de leur art. Le nô a évolué de diverses manières dans l’art populaire et aristocratique. Il formera aussi la base d’autres formes dramatiques comme le kabuki. Après que Zeami a fixé les règles du nô, le répertoire s’est figé vers la fin du XVIe siècle et nous demeure encore intact. Le nô est unique dans son charme subtil (yūgen) et son utilisation de masques distinctifs.

Source Wikipedia

L’AFJ fête le 14 juillet le 13 juillet

Voir l’annonce complète de l’AFJ visible sur son site ICI.
Rendez-vous dès 15 heures, le 13 juillet, dans les jardins de l’Institut où vous écouterez des concerts, vous pourrez vous restaurer et vous désaltérer auprès des stands des associations présentes.
Participez ensuite à notre traditionnel Bals des Lampions jusque 24 heures.
Participation: 2000 yen incluant deux tickets boissons ou nourriture.
Programme:
15h – 18h: Concerts et Kermesse
18h30: Allocution de l’Ambassadeur de France et « Kanpai » au champagne
19h – 20h: Suite Concerts et Kermesse
20h – 24h: Bal des Lampions dans la Brasserie

L’Association des Familles Franco-Japonaises a un nouveau site

L’AFFJJ a un nouveau site : cliquez ICI.
L’Association des familles franco-japonaises du Japon a pour but de créer et développer des liens d’amitié et d’entraide, à l’exclusion de toutes considérations politiques et confessionnelles, entre des familles franco-japonaises ou francophones résidant ou ayant résidé au Japon.

Mme Valérie Pécresse a rencontré son homologue, M. Kisaburo Tokai

Mme Valérie PECRESSE, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a eu un entretien avec son homologue japonais, M. Kisaburo TOKAI. À l’issue de cet entretien, les deux ministres ont publié un communiqué conjoint. Lire la suite et le communiqué conjoint sur le site de l’ambassade de France.
(c) Photo

Les 3 mousquetaires au Sénat japonais: des aventures inédites!

Journée marathon, hier, pour les 3 mousquetaires qui ont rencontré trois sénateurs, Mmes Madoka Yoriko et Chiba Keiko et M. Tadashi Inuzuka, ainsi que des représentants d’associations de parents japonais afin d’évoquer avec eux le problème des droits des enfants privés de visite d’un de leur parent à la suite d’une séparation ou d’un divorce. Pour connaître le détail de leurs aventures, rendez-vous dans les jours à venir sur france-japon.net et ces deux autres sites: sos-parents-japan.org et afe-asie-nord.org.

Avec la sénatrice Madoka Yoriko

De gauche à droite: Athos, la sénatrice Madoka Yoriko,
d’Artagnan, Aramis et M. Suzuki Akiyuki (Porthos était retenu)

Avec le sénateur Inuzuka
Avec le sénateur Inuzuka Tadashi

Avec la sénatrice Chiba Keiko
Avec la sénatrice Chiba Keiko

Une formation pour les professeurs de français

Les enseignants de FLE (Français Langue Étrangère) peuvent désormais passer le Diplôme de Langue Française, une formation validée par un double diplôme (Institut franco-japonais de Tokyo et Université du Maine). Cette formation est assurée sur place à Tokyo, par une vraie équipe de professionnels en deux mois (septembre-octobre 2008). Pour en savoir plus, téléchargez ce document au format pdf.

Guide d’information à destination des ressortissants français victimes d’une infraction à l’étranger

Le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes et le Ministère de la Justice ont publié un « Guide d’information à destination des ressortissants français victimes d’une infraction à l’étranger ».
Vous pouvez le télécharger ICI.
Source : afe-asie-nord.org