Rédaction d’Ebisu : Appel à contributions

Appel à contributions pour la rédaction d’Ebisu

Le Japon et ses doubles
Étude et représentation des territoires japonais et de leur aménagement à travers les arts et la littérature
Comment l’intense production littéraire et artistique japonaise influe-t-elle sur
l’aménagement du Japon et de ses territoires ? Comment cet aménagement en retour
influe-t-il sur la production littéraire et artistique japonaise ?
Ce numéro spécial s’intéresse à l’hypothétique valeur heuristique et à la tout aussi
hypothétique dimension performative que jouent les représentations artistiques et
littéraires, voire les mythes, dans la fabrique des territoires japonais et l’évolution
des logiques et des principes de leur aménagement. Inversement, ce numéro cherche
aussi à mesurer et analyser l’impact qu’aurait la dynamique d’aménagement des ter-
ritoires sur la production artistique et la littéraire japonaise, voire sur l’inflexion
possible des grands mythes qui les structurent. Cet appel invite en particulier les
contributeurs et contributrices à réfléchir à cinq grands axes :
– Perspective esthétique critique : la représentation littéraire et artistique des
territoires ;
– Perspective opérationnelle : le tournant narratologique de l’aménagement ;
– Perspective scientifique d’une épistémologie réflexive : écarts, influences et
apports croisés entre art, littérature et productions scientifiques portant sur
l’aménagement des territoires ;
– Perspective méthodologique et technique : la structure des véhicules du réel,
les dispositifs artistiques et la nature des régimes de production de l’espace ;
– Perspective institutionnelle : 100 ans de réflexion et d’échanges, le rôle des
arts et des lettres dans l’aménagement de la Maison franco-japonaise (et
inversement).
Cet appel concerne les arts et la littérature dans une acception volontairement
très large. Tout type de production artistique est ici concerné : les beaux-arts, le
cinéma, la poésie, la bande dessinée, la littérature de consommation, les anime, les
mangas, le théâtre, l’opéra, les marionnettes, la musique, la danse, l’architecture, les
arts contemporains ou numériques… et jusqu’à des formes d’artisanat participant
de la production d’images, d’imaginaires, de discours et de perceptions sur l’espace,
les territoires et l’aménagement – ainsi en va-t-il de la poterie, de la mode, des para-
vents, des lanternes, des timbres-poste…

Responsable du dossier : Raphaël Languillon-Aussel

avec le comité de rédaction de la revue Ebisu. Études japonaise
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise
Umifre 19, MEAE-CNRS
◎ 3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku,
Tokyo 150-0013, Japon
◎ Tél : (03) 5421-7641
◎ Fax : (03) 5421-7651

◎ Site Internet : https://journals.openedition.org/ebisu/
Date limite d’envoi des déclarations d’intention (titre provisoire et résumé de 800 signes) :
31 juillet 2022
Date limite d’envoi des articles : 15 avril 2023

Voir les détails dans le pdf : http://www.gis-reseau-asie.org/sites/default/files/appelsetoffres/fichiers/Ebisu61_appelcontributions.pdf

Parution Ebisu. Études japonaises numéro 59 (2022)

Ebisu 59
(les liens vers les articles sont sur le site web de de la revue)

La rédaction de la revue « Ebisu Études japonaises » a le plaisir de vous annoncer la parution du n° 59 (2022) « Films en miroir. Quarante ans de cinéma au Japon (1980-2020) », coordonné par Mathieu Capel.

Le numéro est en accès libre et téléchargement gratuit en intégralité sur OpenEdition.
https://journals.openedition.org/ebisu/6593

Autour de 1980, le paysage cinématographique a achevé une mue débutée vingt ans plus tôt : le système des studios qui le structurait s’est effondré, laissant place à de nouveaux acteurs, de nouveaux agencements. Les cinéastes de la période sont toutefois victimes d’un étrange paradoxe. Contemporains des outils vidéo et numériques, des bases de données et d’Internet, leurs films jouissent a priori d’une visibilité sans précédent. Or, leur appréhension hors du Japon semble toujours aussi fragmentaire, peinant à en comprendre logiques et enjeux. Ce numéro se propose de repenser les quarante dernières années du cinéma japonais, en deux parties : la première aborde les modalités de la production, de la distribution et de la création, ainsi que leurs évolutions au cours de cette ère « post-studios » ; la seconde se penche sur une figure incontournable de la critique, Hasumi Shiguéhiko.

DOSSIER THÉMATIQUE
« Films en miroir. Quarante ans de cinéma au Japon (1980-2020) »
Coordonné par Mathieu CAPEL

Distribution, production, création : du roman porno Nikkatsu à Netflix

• Mathieu CAPEL, « Introduction. Notes sur le paysage contemporain du cinéma japonais »
• Dimitri IANNI, « Rôle et trajectoires des producteurs du roman porno Nikkatsu »
• Tom MES, « La retenue et l’excès : comment Miike Takashi a accédé au circuit des festivals internationaux » (traduction de Nicolas VIEILLESCAZES)
• Christopher P. HOOD, « Les récits de catastrophe japonais du début du XXIe siècle : continuité et changement » (traduction d’Essia MOKDAD)
• Eléonore MAHMOUDIAN, « Le collectif Kuzoku et le cinéma indépendant japonais au tournant des années 2010 »
• Fabien CARPENTRAS, « Les films réalisés en coopération avec les Forces japonaises d’autodéfense. Une forme de propagande indirecte dans un monde multicentrique »
• Raphaëlle YOKOTA, « Plateformes de vidéos à la demande : quel rôle dans la production cinématographique contemporaine au Japon ? »
• Hao WEN, « Le cinéma japonais indīzu et la fabrique néolibérale de l’auteur et de l’autrice : l’exemple de MOOSIC LAB » (traduction d’Amira ZEGROUR)

Critique : le « phénomène » Hasumi

• Mathieu CAPEL, « Introduction. Hasumi Shiguéhiko, le film comme événement »
• Ryūsuke HAMAGUCHI, « Rencontre et ébranlement » (traduction de Patrick DE VOS)
• Chika KINOSHITA, « Femmes et enfants en lutte. Sur la spectatorialité dans les critiques de cinéma de Hasumi Shiguéhiko » (traduction d’Amira ZEGROUR)
• Daisuke WATANABE, « Sur le devenir du double tournant historique/tournant de la théorie des médias. Hasumi Shiguéhiko et la condition postmédium » (traduction d’Alia DEMNATI)
• Shiguéhiko HASUMI, « Le cinéma comme institution » (traduction de Mathieu CAPEL)
• Shiguéhiko HASUMI, « Cinéma et critique » (traduction de Mathieu CAPEL)
• Shiguéhiko HASUMI, « Cinéma et littérature » (traduction de Mathieu CAPEL)
• Shiguéhiko HASUMI, « Le récit, la narration et leurs discours » (traduction de Mathieu CAPEL)

Index des films cités

VARIA

• Delphine MULARD, « Le corps dans la peinture narrative des XVIe et XVIIe siècles à travers l’exemple du Bunshō zōshi »

LIVRES À LIRE

Comptes rendus

• Par Christophe MARQUET : Berlinguez-Kôno Noriko (dir.), La Genèse des études japonaises en Europe. Autour du fonds Léon de Rosny de Lille / Yōroppa ni okeru Nihon-gaku no genryū : Rīru-shi Reon do ronī bunko o megutte ヨーロッパにおける日本学の源流― リール市レオン・ド・ロニー文庫を 巡って, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et civilisations », 2020, 316 p., 46 fig., index et résumés en anglais.
Machi Senjurō 町泉寿郎 (dir.), Reon do Ronī to jūkyū seiki Ōshū tōyōgaku. Kyūzō kanseki no mokuroku to kenyū レオン・ド・ロニーと19世紀欧州東洋学―旧蔵漢籍の目録と研究 (Léon de Rosny et l’orientalisme européen au xixe siècle. Catalogue et étude de sa collection de livres chinois), Tokyo, Nishōgakusha daigaku Higashi-Ajia gakujutsu sōgō kenkyūjo Nihon kangaku kenkyū sentā 二松学舎 大学東アジア学術総合研究所・日本漢学研究センター, coll. « Nihon kangaku kenkyū sōkan » 日本漢学 研究叢刊, vol. 1, Kyūko shoin 汲古書院, 2021, 413 p.
• Par Gilles CAMPAGNOLO : Takamura Kōtarō, Poèmes à Chieko, trad. de Nakazato Makiko avec la collaboration d’Éric Benoît, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2021, 176 p.
• Par Claude ESTÈBE : Souyri Pierre-François & Pons Philippe, L’Esprit de plaisir : une histoire de la sexualité et de l’érotisme au Japon (17e-20e siècle), Lausanne, Payot, 527 p.
• Par THOMAS GARCIN : Sakai Cécile & Sawada Nao (dir.), Pour une autre littérature mondiale : la traduction franco-japonaise en perspective, Arles, Éditions Picquier, 2021, 222 p.
• Par Kanae SARUGASAWA : Lévy Christine & Lefèvre Brigitte (dir.), Parcours féministes dans la littérature et dans la société japonaise de 1910 à 1930. De Seitō aux modèles de politique sociale, Paris, L’Harmattan, coll. « Des idées et des femmes », 2017, 284 p.
• Par Xavier MELLET : Oguma Eiji 小熊英二, Nihon shakai no shikumi. Koyō, kyōiku, fukushi no rekishi shakai-gaku 日本社会のしくみ 雇用・教育・福祉の歴史社会学 (Les mécanismes de la société japonaise. Sociologie historique de l’emploi, de l’éducation et de la protection sociale), Tokyo, Kōdansha 講談社, 2019, 579 p.

Recension

• Par Raphaël LANGUILLON-AUSSEL : Pelletier Philippe, L’Invention du Japon, Paris, Le Cavalier Bleu, 2020, 219 p.

Diffusé par :
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ)
E-mail : ebisu@mfj.gr.jp
© 2022, IFRJ-MFJ

Parution : Bestiaire japonais de Nelly Delay & Dominique Ruspoli

Au Japon, tout animal est important 
Alors que la place de l’animal fait l’objet de nombreux débats et donne lieu à de nombreuses publications, la curiosité invite à parcourir le monde jusqu’au Japon, pays d’une culture très différente, où l’animal semble occuper une place singulière. Empreinte depuis la nuit des temps de shintoïsme, l’âme japonaise est plus que toute autre en communion avec la nature et la faune. Tout animal, du plus petit au plus majestueux, de l’effrayant corbeau à la sublime grue, du cerf sacré à l’éphémère luciole, est important. Aussi occupe-il une place centrale dans la vie quotidienne, dans l’histoire du pays et sa mythologie, mais aussi dans les contes populaires, la littérature, la poésie, les arts et l’artisanat nippons. 

Une promesse de délectation et d’émerveillement 
Bestiaire japonais brosse le portrait de 28 animaux du quotidien (le renard, la grenouille, le chat, la grue, la libellule…) dans des textes accessibles, associant haïkus, contes, récits historiques et anecdotes de la vie actuelle. L’ouvrage s’appuie sur une illustration riche, diverse et pour une large part inédite. Plus de 180 œuvres d’art et objets usuels y sont reproduits : estampes, gardes de sabre, netsuke, boîtes et bols à thé, ou encore casque de samouraï, élaborés par les artistes et artisans japonais les plus raffinés. L’animal est vraiment partout au Japon! 

Ce livre s’adresse bien sûr aux amateurs de Japon et aux amis des animaux, mais c’est aussi un livre à partager en famille. Petits et grands se régaleront ensemble des haïkus présentant chaque animal, des contes et admireront les superbes représentations qu’en ont données les Japonais.
Une promesse de délectation et d’émerveillement. 

Les auteures
Nelly Delay, 
historienne de l’art spécialiste de l’art ancien japonais, a abordé au travers de nombreuses expositions des thèmes peu explorés, tels que le dessin japonais, les relations Japon- Occident ou l’animal dans l’art japonais. Décédée en octobre 2021, à la veille de la sortie de ce qui sera son dernier ouvrage, elle est l’auteure de dix ouvrages, tous consacrés au Japon, parus aux éditions Phébus, Philippe Picquier, Hazan, Gallimard et À Propos.
Dominique Ruspoli, docteure en philosophie, photographe, est l’auteure de Rires du Japon.
Nelly et Dominique ont publié Hiroshige, invitation au voyage, chez le même éditeur en 2012.

22 x 27 cm
208 p. 180 illustrations 39 €
ISBN : 9782915398229 Parution : 4 nov 2021
28 animaux
14 contes 

Éditions À Propos – 10 rue Tournefort, 75005 Paris – 01 45 31 79 28 – www.editions-a-propos.com 
Myriam Degraeve – m.degraeve@editions-a-propos.com – 06 61 36 75 74

Parution de : « Michaël Ferrier, un écrivain du corail »

Michael ferrier corail
« Michaël Ferrier, un écrivain du corail » est le premier recueil critique entièrement consacré à l’œuvre de Michaël Ferrier, écrivain et professeur de littérature résidant à Tokyo depuis près de trente ans, et auteur de romans et d’essais affrontant certaines des problématiques les plus pressantes de notre temps :
migrations et exil, échanges interculturels et linguistiques, enjeux environnementaux et dangers du nucléaire…
La métaphore du corail reflète donc bien le caractère protéiforme et foisonnant de ce travail, émanant d’une conception de la littérature comme un espace insulaire pluriel, nourri de phénomènes d’hybridité et de métissage, entre considérations politiques, historiques et mémorielles.
S’adressant à tous les amateurs de littérature française contemporaine, dont Michaël Ferrier représente l’une des figures de proue, ce volume collectif aborde plus particulièrement des domaines chers à l’auteur comme les relations entre la France et le Japon ; les représentations de ce pays et sa vibrante capitale dans l’art et la culture populaire ; ou bien encore la catastrophe de Fukushima, dont il fut un témoin direct en 2011 et qu’il a notamment évoquée dans un puissant récit du même nom.

Paris, éditions Honoré Champion, 2021

Décès – le 20 mai 2021, de Jean-Claude Jugon, universitaire et auteur, spécialiste du Japon

Nous avons appris avec regret le décès – le 20 mai 2021, de Jean-Claude Jugon, enseignant-chercheur et docteur en psychologie, qui a passé de nombreuses années au Japon. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la société japonaise. Entre autres : L’Âme japonaise ; Petite enfance et maternité au Japon (éditions L’harmattan) ; Phobies sociales au Japon (éd. ESF)

Il a également publié de nombreux articles : LA ROMANCE DU SENTIMENT ET DE LA PENSÉE DANS LES LÉGENDES DE TANABATA (JAPON) ET D’ÉROS-PSYCHÉ (GRÈCE)

Une interprétation transculturelle : « Oni » soit qui mal y pense

DE L’ÉTERNITÉ À L’ÂME DU MONDE

Pour un isomorphisme Matière-Psyché

Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Vous trouverez des détails sur le parcours et l’œuvre de Jean-Claude Jugon sur ce site : https://www.cgjung.net/espace/accueil/jugon/hommage-jc-jugon/

J’étais un kamikaze : livre à paraître le 18 août 2021

« J’étais un kamikaze » de Ryuji Nagatsuka
Édition annotée et présentée par Christian Kessler
Livre christian kessler 25

Cet ouvrage livre un témoignage saisissant sur la formation, la préparation et les motivations des kamikazés par un pilote rescapé.
Au commencement de la guerre, Ryuji Nagatsuka étudie le français. Il est antimilitariste et ne se sent pas concerné par le conflit. Or, le Japon, après ses succès initiaux, voit sa suprématie sur mer et dans les airs menacée : fin 1943, le Premier ministre Tojo doit décréter la mobilisation des étudiants. Nagatsuka a vingt ans et choisit l’aviation, horrifié par les brimades subies par les jeunes recrues dans l’infanterie.
En octobre 1944, à mesure que les revers se répètent, le Japon militariste se crispe dans une résistance toujours plus acharnée. La guerre du Pacifique, de par l’immensité géographique où elle se déroule, se transforme en une formidable équation logistique que le Japon ne peut résoudre. Dévasté, sans ressources, à bout de souffle, le pays cherche encore par tous les moyens à se battre et décide la création du corps des kamikazés – un chasseur, chargé d’une bombe unique, doit s’écraser sur un navire ennemi ; le pilote faisant ainsi le sacrifice de sa vie.
Ce livre extraordinaire raconte comme Ryuji Nagatsuka fut amené à se porter volontaire, et quel fut l’entraînement de fer, physique et moral, qui lui apprit à vivre sans cesse avec l’image de la mort.
Un témoignage exceptionnel : en mettant ses sentiments à nu, Nagatsuka livre un récit profondément humain en même temps qu’il comble un vide dans l’historiographie française et participe d’une meilleure connaissance de ce qui reste pour bien des Occidentaux un phénomène surprenant et unique dans l’histoire de la guerre récente.

Éditions Perrin
9 €

JAPON LÉGENDAIRE, « Cinquante histoires de kami », d’Éric Faure janvier 2021

JAPON LÉGENDAIRE, « Cinquante histoires de kami », d’Éric Faure.

Les contes et légendes du Japon ont pour cadre un univers mystérieux et inquiétant peuplé de toutes sortes d’êtres étranges et surprenants. Et comment ne pas commencer ce voyage extraordinaire en vous parlant des kami ? Quand Izanami et Izanagi ont créé l’archipel, ils ont donné naissance à cette myriade de dieux. Et myriade, c’est peu dire : on dit qu’il y a autant de kami qu’il y a de cheveux sur une tête. Ces cinquante contes fantastiques, touchants et inattendus, nous racontent un Japon déroutant, traditionnel et légendaire, ancré dans un territoire à la frontière du mythe, de l’histoire et de la réalité.

Éric Faure est professeur des universités Ritsumeikan et Doshisha de Kyôto, et il est titulaire d’une thèse de doctorat en études japonaises de l’Inalco.

Coll. Miroirs du réel
224 pages • 23 euros• décembre 2020
EAN : 9782343206783
Éditions L’Harmattan
www.editions-harmattan.fr

Conférence « Le siècle japonais de Paul Claudel », 11 décembre 2020

Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (Umifre 19, MEAE-CNRS)

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence.

MESURES RELATIVES AU CORONAVIRUS

En raison de l’épidémie du coronavirus (COVID-19), cet événement aura lieu en ligne, sur la plateforme Zoom.
Un e-mail d’invitation, avec un ID de réunion et un mot de passe, sera envoyé à l’adresse indiquée lors de votre inscription sur notre site internet. Merci de bien vouloir les entrer dans l’application Zoom afin de participer à l’événement.
Attention à écrire correctement votre adresse mail.
Pour plus d’informations sur les modalités d’adhésion, veuillez consulter : www.youtube.com/watch?v=KR6IJM6PRFk
Nous vous remercions pour votre compréhension.

Le siècle japonais de Paul Claudel

En ligne
Vendredi 11 décembre 2020
18 h – 20 h

Conférencier : Michel WASSERMAN (univ. Ritsumeikan)
Modérateur : Bernard THOMANN (IFRJ-MFJ)

Deux établissements culturels pérennes demeurent de la légendaire mission d’ambassadeur de Paul Claudel au Japon (1921-1927) : s’il est mandaté par le Quai d’Orsay pour mettre en œuvre le projet de Maison franco-japonaise, dont il procède à l’inauguration en 1924, il agit en revanche avec volontarisme pour imposer la fondation de l’Institut franco-japonais du Kansai, qu’il juge politiquement souhaitable, à l’administration française, inquiète d’une dispersion des ressources budgétaires et d’une possible rivalité entre les deux jeunes institutions. Claudel n’en aura pas moins gain de cause (1927) à la suite d’une querelle mémorable avec le premier directeur de la Maison franco-japonaise, l’illustre indianiste Sylvain Lévi, et trois-quarts de siècle plus tard, c’est sur le site originel de l’Institut franco-japonais du Kansai que la Fondation binationale créée en son temps par Claudel entreprendra d’édifier la Villa Kujoyama, résidence d’artistes français à Kyoto (1992).
Le conférencier, qui fut pensionnaire de la Maison franco-japonaise puis directeur de l’Institut franco-japonais du Kansai, et qui fut en cette qualité associé à la conception de la Villa Kujoyama dont il fut ensuite le premier directeur, revient dans Les Arches d’or de Paul Claudel – L’action culturelle de l’Ambassadeur de France au Japon et sa postérité (Champion, 2020) sur le siècle claudélien du Japon.

Inscription obligatoire : www.mfj.gr.jp/agenda/2020/12/11/wasserman/

L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire). Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web. Diffusé par :
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ)
3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013
Accès : https://www.mfj.gr.jp/acces/
Tél. 81-3-5421-7641 / Fax 81-3-5421-7651
E-mail : contact@mfj.gr.jp
© 2020, IFRJ-MFJ

Une traduction inédite du « Kitano Tenjin Engi Emaki »

L’histoire du poète qui devint un dieu (Anonyme)

Préfacé par François Macé, l’ouvrage propose une traduction inédite du Kitano Tenjin Engi Emaki. Dans son commentaire du texte, Éric Faure, son traducteur, pose notamment la question de la définition et de la place du fait mythologique dans la société japonaise d’hier et d’aujourd’hui.

Résumé

Tenjin-san, « L’Honorable Dieu Céleste », est sans doute le kami le plus populaire du panthéon des divinités autochtones du Japon. Aujourd’hui comme autrefois, les Japonais ont coutume de visiter ses lieux de culte afin qu’il leur accorde la réussite scolaire ou les fasse progresser en calligraphie.

Cependant, Tenjin-san n’a pas toujours été un dieu. Il fut d’abord un homme : Sugawara no Michizane (845-903). Considéré par ses contemporains comme le plus grand poète de son époque, cet aristocrate occupe une place essentielle à la Cour impériale. Mais, exilé injustement, suite aux manœuvres de ses adversaires politiques, il est, à sa mort, assimilé à un esprit vengeur, l’un des plus redoutables que l’histoire du Japon ait pu engendrer. Enfin, élevé au rang de divinité des études et de la calligraphie, il connaît une popularité exemplaire qui traversera les siècles et demeure extrêmement vivace de nos jours.

C’est dire l’importance de cette traduction inédite d’un récit de fondation du XIIe siècle et qui retrace la vie et les miracles de ce poète devenu un dieu et dont le culte a exercé une influence considérable sur le Japon et les Japonais.

[Le traducteur : Professeur des universités Ritsumeikan et Doshisha de Kyôto, Éric Faure est titulaire d’une thèse de doctorat en études japonaises de l’Inalco. Spécialiste des légendes du Japon, il a publié de nombreux ouvrages sur la question.]

2 livres sur le Japon publiés aux éditions L’Harmattan – novembre 2019

Les éditions l’Harmattan publient deux ouvrages sur le Japon.

HISTOIRES TOMBÉES D’UN ÉVENTAIL

Contes traditionnels humoristiques japonais – répertoire du rakugo

Sandrine GARBUGLIA

RpxE6A1m Z udq2JrRzLTJuRauoC0SohnN3EHXXGk1SNAg2ph6ibvJPbKx6PxuQ0ZmG6XUH ZgRSkQFYRFvvtkP2WrtX4CF3xj9pFVPrX jn3740OzcD=s0 d e1 ftIl existe au Japon un art populaire, simple, limpide, où chacun se retrouve, réunissant tous les âges et tous les milieux sociaux, qui demeure pourtant méconnu en France : le rakugo. Art de la parole, celle « qui a une chute », le rakugo rassemble pour faire rire avant tout, parfois aussi frémir. Il s’inscrit dans la tradition mondiale du conte mais avec une identité très personnelle. Toute l’énergie du conteur se concentre dans le haut du corps, rayonne et révèle au public des trésors d’imagination. Les Japonais n’hésitent pas, un sourire aux lèvres, à parler de « stand-up assis ». À travers ces Histoires tombées d’un éventail, c’est un nouveau reflet du Japon qui s’offre à nous. À la fois populaire et surprenant. Un voyage immobile, de l’ère Edo à nos jours, pour découvrir ce pays comme vous ne l’avez encore jamais lu.

Sandrine Garbuglia est auteure et metteure en scène. Lauréate 2009 de la Villa Kujoyama, elle rencontre les maîtres japonais de la parole à Osaka et Tokyo et collecte leurs histoires méconnues du public francophone. Depuis, elle adapte les textes du répertoire rakugo. Elle est l’auteure de quatre spectacles de contes japonais, dont deux destinés au jeune public, joués en Europe et au Japon.

Coll. Miroirs du réel

208 pages • 20 euros• octobre 2019

EAN : 9782343184852

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UNE ESTHÉTIQUE JAPONAISE

L’art et le goût en mode flottant

Dominique Château

Préface de Kenji Kitayama

9aGLjFo86IJsNngipRXEVCoLAtnaf6JkY7cufnTl 5zpjXoj SyqW2UZqDnEcUOPr1WjmbhEtPfpiQK8dskKMqpyydWjoGZ7n3b ql1UGbIrSGfsKLBz=s0 d e1 ftIntrigant, excitant, contrasté : tel apparaît le Japon au regard étranger. Telle est aussi son esthétique. Elle s’étend entre le kitsch et le zen, le grotesque et le minimal, et décline toutes sortes de formes et de valeurs. La peinture à l’encre ravit par ses taches évanescentes, le kawaii par sa joyeuse provocation. Le monde est conquis, au-delà du succès des mangas. Récemment, au Petit Palais, les oiseaux de Jakuchû ont impressionné, et le mot kawaii est entré au Petit Robert. Ce livre à la fois personnel, historique et philosophique propose une méditation sur l’esthétique japonaise en « mode flottant », conçue comme un jeu complexe et nuancé entre tradition résistante et désir d’invention.

Dominique Chateau est professeur émérite en esthétique et études cinématographiques à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne.

Coll. Ouverture Philosophique

282 pages • 29 euros• octobre 2019

EAN : 9782343185484