Cycle de conférences « Judiciarisation des enjeux sociaux et environnementaux au Japon et en France »

Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (Umifre 19, MEAE-CNRS)
en collaboration avec la Fondation France-Japon de l’EHESS
Cycle de conférences
« Judiciarisation des enjeux sociaux
et environnementaux au Japon et en France »
Droits des femmes, discriminations sexuelles et droit du travail au Japon et en France
L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise en collaboration avec la Fondation France-Japon de l’EHESS a le plaisir de vous inviter à la sixième conférence du cycle « Judiciarisation des enjeux sociaux et environnementaux au Japon et en France ».
MESURES RELATIVES AU CORONAVIRUS

En raison de l’épidémie du coronavirus (COVID-19), nos événements en ligne ont lieu sur la plateforme Zoom.
Un e-mail d’invitation, avec un ID de réunion et un mot de passe, sera envoyé à l’adresse indiquée lors de votre inscription sur notre site internet. Merci de bien vouloir les entrer dans l’application Zoom afin de participer à l’événement.
Attention à écrire correctement votre adresse mail.
Pour plus d’informations sur les modalités d’adhésion, veuillez consulter : www.youtube.com/watch?v=KR6IJM6PRFk
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Sixième conférence :
Droits des femmes, discriminations sexuelles et droit du travail au Japon et en France

Jeudi 25 novembre 2021
18 h – 20 h (JCT/ UTC+9)
En ligne
Traduction simultanée en français et en japonais

Dans le cadre de ce sixième webinar, les intervenantes et intervenants aborderont le Droit du travail sous l’angle des discriminations sexuelles en France, au Japon et aux États-Unis. Diane Roman (univ. Paris 1) présentera un bilan de vingt-cinq ans de législation française sur l’égalité femme-homme, puis Nakakubo Hiroya (univ. Hitotsubashi) poursuivra la discussion en comparant les législations contre les discriminations sexuelles au travail aux États-Unis et au Japon au regard notamment des décisions judiciaires. Enfin, Nakano Mami (avocate) décrira les formes de lutte judiciarisée contre les discriminations sexuelles au travail en se concentrant sur les cas de discrimination salariale qu’elle a défendus en tant que professionnelle du droit. Les trois présentations seront discutées par Itoh Yukiko (Inalco).

Diane Roman (univ. paris 1)
Droit et féminisme : les hésitations du Parlement français

Diane Roman est professeure de droit à l’École de droit de la Sorbonne, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheuse à l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR CNRS-Paris 1), où elle co-dirige l’axe « Genre et Normativités ». Ses travaux portent sur les droits fondamentaux, qu’elle aborde dans une perspective intersectionnelle d’égalité et de justice sociale. Elle a notamment publié Droits de l’Homme et libertés fondamentales (avec S. Hennette-Vauchez, Dalloz, 5e éd. à paraitre en 2022), La loi & le genre, études critiques de droit français (avec S. Hennette-Vauchez et M.Pichard, Éditions du CNRS, 2014) et La cause des droits. Écologie, progrès social et droits humains (Dalloz, à paraitre en 2022).

Nakakubo Hiroya (univ. Hitotsubashi)
Législation et contentieux contre les discriminations sexuelles au travail
au Japon et aux États-Unis

Nakakubo Hiroya a obtenu son doctorat à l’université de Tokyo, faculté de droit en 1980. Après avoir été assistant professeur à l’université de Tokyo, il a enseigné à l’université de Fukuoka, à l’université de Chiba et à l’université de Kyūshū avant de rejoindre l’université Hitotsubashi en avril 2007 où il est professeur rattaché à la faculté de droit. Il est également diplômé en droit de l’université Harvard où il a obtenu un Master of Law. Ses recherches portent sur le droit du travail japonais en comparaison avec le droit américain. Il a publié plusieurs ouvrages dont Le Droit du travail aux États-Unis (2e édition), chez Kobundo, 2010, Le monde du Droit du travail (13e édition), co-auteur, chez Yuhikaku, 2019, et il a traduit notamment l’ouvrage de Lily Ledbetter, Grace and Grit: My fight for Equal Pay and Fairness at Goodyear and Beyond, publié chez Iwanami shoten, 2014, ainsi que l’ouvrage de Gillian Thomas, Because of Sex: One Law, Ten cases and Fifty Years That Changed American Women’s Lives at Work, publié chez Nihon Hyoronsha, 2020.

Nakano Mami (avocate)
Luttes contre les discriminations sexuelles sur le lieu de travail

Nakano Mami est avocate, diplômée de la faculté de droit de l’université de Hokkaidō en 1975, enregistrée au Barreau de Tokyo en 1979, elle est spécialiste du Droit du travail. Elle est notamment présidente de l’association à but non lucratif, Réseau des travailleurs temporaires (Haken rōdō network), et membre de l’Association japonaise des juristes du travail (Nihon rōdō bengodan).

Discutante : Yukiko Itoh (Inalco, univ. mun. d’Osaka)
Yukiko Itoh est doctorante en sociologie et en études japonaises à l’IFRAE (UMR 8043) à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) depuis 2020 et chercheuse au Urban-Culture Research Center d’Osaka City University depuis 2021. Dans sa thèse, elle explore la façon dont la question des violences sexuelles devient visible dans la société japonaise à travers les médias dits « traditionnels » et les mouvements contre ces problèmes, en lien avec les nouvelles plateformes socio-numériques. Elle est également chargée des partenariats et relations internationales de la Fondation France-Japon de l’EHESS depuis 2018.

Modératrice et responsable du cycle de conférences : Adrienne SALA (IFRJ-MFJ)

Inscription obligatoire : www.mfj.gr.jp/agenda/2021/11/25/judiciarisation/

L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire). Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web.
Diffusé par :
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ)
E-mail : contact@mfj.gr.jp
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Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise : PROGRAMME OCTOBRE-NOVEMBRE 2021

Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (Umifre 19, MEAE-CNRS)

PROGRAMME OCTOBRE-NOVEMBRE 2021

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter aux manifestations qui auront lieu d’octobre à novembre 2021.
Sauf mention contraire, les horaires correspondent au fuseau horaire du Japon (GMT+9).

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OCTOBRE 2021
Jeudi 14 octobre / 18 h – 20 h / En ligne / avec traduction simultanée
Conférence / Paix et humanitarisme : petite histoire sociologique de ces concepts
[Conférencier] Gilles CAMPAGNOLO (IFRJ-MFJ)
[Modérateur] Bernard THOMANN (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/10/14/2021-10-14_paix_et_humanitaris/

Mercredi 20 octobre / 13 h – 17 h 20 / En ligne / avec traduction simultanée
Colloque / 60 ans de coopération franco-japonaise en océanographie
Partie 1 : Histoire des échanges franco-japonais en océanographie
Partie 2 : Célébration du 60e anniversaire de la Société franco-japonaise d’Océanographie du Japon
[Conférenciers] Hubert-Jean CECCALDI (Société franco-japonaise d’Océanographie France), Patrick PROUZET (Société franco-japonaise d’Océanographie France), Yves HENOCQUE (Société franco-japonaise d’Océanographie France), Jean-Claude DAUVIN (univ. de Caen Normandie), TANAKA Yūji (univ. des sciences et technologies marines de Tokyo), TAKAYANAGI Kazufumi (Sanyo Techno Marine Co., Ltd.), KOIKE Yasuyuki (Société franco-japonaise d’Océanographie du Japon), TOTANI Gen (Ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie du Japon)
[Modérateur] KOMATSU Teruhisa (Société franco-japonaise d’Océanographie du Japon)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/10/20/oceanographie/

Vendredi 22 octobre / 18 h – 20 h / En ligne / avec traduction simultanée
Conférence / Le commerce international après la crise de la Covid-19
[Conférenciers] ITŌ Sayuri (NLI Research Institute), WATANABE Hirotaka (univ. Teikyō), Sebastien JEAN (CEPII), Christel PÉRIDON (amb. de France)
[Discutant] NAKAJIMA Atsushi (président de la Fondation Maison franco-japonaise)
[Modérateur] Sébastien LECHEVALIER (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/10/22/commerce_international_covid/

Lundi 25 octobre / 18 h – 20 h / En ligne / avec traduction simultanée
Conférence / Hériter de patrimoines immobiliers dans les villes en déclin au Japon et dans le monde : enjeux socioéconomiques, politiques et opérationnels
[Conférencière] Sophie BUHNIK (IFRJ-MFJ)
[Discutant] KOYANAGI Shun.ichirō (univ. Dokkyō)
[Modérateur] Bernard THOMANN (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/10/25/ville/

Mercredi 27 octobre / 18 h – 20 h / En ligne / avec traduction simultanée
Cycle de conférences « Judiciarisation » des enjeux sociaux et environnementaux au Japon et en France / Des procès anti-nucléaire aux contentieux de la transition énergétique ? Nature et évolution de la judiciarisation dans le secteur de l’énergie au Japon et en France
[Conférenciers] Magali DREYFUS (CNRS, univ. de Lille), IIDA Tetsunari (Institute for Sustainable Energy Policies), KAWAI Hiroyuki (avocat)
[Discutant] Rémi SCOCCIMARRO (univ. Toulouse Jean-Jaurès)
[Modératrice] Adrienne Sala (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/10/27/judiciarisation/

Friday 29th October / 12:30-14:00 / Online / en anglais sans traduction
Lunch Seminar on Japanese Economy and Society / Re-Designing the Producing Districts
of Wood Furniture in a Context of Fast- Changing Capitalism: Is it Possible to Preserve Forest by Exploiting its Resources?
[Speaker] Hiroki YOKOTA (Shizuoka University)
[Moderator] Gilles CAMPAGNOLO (FRIJ-MFJ, CNRS)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/10/29/yokota/

NOVEMBRE 2021

Friday 12th November / 12:30-14:00 / Online / en anglais sans traduction
Lunch Seminar on Japanese Economy and Society / Who are the New Liberals in Japan? Results of the Latest Surveys at Synodos Institute in Japan
[Speaker] Tsutomu HASHIMOTO (Hokkaido University)
[Moderator] Gilles CAMPAGNOLO (FRIJ-MFJ, CNRS)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/11/12/hashimoto/

Lundi 22 novembre / 18 h – 20 h / En ligne / avec traduction simultanée
Conférence / Une République au Japon avec Jules Brunet (1868-69)
[Conférencier] Christian POLAK (FFJ-EHESS)
[Discutant] HIGUCHI Takehiko (Musée national d’histoire japonaise)
[Modérateur] Bernard THOMANN (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/11/22/une_republique_au_japon/

Jeudi 25 novembre / 18 h – 20 h / En ligne / avec traduction simultanée
Cycle de conférences « Judiciarisation » des enjeux sociaux et environnementaux au Japon et en France / Droits des femmes, discriminations sexuelles et droit du travail au Japon et en France
[Conférenciers] Diane ROMAN (univ. Paris 1 Panthéon- Sorbonne), NAKAKUBO Hiroya (univ. Hitotsubashi), NAKANO Mami (avocate)
[Discutante] ITŌ Yukiko (Inalco, univ. municipale d’Osaka)
[Modératrice] Adrienne SALA (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/11/25/judiciarisation/

L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire). Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web. Diffusé par :
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Décès – le 20 mai 2021, de Jean-Claude Jugon, universitaire et auteur, spécialiste du Japon

Nous avons appris avec regret le décès – le 20 mai 2021, de Jean-Claude Jugon, enseignant-chercheur et docteur en psychologie, qui a passé de nombreuses années au Japon. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la société japonaise. Entre autres : L’Âme japonaise ; Petite enfance et maternité au Japon (éditions L’harmattan) ; Phobies sociales au Japon (éd. ESF)

Il a également publié de nombreux articles : LA ROMANCE DU SENTIMENT ET DE LA PENSÉE DANS LES LÉGENDES DE TANABATA (JAPON) ET D’ÉROS-PSYCHÉ (GRÈCE)

Une interprétation transculturelle : « Oni » soit qui mal y pense

DE L’ÉTERNITÉ À L’ÂME DU MONDE

Pour un isomorphisme Matière-Psyché

Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Vous trouverez des détails sur le parcours et l’œuvre de Jean-Claude Jugon sur ce site : https://www.cgjung.net/espace/accueil/jugon/hommage-jc-jugon/

Parution de la revue Ebisu – Études japonaises numéro 57 (2020)

Institut français de recherche sur le Japon 
à la Maison franco-japonaise (UMIFRE 19, MEAE-CNRS)
        
La rédaction de la revue Ebisu. Études japonaises a le plaisir de vous annoncer la parution du n° 57 (2020) « Les architectes de l’ère Heisei (1989-2019). Rôles, statuts, pratiques et productions », coordonné par Sylvie Brosseau et Corinne Tiry-Ono.

Le numéro est en accès libre et téléchargement gratuit en intégralité sur OpenEdition.
https://journals.openedition.org/ebisu/4842

Comment décrire et qualifier le travail des architectes japonais durant l’ère Heisei (1989-2019) ?

Le numéro 57 d’Ebisu. Études japonaises propose d’examiner différents aspects de la place des architectes dans le monde de la construction, dans la société et dans la culture. À travers des thèmes clés, des expériences individuelles, des positionnements professionnels et intellectuels, et des réalisations diversifiées, se dégagent des évolutions et des tendances marquantes, voire des ruptures. Sont ainsi questionnées les transformations techniques, économiques et sociales qui façonnent l’architecture japonaise contemporaine.

DOSSIER THÉMATIQUE
« Les architectes de l’ère Heisei (1989-2019). Rôles, statuts, pratiques et productions »
Coordonné par  Sylvie BROSSEAU et Corinne TIRY-ONO

Introduction » par Corinne TIRY-ONO

Articles
•    FUNO Shūji, « Portrait diffracté de l’« architecte » : artiste, archi-technocrate ou community architect ? » (traduction de Mathieu Capel et Amira Zegrour)

•    KUWAHARA Yūki (dir.), « L’ère Heisei et l’architecture » (traduction de Léo Matsuura et Sophie Refle)

•    Benoît JACQUET & Yann NUSSAUME, « L’évolution de l’architecture de Takamatsu Shin et le passage à l’ère Heisei : continuité ou fluctuation ? »

•    Olivier MEYSTRE, « Lignes et lignée. Réflexions sur la représentation graphique chez les héritiers d’Itō Toyō »

•    Salvator-John A. LIOTTA & Aya JAZAIERLY, « Des architectes japonais en France. Les parcours de Ban Shigeru, Kuma Kengo, Fujimoto Sou et Tane Tsuyoshi »


Témoignages

•    Manuel TARDITS, « Vivre l’architecture au Japon »

•    François BIZET, « Homo habitans. Le musée de Teshima »


Conclusion « Disparitions et émergences » par Sylvie BROSSEAU


« Lexique » par Sylvie BROSSEAU et Corinne TIRY-ONO


Diffusé par : Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ)

Proclamation de l’état d’urgence à Tokyo et dans les départements de Kanagawa, Chiba et Saitama, le 7 janvier 2021

(Message des 3 conseillers consulaires du Japon ; voir au bas de cette annonce)

Résumé des déclarations de ce soir (7 janvier 2021) du premier ministre japonais.

PROCLAMATION De L’ÉTAT D’URGENCE : QUELLES CONSÉQUENCES ?

Le premier ministre japonais a proclamé ce soir l’état d’urgence dans les 4 départements du Grand Tokyo.

OÙ ? dans les départements de Tokyo, Chiba, Saitama, Kanagawa.
JUSQU’À QUAND ? jusqu’au 7 février 2021 (1 mois) dans un premier temps

QUELLES MESURES ?

RESTAURANTS, DÉBITS DE BOISSONS
Demande de fermeture à 20h. Demande de limiter le service des boissons alcoolisées à la période de 11h à 19h.
– L’aide financière aux établissements respectant ces horaires passera à un maximum de 1,8 million de yens par mois (60 000 yens par jour)
– En attendant une révision de la législation (prévue lors de la session parlementaire commençant le 18 janvier) qui rendrait possible d’autres formes de sanctions, les établissements qui ne respecteraient pas ces demandes s’exposeront à la publication de leur nom par les gouverneurs des départements.
– Raison donnée à la focalisation sur les restaurants et débits de boisson
les experts estiment que la majorité des contaminations non traçables (qui sont actuellement 60% à Tokyo) ont leur source dans les repas à l’extérieur.

MONDE DU TRAVAIL
Demande de recourir autant que possible au télétravail, avec l’objectif d’atteindre une baisse de 70% du nombre des déplacements pour raisons professionnelles par rapport à la normale.

ENSEMBLE DES HABITANTS
Demande de rester chez soi après 20h, sauf urgence.

ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES
Aucune demande de fermeture quel que soit le niveau, de la crèche à l’université. Les universités pourront continuer à combiner cours en ligne et cours en présentiel.
(« On n’a pas observé de contaminations notables qui prendraient pour source les écoles »). Les mesures sanitaires doivent continuer à être respectées.

ÉVÉNEMENTS SPORTIFS, CONCERTS
La jauge limite est fixée à 5000 personnes.

SYSTÈME D’AIDES
Le premier ministre rappelle le système d’aides mise en place, et affirme sa volonté de simplifier les démarches pour en bénéficier.

ET ENSUITE ?
Les prochaines étapes de la lutte contre l’épidémie seront la révision de la législation, puis la vaccination. Sur les vaccins aucune précision de calendrier n’est donnée : simplement que la sécurité des vaccins doit être minutieusement examinée, en coopération avec les sociétés pharmaceutiques.

UN MOT SPÉCIAL POUR LES MOINS DE 40 ANS
Le premier ministre demande aux moins de 40 ans d’être particulièrement vigilants : ils représentent la moitié des cas, sont souvent sans symptômes, mais peuvent diffuser la maladie aux autres générations dans leur famille.

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Complément
UN RAPPEL SUR LES VOYAGES
Les voyages internationaux comme à l’intérieur du Japon ne sont absolument pas recommandés, mais restent possibles.

Copyright © 2021 Les 3 Conseillers consulaires élus pour le Japon, All rights reserved.
Les trois Conseillers consulaires, Evelyne INUZUKA, François ROUSSEL et Thierry CONSIGNY ont été élus au suffrage universel en mai 2014 par les Français du Japon au Conseil consulaires du Japon (composé de l’Ambassadeur et de vos trois élus). Merci de leur faire connaître par retour de courriel si vous souhaitez ne plus recevoir leurs communications.
________
L’addresse commune de vos 3 Conseillers consulaires du Japon est :
Les 3 Conseillers consulaires élus pour le Japon
a.b.s. Ambassade de France
4-11-44 Minami Azabu
Minato-ku, Tokyo 106-8514
Japan

Colloque franco-japonais : « Le travail au XXIe siècle au Japon et en France », novembre 2020

Institut français de recherche sur le Japon
à la Maison franco-japonaise (Umifre 19, MEAE-CNRS)

Colloque franco-japonais « Le travail au XXIe siècle au Japon et en France »

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter au prochain colloque franco-japonais.

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Le travail au XXIe siècle au Japon et en France

En ligne

Vendredi 27, première journée, 17 h 30 – 20 h 30 : www.mfj.gr.jp/agenda/2020/11/27/colloque_travail/
Samedi 28, deuxième journée, 9 h 15 – 18 h : www.mfj.gr.jp/agenda/2020/11/28/colloque_travail/

Les progrès technologiques, la mondialisation, la mutation du capitalisme et la transition démographique sont autant de facteurs qui agissent sur un processus de transformation du monde du travail et de la société dans son ensemble en ce début de XXIe siècle. Au Japon, ce processus est stimulé par un mouvement de « réforme pour une nouvelle manière de travailler », initié par le gouvernement japonais et traduit par un amendement du droit du travail qui incite les entreprises à changer leur mode de gestion des ressources humaines. En France, la question de la réforme du code du travail pour s’adapter aux transformations technologiques, économiques et sociales est également à l’ordre du jour depuis au moins une décennie. Cependant, que ce soit au Japon ou en France, ces changements ont un impact sur les conditions de travail et, plus largement, sur le contrat social. Et elles suscitent à la fois des inquiétudes, car accompagnées par une stagnation du niveau de vie, une montée des inégalités et un affaiblissement des formes syndicales traditionnelles, mais aussi l’espoir d’une meilleure intégration des femmes sur le marché du travail. De plus, au cours de l’année 2020, l’épidémie mondiale de coronavirus a provoqué de nombreux bouleversements dans les modes de travail. Ce colloque, en réunissant à la fois des chercheurs et des acteurs des relations du travail en transformation, tentera, par la confrontation des cas japonais et français, de proposer des pistes de réflexion sur ce qui constitue une des grandes évolutions ce début de XXIe siècle.

L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire). Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web. Diffusé par :
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ)
3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013
Accès : https://www.mfj.gr.jp/acces/
Tél. 81-3-5421-7641 / Fax 81-3-5421-7651
E-mail : contact@mfj.gr.jp
© 2020, IFRJ-MFJ

Lettre du GIS Asie – Novembre 2020 (extrait)

Article du mois
La politique de gestion de crise japonaise face à l’épidémie de Covid 19 : un équilibre délicat entre liberté et sécurité
par Adrienne Sala, chercheuse à l’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise, chercheuse associée à la Fondation France-Japon de l’EHESS et chercheuse invitée à l’université de Tokyo.

Malgré une exposition forte et précoce au virus SARS-Cov-2 et une double vulnérabilité structurelle (concentration élevée et vieillissement important de la population), le Japon est un des rares pays développés où, à l’issue de la première vague de contamination, le taux de mortalité était faible (le taux de mortalité des personnes hospitalisées est également très faible (7,5%)). Le 25 mai, lorsque l’état d’urgence est levé, on recense au total 846 morts et 16 706 cas cumulés. Rapporté à une population de 126 millions, avec 13 cas pour 100 000 hab. le Japon fait partie des bons élèves avec ses voisins asiatiques. En outre, l’archipel n’a eu recours ni à des mesures coercitives, ni au fichage intrusif de sa population. Depuis juillet, malgré une nette hausse des nouveaux cas, liée aussi à la plus grande capacité de test, le taux de mortalité reste faible.

Pourtant les analyses de la gestion de crise japonaise ne convergent pas toutes dans le même sens. Certains politistes sont plus critiques à l’égard de la lente réactivité du gouvernement central, de la lourdeur bureaucratique et du manque de transparence du processus décisionnel. La réactivité des gouverneurs locaux pendant la première vague semble néanmoins faire consensus. La complexité de l’analyse révèle en effet la diversité des enjeux plurisectoriels et multi-niveaux : enjeux sanitaires, économiques, sociaux, et politiques enchevêtrés au niveau local, national et global. Dans cet article, nous proposons de mettre en perspective les trois piliers sur lesquels s’appuie cette gestion de crise sanitaire : le système de santé, les enquêtes épidémiologiques et la responsabilité civique, dont l’articulation donne un aperçu de la politique de lutte contre la diffusion du virus axée sur la prévention. Cette mise en perspective permet de ne pas isoler la gestion de la crise actuelle en l’ancrant dans la continuité des crises précédentes. L’efficacité de la coordination entre les acteurs politiques, économiques et les citoyens est néanmoins mise à l’épreuve de la longue durée de l’épidémie et de ses conséquences socioéconomiques.

Lire la suite en ligne

Message de M. l’Ambassadeur Laurent Pic à la communauté française du Japon ; 20 juillet 2020

Madame, Monsieur,

Ces derniers jours, plusieurs régions du Japon, à commencer par Tokyo, font face à un accroissement significatif de la circulation du coronavirus. Certaines d’entre elles ont, en conséquence, augmenté leur niveau d’alerte. A ce stade, cependant, les autorités japonaises, à l’échelle du pays comme localement, estiment, pour la plupart, qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place de nouvelles mesures restrictives. Elles invoquent notamment une intensification de la politique de dépistage, le lien entre de nombreux cas et la vie nocturne, la jeunesse des personnes testées positives et l’absence de tension sur le système sanitaire.

Compte tenu du caractère évolutif de la situation, il est plus que jamais nécessaire de faire preuve de prudence et de vigilance. Le respect des gestes barrières doit rester de mise et il convient d’éviter de se rendre dans les lieux clos, mal ventilés, trop fréquentés et où il est difficile de respecter la distanciation sociale. Comme depuis le début de la crise sanitaire, vous êtes vivement encouragés à vous tenir fréquemment informés et à suivre les consignes des autorités japonaises y compris, le cas échéant, en ce qui concerne les déplacements dans le pays.

Par ailleurs, en dépit de ce qu’auraient pu laisser croire les informations diffusées par les médias, les mesures restreignant l’accès au territoire japonais pour les étrangers arrivant en provenance des 129 pays visés par l’interdiction d’entrée, dont la France, restent inchangées. Il en résulte l’impossibilité pour la plupart d’entre eux, s’ils sont à l’extérieur, de revenir au Japon et, pour ceux qui y sont, de quitter le pays, sans prendre le risque de ne pouvoir y retourner dans un avenir prévisible.

Les nombreuses démarches engagées par la France, en liaison avec ses partenaires de l’Union européenne, en particulier, se poursuivent afin d’obtenir des assouplissements qui permettraient aux Français du Japon de retrouver une liberté de mouvement. En attendant, les autorités japonaises acceptent d’accorder des dérogations, au cas par cas et justifiées par des motifs humanitaires, dont elles ont une compréhension extrêmement restrictive. Elles évoquent notamment, parmi les possibles circonstances exceptionnelles, un retour pour assister à des funérailles à la suite du décès d’un membre proche de la famille, pour raisons médicales (intervention chirurgicale et suivi, accouchement) ou encore pour une convocation par la Justice. Une procédure lourde et nécessitant de nombreux justificatifs très détaillés permet à l’ambassade de présenter des demandes et d’obtenir des autorisations de voyage, qui ne font cependant jamais l’objet d’une confirmation écrite par les autorités japonaises, les décisions d’admission sur le territoire appartenant, en dernier ressort, aux officiers de l’immigration à l’arrivée.

Je suis bien conscient des inconvénients majeurs d’une telle approche pour chacune et chacun d’entre vous qui aspirez légitimement, en cette période estivale, à retrouver vos proches et, malheureusement, êtes parfois confrontés à des problèmes familiaux ou de santé qui exigent votre retour urgent en France. Si vous pensez que votre projet de voyage répond à un motif humanitaire et que vous êtes en mesure de fournir les justificatifs exigés, l’ambassade de France à Tokyo est à votre disposition pour vous expliquer et engager la procédure conduisant à l’octroi d’une dérogation par les autorités japonaises. Ce sont elles qui sont seules à décider.

Avec notre Consul général à Kyoto, nous sommes, comme toujours, à votre disposition.

Laurent Pic
Ambassadeur de France au Japon

Une traduction inédite du « Kitano Tenjin Engi Emaki »

L’histoire du poète qui devint un dieu (Anonyme)

Préfacé par François Macé, l’ouvrage propose une traduction inédite du Kitano Tenjin Engi Emaki. Dans son commentaire du texte, Éric Faure, son traducteur, pose notamment la question de la définition et de la place du fait mythologique dans la société japonaise d’hier et d’aujourd’hui.

Résumé

Tenjin-san, « L’Honorable Dieu Céleste », est sans doute le kami le plus populaire du panthéon des divinités autochtones du Japon. Aujourd’hui comme autrefois, les Japonais ont coutume de visiter ses lieux de culte afin qu’il leur accorde la réussite scolaire ou les fasse progresser en calligraphie.

Cependant, Tenjin-san n’a pas toujours été un dieu. Il fut d’abord un homme : Sugawara no Michizane (845-903). Considéré par ses contemporains comme le plus grand poète de son époque, cet aristocrate occupe une place essentielle à la Cour impériale. Mais, exilé injustement, suite aux manœuvres de ses adversaires politiques, il est, à sa mort, assimilé à un esprit vengeur, l’un des plus redoutables que l’histoire du Japon ait pu engendrer. Enfin, élevé au rang de divinité des études et de la calligraphie, il connaît une popularité exemplaire qui traversera les siècles et demeure extrêmement vivace de nos jours.

C’est dire l’importance de cette traduction inédite d’un récit de fondation du XIIe siècle et qui retrace la vie et les miracles de ce poète devenu un dieu et dont le culte a exercé une influence considérable sur le Japon et les Japonais.

[Le traducteur : Professeur des universités Ritsumeikan et Doshisha de Kyôto, Éric Faure est titulaire d’une thèse de doctorat en études japonaises de l’Inalco. Spécialiste des légendes du Japon, il a publié de nombreux ouvrages sur la question.]

Un « paradigme Fukushima » au cinéma – juin 2020

Un article de Élise Domenach, maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’ENS de Lyon et membre de l’IAO

Neuf années se sont écoulées depuis que le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011 ont entraîné la catastrophe nucléaire la plus grave depuis Tchernobyl dans la centrale de Fukushima Daiichi (Tohoku, Japon). Les cinéastes japonais s’en sont bien vite saisis, et le cinéma qui est né de cette catastrophe a durablement transformé le medium lui-même, ainsi que le monde qu’il projetait. Nous prendrons pour exemple de ces transformations Tenzo de Tomita Katsuya (Semaine de la critique, Cannes 2019), l’un des films les plus marquants de ces dernières années sur le sujet.

Le cinéma depuis Fukushima

Le Festival International du Documentaire de Yamagata a rassemblé dès 2011 des films pour un programme dédié (Cinema With Us), alimentant un fonds d’archives ouvert en 2014. Ce fonds documentaire régional constitue avec les archives de films amateurs de la Médiathèque de Sendai et les archives nationales de UniJapan, un ensemble en constante augmentation. Car, on le sait, la catastrophe multiforme de Fukushima a muté d’un événement dévastateur (18 500 morts et disparus, 160 000 évacuations forcées, des cortèges de maisons dévastées, d’arbres arrachés, de routes éventrées) à l’installation dans une crise durable en raison de la continuation des fuites radioactives. En sorte que notre réflexion sur le cinéma depuis Fukushima, qui a débuté par l’étude du corpus de films de 2011, s’est logiquement prolongée en direction de la « catastrophe civilisationnelle » pointée par le philosophe Jean-Luc Nancy (L’équivalence des catastrophes, 2012). Cette catastrophe participe de la révélation aux yeux des citoyens japonais et du monde, des destructions humaines des espaces terrestres, marquant ce que les scientifiques ont appelé « the human epoch » (Nature, 11 mars 2015) : l’entrée dans une nouvelle époque géologique de réactivité de la Terre aux activités humaines, l’Anthropocène.

Face à ce réel transformé qui déborde les cadres de notre perception spatio-temporelle nous obligeant à penser des phénomènes qui nous englobent (des « hyperobjets » comme la biosphère ou la somme des déchets nucléaires, d’après Timothy Morton (Hyperobjets, 2013)) et des temporalités inouïes (la demi-vie de quatre millions d’années de certains éléments radioactifs), le cinéma dont l’ambition native est de nous rendre présent le monde, s’est trouvé à la fois mis au défi de représenter l’invisible des pollutions radioactives et de rendre compte des souffrances des populations de ce nouveau monde durablement abîmé. Le médium lui-même en a été profondément transformé.

Lien vers l’article en ligne :
https://www.gis-reseau-asie.org/fr/un-paradigme-fukushima-au-cinema

Source : GIS Réseau Asie