Pratiquer le français au Japon : dispositifs pour les enfants et les jeunes

Nous relayons un message de l’Ambassadrice de France au Japon, Béatrice Le Fraper du Hellen.

Chers compatriotes,

En cette période de rentrée, j’attire votre attention sur plusieurs dispositifs destinés aux jeunes Français et binationaux qui, scolarisés dans le système éducatif japonais ou dans un établissement international, ont peu d’occasions de pratiquer le français.

  1. Les initiatives associatives

Des associations animées par des compatriotes engagés au service de notre communauté accompagnent les enfants et les jeunes dans leur pratique du français. Leurs activités extrascolaires permettent de faire vivre la langue en dehors du cadre scolaire, de créer des liens entre enfants francophones et de soutenir les familles dans la transmission du français.

La Petite École Solidaire (LPES) propose aux enfants francophones des activités d’apprentissage et de pratique du français, en présentiel et en ligne. Elle s’inscrit dans le réseau FLAM, qui soutient la pratique du français chez les enfants scolarisés dans une autre langue :
https://lapetiteecolesolidaire.org

À Tokyo, l’Association des Familles Franco-Japonaises au Japon (AFFJJ) rassemble les familles franco-japonaises et propose des activités favorisant la pratique du français, les échanges entre enfants et la transmission de la langue :
https://affjj.wordpress.com

  1. Les cours collectifs en ligne de l’Institut français du Japon

Mis en place par l’Institut français du Japon en 2025, le Pass enfant langue française (PELF) permet aux jeunes Français et binationaux de maintenir ou de renforcer leur lien avec le français grâce à des cours collectifs en ligne, en petits groupes.

Répartis selon leur âge et leur profil linguistique, les enfants suivent un parcours adapté à leurs besoins et pratiquent le français avec des camarades qui partagent une expérience linguistique comparable.

Quatre parcours sont proposés, à raison de deux séances de 30 minutes par semaine, soit 10 heures par trimestre, au tarif de 20 500 ¥.

Les inscriptions pour la session d’automne sont ouvertes jusqu’au 16 octobre 2026.

Informations et inscriptions :

en français : https://institutfrancais.jp/kansai/fr/pelf/

en japonais : https://institutfrancais.jp/kansai/pelf/

Ces initiatives associatives et institutionnelles poursuivent un même objectif : permettre aux jeunes Français du Japon de pratiquer leur langue et de conserver un lien vivant avec elle.

Bien cordialement à toutes et à tous,

Béatrice Le Fraper du Hellen
Ambassadrice de France au Japon
4-11-44 Minami-Azabu, Minato-ku, Tokyo 106-8514
https://jp.diplomatie.gouv.fr/fr

Le Japon en partage : le parcours de Christian Bouthier (interview)


Installé au Japon depuis plus de quarante ans, Christian Bouthier est aussi le fondateur de l’un des plus anciens forums francophones consacré au pays (france-japon.net/forumjapon). Lancée à une époque où les informations en ligne étaient encore rares, cette plateforme est devenue une référence pour les expatriés, étudiants et voyageurs en quête de conseils pratiques. Avec l’ASFE il revient sur son parcours, l’évolution du forum face aux réseaux ainsi que sur sa vision de l’intégration au Japon.

Vous êtes arrivé dans les années 1980 au Japon. Quand avez-vous créé le forum et d’où est venue l’idée ?
Je suis arrivé au Japon en 1982, initialement pour pratiquer les arts martiaux. Je comptais rester un an, mais j’ai été recruté sur place pour donner des cours de français. Après un grave accident de compétition, j’ai abandonné les arts martiaux et construit une nouvelle vie au Japon. J’y ai fondé une famille, appris le japonais et relevé chaque année de nouveaux défis. Cela fait aujourd’hui 44 ans que je vis au Japon.
J’ai commencé à enseigner dans des universités privées dans les années 1980. En 1993, j’ai obtenu un poste de titulaire. Parallèlement, j’ai suivi une licence de japonais avec une spécialisation en interprétation et traduction, puis une maîtrise sur le Japon à l’INALCO.
En 1997-1998, j’étais secrétaire de l’Association des Français du Japon (AFJ). À cette époque, Internet en était à ses débuts et il y avait très peu d’informations disponibles en ligne. J’ai constaté que les choses évoluaient peu et j’ai décidé de créer un site pour diffuser des informations utiles.
J’ai commencé en 1999 avec un simple site Internet en HTML. Je collectais des informations grâce à mon réseau, notamment universitaire, puis je les diffusais rapidement. Le forum dans sa forme actuelle a été créé en 2003.

Comment le forum a-t-il évolué depuis sa création ?
À son lancement en 2003, le forum a connu une croissance très rapide. À l’époque, les réseaux sociaux n’existaient pas encore et la fréquentation a explosé. Nous étions une équipe composée de modérateurs et d’administrateurs.
Avec l’arrivée de Facebook, LinkedIn et d’autres réseaux sociaux, la fréquentation a diminué mais est restée relativement stable. Aujourd’hui encore, le forum compte environ 36 000 messages. Il reste entièrement gratuit et accessible sans inscription pour la consultation.
Nous avons toujours privilégié les informations pratiques plutôt que les discussions informelles. C’est dans cette logique que nous avons créé une rubrique de « questions fréquemment posées » afin de centraliser les réponses aux interrogations récurrentes.

Entre 2003 et aujourd’hui, quels changements avez-vous observés dans la vie au Japon et comment le forum s’y est-il adapté ?
La vie au Japon n’a pas fondamentalement changé, même si l’ouverture aux étrangers a connu des évolutions. Le forum, lui, a surtout évolué par l’ajout ou la suppression de certaines rubriques. Aujourd’hui, je le gère seul alors qu’à une époque nous étions une équipe d’environ huit personnes.
Notre ligne directrice est restée la même : fournir des informations pratiques fiables. Nous avons toujours évité de transformer le forum en espace de discussion générale ou de « chat ».

Auriez-vous un conseil inhabituel à donner à un Français ou à un étranger qui vient d’arriver à Tokyo ?
Je lui conseillerais d’abord de consulter les questions fréquemment posées sur le forum. Plus généralement, je lui recommanderais de s’intégrer dans un réseau : une association, une activité culturelle, un groupe d’arts martiaux, un cercle lié à l’ikebana, au kimono ou à toute autre pratique japonaise.
La meilleure façon de s’intégrer est de participer activement à la vie culturelle et surtout d’apprendre la langue japonaise. Les Japonais apprécient les personnes qui s’intéressent sincèrement à leur culture, et cela passe avant tout par la langue.

Comment avez-vous vécu votre apprentissage du japonais ?
J’avais commencé à apprendre le japonais en France grâce aux arts martiaux, mais je n’étais pas particulièrement studieux. Une fois installé au Japon, j’ai compris mon erreur et je me suis investi pleinement.
J’ai suivi des cours par correspondance du CNED ainsi que des cours particuliers avec une enseignante japonaise. J’ai ensuite intégré une licence de japonais à distance grâce à des dispenses de cours. Je travaillais énormément, souvent seul, avec très peu de ressources comparées à aujourd’hui.
Mes efforts ont porté leurs fruits : j’ai obtenu d’excellentes notes et je suis très fier d’avoir réussi ce parcours tout en travaillant déjà au Japon.

Le forum vous a-t-il permis de rencontrer des personnes dans la vie réelle ?
Oui, énormément. Certaines sont même devenues de véritables amis. J’ai rencontré de nombreux membres du forum, notamment des modérateurs et administrateurs, souvent autour de repas à Tokyo.
J’ai également fait la connaissance de personnes aux parcours professionnels remarquables dans les domaines de l’informatique, des télécommunications ou encore de la finance internationale. Ces rencontres ont largement dépassé le cadre du simple forum.

Avec l’arrivée des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, qu’est-ce qui fait encore la singularité d’un forum ?
L’intelligence artificielle est désormais omniprésente et j’utilise moi-même ChatGPT quotidiennement. Il m’est arrivé de répondre à certaines questions du forum en m’appuyant sur des réponses générées par l’IA lorsque les sujets étaient particulièrement complexes.
Certaines personnes m’ont reproché cette pratique, estimant qu’un forum doit rester un espace d’échanges humains. Je comprends cet argument, mais je considère que l’intelligence artificielle est avant tout un outil. Comme les moteurs de recherche avant elle, elle représente une nouvelle révolution technologique.
À mes yeux, la meilleure approche consiste à combiner l’expertise humaine et les capacités de l’intelligence artificielle plutôt que d’opposer les deux.

Tous droits réservés ASFE
https://alliancesolidaire.org/2026/07/23/le-japon-en-partage-le-parcours-de-christian-bouthier/

GIS ASIE : Lettre d’Octobre 2025 (extrait sur le Japon) Langue et linguistique japonaises

Langue et linguistique japonaises : conjuguer recherche et enseignement

Journée d’étude, 10 octobre 2025, Bordeaux

Cette journée d’étude, cofinancée par le GIS Asie, vise à réunir étudiants, chercheurs et enseignants autour de thématiques liées à la langue et à la linguistique japonaises.

Conçue comme un espace de dialogue entre recherche et enseignement, cette initiative a pour ambition de renforcer les liens entre ces deux domaines, en explorant comment les avancées en linguistique japonaise peuvent enrichir les pratiques pédagogiques.

Salle BUDL 608 et 606,
Bibliothèque de Lettres et Sciences humaines,
Université Bordeaux Montaigne

Programme complet en pdf sur le site web.

➤ Pour plus d’informations

https://www.gis-reseau-asie.org/evenement/je-langue-et-linguistique-japonaises-conjuguer-recherche-et-enseignement

Lettre du GIS Asie – Septembre 2025 (extrait)

Bourse postdoctorale de l’IIAS : The Asia in the World Fellowship Programme

Cette bourse de 12 mois, ouverte aux chercheurs du monde entier, est une opportunité unique de mener un projet de recherche innovant et interdisciplinaire sur les études asiatiques. Le programme se déroule en trois phases : un séjour à l’International Institute for Asian Studies (IIAS) à Leiden, une période dans une institution partenaire en Asie, Afrique, Amérique latine ou Europe, et une phase finale de retour à Leiden. Tous les domaines des sciences sociales, humaines ou artistiques sont éligibles.

Date limite de candidature : 15 septembre 2025.

➤ Pour en savoir plus

Offre d’emploi : Chargé(e) de projet de recherche sur les cartes japonaises de la BNF.

Date limite : 15 septembre 2025

 

 

Soirée PARIS SAI 2025 le 25 juillet à Kobe

La Société Franco Japonaise de Kobe vous invite à participer à la soirée PARIS SAI 2025, le 25 juillet 2025 à 19 heures

Fête Nationale Française 2025 à Kobe

Le 14 juillet approche… et avec lui, l’événement estival incontournable de la Société Franco-Japonaise de Kobe !

Célébrons ensemble le « 14 Juillet » à la française !

En France, le 14 juillet est la Fête nationale, un jour de commémoration et de célébration. Au Japon, on l’appelle la Fête de Paris – une occasion parfaite pour partager la culture française dans une ambiance festive.

Un dîner raffiné & des vins délicieux

Rejoignez-nous autour d’un repas convivial, accompagné de vins français soigneusement sélectionnés. L’art de vivre à la française sera à l’honneur !

Tombola festive

Cette année, une tombola avec de nombreux lots prestigieux vous attend. Offerts principalement par nos membres institutionnels, ces cadeaux feront de cette soirée un moment encore plus mémorable.

Date : 25 juillet 2025

Lieu : Kobe Kitano Club Sola

ADRESSE : 1 Chome-5-4 Kitanocho, Chuo Ward, Kobe, Hyogo 650-0002

Membres SFJK 10 000 yens

Non-membres 12 000 yens

Réservation indispensable –

RESERVATIONS-お申し込みはこちら

INFO-ご案内

Lettre du GIS Asie – Juillet – Août 2025 (extrait Japon)

Événements

La reconstruction du patrimoine bâti : regards croisés franco-japonais sur les cultures architecturales et patrimoniales

Cycle de conférences, 11 juillet 2025 et 30 août 2025, Tokyo

La reconstruction du patrimoine bâti est un sujet au cœur de l’actualité, en France comme au Japon. Des projets majeurs tels que la cathédrale Notre-Dame de Paris et le château de Shuri, tous deux touchés par des incendies en 2019, ont souligné la complexité et la diversité des défis liés à cette pratique. Ce cycle de conférences-débats franco-japonais, cofinancé par le GIS Asie, propose d’explorer la riche histoire culturelle, architecturale et patrimoniale de la reconstruction, en favorisant les échanges entre spécialistes français et japonais. Les deux dernières sessions de ce cycle :

    11 juillet : « La reconstruction de l’architecture militaire »

    30 août : « Histoire et théorie de la reconstruction »

➤ Pour plus d’informations

100 bonnes raisons pour NE PAS vivre au Japon !

Nous avons compilé une quinzaine d’avis de participants au forum. Suivez le lien ci-dessous.

https://www.france-japon.net/wiki/index.php?title=100_bonnes_raisons_pour_ne_pas_vivre_au_Japon

Cette page est à comparer avec celle des 100 bonnes raisons de vivre au Japon.

https://france-japon.net/wiki/index.php?title=100_bonnes_raisons_pour_vivre_au_Japon

NB : Ces avis datent de 2010 mais restent d’actualité !

Prochaines éditions de la Bouquinerie Solidaire juin et juillet 2025

Prochaines éditions de la Bouquinerie Solidaire : 

  –  le 28 juin à l’Institut français de Tokyo pour la Fête de la Musique,

 –   le 12 juillet à l’Institut français pour la fête de « Parisaï » (14-Juillet),

    et tous les jours en ligne ! 

  → Livres français d’occasion à prix doux vendus en faveur de causes humanitaires et de solidarité ! 

BOUQUINERIE SOLIDAIRE EN LIGNE

Où que vous soyez au Japon, la Bouquinerie Solidaire en ligne attend votre visite !

→ bouquinerie.jp

Plusieurs centaines de livres d’occasion issus de dons des francophones du Japon. Romans, polars, ouvrages scolaires, livres pour enfants, bandes dessinées, vie pratique : il y a quelque chose pour tout le monde ! Paiement en ligne par carte bancaire ou par virement sur le compte postal de l’association. Livraison rapide partout dans le pays par Japan Post.

NB : Le stock de la Bouquinerie solidaire en ligne, réparti chez les bénévoles qui la font vivre, est différent de celui de la Bouquinerie solidaire physique.

Comme toujours, les bénéfices dégagés par cette activité une fois couverts les frais de fonctionnement seront affectés à des dons en faveur d’associations humanitaires et de solidarité.

Au plaisir de vous retrouver autour d’un bon bouquin : la Bouquinerie Solidaire en ligne attend votre visite !

Chaque semaine, retrouvez le Livre du lundi de la Bouquinerie solidaire en ligne sur Instagram et sur Facebook !

Je visite la Bouquinerie Solidaire en ligne (cliquez ! )