Conférence « Tsunami de béton, la reconstruction du Sanriku 10 ans après le 11 mars 2011 »

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter à la conférence « Tsunami de béton, la reconstruction du Sanriku 10 ans après le 11 mars 2011 ».


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En raison de l’épidémie du coronavirus (COVID-19), nos événements en ligne ont lieu sur la plateforme Zoom.
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Pour plus d’informations sur les modalités d’adhésion, veuillez consulter : www.youtube.com/watch?v=KR6IJM6PRFk
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Tsunami de béton, la reconstruction du Sanriku 10 ans après le 11 mars 2011

Jeudi 11 mars 2021
18 h – 19 h 30 (Japon)
En ligne
Traduction simultanée en français et en japonais

Rémi SCOCCIMARRO
(univ. Toulouse Jean-Jaurès, IFRJ-MFJ)

À la veille de la révolution industrielle, les paysages côtiers du Japon étaient déjà fortement anthropisés. L’arrivée des techniques occidentales a permis une accélération de la modification des paysages littoraux qui avait culminé pendant la Haute croissance (1955-1973). C’était ainsi le cas sur la côte à tsunamis du Japon, le Sanriku, dans le Nord-Est, où les ouvrages de protection côtière avaient pris la forme de digues géantes. Défigurant les paysages hérités, elles ont profondément modifié les rapports à la mer, tout en ouvrant de nouveaux territoires à l’aménagement. Aucune de ces digues n’a tenu face au tsunami du 11 mars 2011. Cela n’a pas pour autant remis en question leur pertinence, et la reconstruction post-11 mars consacre plus encore les supers-digues, avec des modifications profondes des territoires et des paysages hérités. C’est un véritable tsunami de béton qui frappe désormais les littoraux de l’Archipel. Lors de cette conférence, nous montrerons qu’en accentuant la coupure entre la mer et les habitants, ces ouvrages les rendent aussi encore plus dépendants des aménageurs (État/département/groupes du BTP), alors qu’on peut parfois douter de leur utilité véritable en termes de protection littorale.

Modératrice : Adrienne SALA (IFRJ-MFJ)

Inscription obligatoire : www.mfj.gr.jp/agenda/2021/03/11/tsunami_de_beton/


L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire). Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web.


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Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ)

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Lettre du GIS Asie – mars 2021 – extrait – Patrimoine militaire dans la ville japonaise

Patrimoine militaire dans la ville japonaise : entre mémoire historique et symbole identitaire

par Delphine Vomscheid, post-doctorante JSPS à l’Université de Kyōto, chercheuse affiliée au laboratoire CRCAO (UMR 8155) et enseignante vacataire à l’ENSA de Lyon

Au Japon, le patrimoine architectural militaire occupe une place particulière dans le paysage urbain. D’un point de vue quantitatif tout d’abord, parce que l’on dénombre plusieurs milliers de sites archéologiques et historiques de châteaux répartis sur l’ensemble de l’archipel, de la simple ruine aux sites grandioses des donjons ceints de douves et de fortifications. D’un point de vue qualitatif également, car le pays compte cinq sites classés trésors nationaux, dont le château de Himeji qui est l’un des premiers biens culturels japonais à être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1993. D’un point de vue politique enfin, puisque depuis la fin du régime féodal des Tokugawa en 1867, les sites castraux ont joué des rôles divers, tantôt négligés pour leur désuétude, tantôt utilisés pour leur forte symbolique.

Aujourd’hui, les châteaux constituent des atouts de taille pour les villes : leurs conservation, valorisation et utilisation représentent des enjeux économiques et politiques majeurs.

Cet article propose une double lecture du patrimoine castral du Japon, sous l’angle de sa valeur de témoignage du passé mais également des enjeux patrimoniaux actuels qui lui sont associés, liés au tourisme et à la politique internationale.

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Copyright GIS Asie
http://www.gis-reseau-asie.org

Parution de la revue Ebisu – Études japonaises numéro 57 (2020)

Institut français de recherche sur le Japon 
à la Maison franco-japonaise (UMIFRE 19, MEAE-CNRS)
        
La rédaction de la revue Ebisu. Études japonaises a le plaisir de vous annoncer la parution du n° 57 (2020) « Les architectes de l’ère Heisei (1989-2019). Rôles, statuts, pratiques et productions », coordonné par Sylvie Brosseau et Corinne Tiry-Ono.

Le numéro est en accès libre et téléchargement gratuit en intégralité sur OpenEdition.
https://journals.openedition.org/ebisu/4842

Comment décrire et qualifier le travail des architectes japonais durant l’ère Heisei (1989-2019) ?

Le numéro 57 d’Ebisu. Études japonaises propose d’examiner différents aspects de la place des architectes dans le monde de la construction, dans la société et dans la culture. À travers des thèmes clés, des expériences individuelles, des positionnements professionnels et intellectuels, et des réalisations diversifiées, se dégagent des évolutions et des tendances marquantes, voire des ruptures. Sont ainsi questionnées les transformations techniques, économiques et sociales qui façonnent l’architecture japonaise contemporaine.

DOSSIER THÉMATIQUE
« Les architectes de l’ère Heisei (1989-2019). Rôles, statuts, pratiques et productions »
Coordonné par  Sylvie BROSSEAU et Corinne TIRY-ONO

Introduction » par Corinne TIRY-ONO

Articles
•    FUNO Shūji, « Portrait diffracté de l’« architecte » : artiste, archi-technocrate ou community architect ? » (traduction de Mathieu Capel et Amira Zegrour)

•    KUWAHARA Yūki (dir.), « L’ère Heisei et l’architecture » (traduction de Léo Matsuura et Sophie Refle)

•    Benoît JACQUET & Yann NUSSAUME, « L’évolution de l’architecture de Takamatsu Shin et le passage à l’ère Heisei : continuité ou fluctuation ? »

•    Olivier MEYSTRE, « Lignes et lignée. Réflexions sur la représentation graphique chez les héritiers d’Itō Toyō »

•    Salvator-John A. LIOTTA & Aya JAZAIERLY, « Des architectes japonais en France. Les parcours de Ban Shigeru, Kuma Kengo, Fujimoto Sou et Tane Tsuyoshi »


Témoignages

•    Manuel TARDITS, « Vivre l’architecture au Japon »

•    François BIZET, « Homo habitans. Le musée de Teshima »


Conclusion « Disparitions et émergences » par Sylvie BROSSEAU


« Lexique » par Sylvie BROSSEAU et Corinne TIRY-ONO


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Appels à candidatures pour des séjours de recherche en France

La Fondation France-Japon (FFJ) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) vise à accueillir des chercheurs pour des séjours longs et courts afin de leur permettre d’être intégrés au sein de la communauté française des chercheurs.
Le programme de Chaires financées par des entreprises privées et des institutions publiques permet l’accueil à Paris d’un chercheur pendant un long séjour pour travailler sur un projet de recherche en lien avec la thématique de la Chaire. Cette année, l’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 31 mars 2021.

Les trois chaires concernées par ces appels à candidatures sont les suivantes :

• Air Liquide Fellowship : « Envisioning the Future of Human-Machine Relations : Collaborative Research between Japan and France »
• Banque de France Fellowship : « Macroeconomics and Economic Policy : Which Lessons from the Japanese Experience ? »
• Michelin Foundation Fellowship : « Urban Mobilities in the 21st Century »

Source et détails :
https://jp.ambafrance.org/Appels-a-candidatures-de-la-FFJ-pour-des-sejours-de-recherche-en-France

Cycle de conférences lié au projet de recherche Populations japonaises (IFRAE-CRCAO)

Ce cycle de conférences mensuelles organisé par « l’axe travail » du groupe de recherche Populations Japonaises (IFRAE-CRCAO) a pour vocation de présenter des recherches en cours portant sur la question du travail dans la société japonaise contemporaine dans une acceptation large et sans distinction de discipline. Les conférences se tiendront en ligne.

Informations pratiques

Un lien Zoom sera communiqué avant les séances.

Responsables scientifiques :

César Castellvi (EHESS-CRJ)
Julien Martine (UDP-CRCAO)

Contacts : cesar.castellvi@ehess.fr / julien.martine@univ-paris-diderot.fr
Cycle de conférences : « Axe travail » 

Vendredi 12 février 2021, 10h-12h (GMT+01 :00)

Marie Buscatto, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Musicien.ne de jazz au Japon. Échapper à sa « destinée » sociale ?

Vendredi 12 mars 2021, 10h-12h (GMT+01 :00)

Philippe Orsini, Université Nihon
Les travailleurs étrangers du Japon et leur perception par leurs collègues japonais

Asie Thèses : la base de données des thèses sur l’Asie du GIS

Asie Thèses : la base de données des thèses sur l’Asie consultable en ligne sur le site web du GIS

Asie Thèse est une base de données unique en son genre, car elle recense toutes les thèses sur l’Asie en sciences humaines et sociales soutenues en France depuis les années 1970.

Cette base, en ligne sur le site web du GIS Asie, est interrogeable par tous suivant différents critères de recherche. Contenant actuellement 8300 thèses, elle est incrémentée tous les six mois à partir de Theses.fr (catalogue qui ne propose pas de filtre « Asie ») et reste ainsi à jour en permanence.

Venez la tester et vérifier que votre thèse est bien répertoriée.
http://www.gis-reseau-asie.org/fr/theses

Cycle de conférences « Judiciarisation des enjeux sociaux et environnementaux au Japon et en France » 2021

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaiMaison Franco-Japonaise de Tokyosir de vous inviter à la première conférence du cycle « Judiciarisation des enjeux sociaux et environnementaux au Japon et en France ».

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Préjudice écologique, responsabilité de l’État, 
contentieux climatiques et droit de l’environnement
Mercredi 20 janvier 2021
18 h – 20 h
En ligne
Traduction simultanée en français et en japonais
Eve TRUILHÉ (CNRS, CERIC-UMR DICE)
« Judiciarisation des enjeux environnementaux en Europe, l’exemple du climat »
Résumé :
Il s’agira de montrer d’abord l’accroissement du recours au procès pour faire face à l’inaction climatique des gouvernements nationaux et de l’Union européenne. Au-delà des manifestations de ce phénomène (plusieurs recours en France, dans le cadre de l’UE et de la CEDH) il s’agit d’en évoquer les causes. Ensuite, je pense analyser les enjeux de ce recours accru au juge : étude des principaux obstacles procéduraux et des moyens de les surmonter à travers l’analyse de plusieurs recours, contre l’État français, en instance devant le conseil d’État ; rejetés par la CJUE ; et dont la recevabilité vient d’être acceptée par la CEDH.

OKUBO Noriko  (univ. d’Osaka)
« Le procès environnemental au Japon : vers une réforme du contentieux ? »
Résumé :
La Constitution et le droit japonais ne comportent pas de dispositions relatives aux droits environnementaux, à la différence de la France. Dans plusieurs cas de pollution graves telle que la maladie de Minamata, les juges ont reconnu la responsabilité des entreprises ainsi que la responsabilité de l’État pour défaut d’exercice des pouvoirs réglementaires entraînant des dommages causés à la vie et à la santé. Toutefois, contrairement à la France, les recours d’intérêt public en matière d’environnement n’ont pas été introduits et ni les actions en réparation du préjudice écologique, ni les actions en justice intentées par des groupes environnementaux ne sont reconnues, en particulier dans le domaine de la protection de la nature et des biens culturels. Le changement climatique n’est pas suffisamment reconnu comme un enjeu fondamental du point de vue des droits de l’Homme, et la tenue de procès relatifs au changement climatique y est rendue plus difficile qu’en Europe. Une réforme du contentieux est donc nécessaire au Japon pour permettre les recours collectifs en matière d’environnement, conformément au respect de l’État de droit.

Isabelle GIRAUDOU (univ. de Tokyo)
« Les procès climatiques : un objet charnière de l’enseignement du droit dans l’anthropocène »
Résumé :
Le droit global du changement climatique fait partie de ces nouveaux objets de l’enseignement juridique qui, devenus incontournables, continuent pourtant d’embarrasser. Le contentieux climatique est à cet égard exemplaire : bousculant déjà chez les enseignants et leurs étudiants certaines représentations familières, cet enfant terrible des cours de droit pourrait bien conduire à une transformation plus profonde de nos pratiques de formation. Comment et à quelles conditions ? Nous examinerons cette question à partir de quelques exemples tirés de la pratique de l’enseignement du droit au Japon, en particulier dans le contexte de nouveaux programmes universitaires multi- ou interdisicplinaires.

Discutante : TAKAMURA Yukari (univ. de Tokyo)
Modératrice : Adrienne SALA (IFRJ-MFJ)

Inscription obligatoire : www.mfj.gr.jp/agenda/2021/01/20/judiciarisation/

L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire). Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web.

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Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ)
E-mail : contact@mfj.gr.jp
© 2021, IFRJ-MFJ

Institut français de recherche sur le Japon  – programme janvier-mars 2021

Institut français de recherche sur le Japon 
à la Maison franco-japonaise (Umifre 19, MEAE-CNRS)

PROGRAMME JANVIER-MARS 2021

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter aux manifestations qui auront lieu de janvier à mars 2021.

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JANVIER 2021

Mercredi 20 janvier / 18 h – 20 h / En ligne / avec traduction simultanée
Cycle de conférences « Judiciarisation des enjeux sociaux et environnementaux au Japon et en France » / Préjudice écologique, responsabilité de l’État, contentieux climatiques et droit de l’environnement
[Conférencières] Isabelle GIRAUDOU (univ. de Tokyo), OKUBO Noriko (univ. d’Osaka), Eve TRUILHÉ (CNRS, CERIC-UMR DICE)
[Discutante] TAKAMURA Yukari (univ. de Tokyo)
[Modératrice] Adrienne SALA (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/01/20/judiciarisation/

Jeudi 21 janvier / 17 h 30 – 19 h 30 / En ligne / avec traduction simultanée
Débat d’idées franco-japonais / S’éloigner de la ville ? Discuter les effets de la pandémie de Covid-19 sur les mobilités et les transports en France et au Japon
[Conférenciers] Christophe ENAUX (univ. de Strasbourg), Jean-Baptiste FRETIGNY (Cergy Paris Université), SAKANISHI Akiko (univ. Ritsumeikan), TŌURA Ryōsuke (entreprise Tokyū)
[Modératrice] Sophie BUHNIK (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/01/21/ville/

Vendredi 29 janvier / 12 h 30 – 14 h / En ligne / en anglais sans traduction
Lunch Seminar on Japanese Economy and Society / Supporting the Supporters: Empirical Evaluation of a Multilevel Policy Collaboration for Start-up Promotion
[Speaker] OKAMURO Hiroyuki (Hitotsubashi University)
[Moderator] Adrienne SALA (FRIJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/01/29/ls_okamuro/

Samedi 30 janvier / 10 h – 17 h 15 / En ligne / avec traduction simultanée
Colloque / Spectacles japonais et artistes occidentaux à l’âge d’or du japonisme : un exemple d’interculturalité ? Autour de Sada Yacco et Hanako
[Intervenants] Alexis D’HAUTCOURT (univ. Kansai Gaidai), IGAWA Mayuko (Bibliothèque spécialisée sur le théâtre et le cinéma Shochiku Otani), Viviane LE BERRE (univ. de Lille III), Gilles MASTALSKI (Society for the Study of Japonisme), ŌTSU Junko (Society for the Study of Japonisme), UMEDA Hana (univ. de Varsovie), YAGISHITA Emi (univ. Waseda)
[Modérateurs] MIURA Atsushi (président du Comité scientifique et culturel de la Fondation MFJ), OKI Yukiko (Society for the Study of Japonisme) Matthieu SÉGUÉLA (chercheur associé à l’IFRJ-MFJ), Bernard THOMANN (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/01/30/japonisme/
 

FÉVRIER 2021

Jeudi 4 février / 18 h – 20 h / En ligne / avec traduction simultanée
Cycle de conférences « Judiciarisation des enjeux sociaux et environnementaux au Japon et en France » / Le procès « Fukushima » et la fabrique des politiques publiques : les leçons tirées des précédents procès environnementaux et anti-pollution
[Conférenciers] Paul JOBIN (Academia Sinica), MANAGI Izutaro (avocat), YOKEMOTO Masafumi (univ. municipale d’Osaka)
[Discutante] KOJIMA Rina  (LATTS, univ. Gustave Eiffel)
[Modératrice] Adrienne SALA (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/02/04/judiciarisation/

Vendredi 19 février / 12 h 30 – 14 h / En ligne / en anglais sans traduction
Lunch Seminar on Japanese Economy and Society / Long-term Economic Stagnation and Social Division-Disfunction of Japan’s Welfare State
[Speaker] IDE Eisaku (Keio University)
[Moderator] Adrienne SALA (FRIJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/02/19/ls_ide/

MARS 2021

Samedi 6 mars / 17 h – 20 h 30 / En ligne / en japonais sans traduction
Colloque à l’occasion de la Journée internationale des femmes / Modern Girls : transgresseuses ou pionnières ?
[Intervenantes] HATA Kayo (étudiante à l’univ. de Hokkaidō), KIMURA Nobuko (univ. Tōyō), NAKAYAMA Nobuko (Memorial Theatre Museum de l’univ. Waseda), NISHIO Haruko (SFJEF), Sandra SCHAAL (univ. de Strasbourg), SHIDA Michiko (écrivaine), SHINGYOUCHI Miwa (SFJEF), YOSHIKAWA Kaeko (univ. Aichi kōgyō)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/03/06/modern_girl/

Jeudi 11 mars / 18 h – 19 h 30 / En ligne / avec traduction simultanée
Conférence / Tsunami de béton, la reconstruction du Sanriku 10 ans après le 11 mars 2011
[Conférencier] Rémi SCOCCIMARRO (univ. Toulouse Jean-Jaurès, IFRJ-MFJ)
[Modératrice] Adrienne SALA (IFRJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/03/11/tsunami_de_beton/

Vendredi 26 mars / 12 h 30 – 14 h / En ligne / en anglais sans traduction
Colloque / Women in COVID-19: Further Conflict in Work and Family?
[Speaker] SHIRAHASE Sawako (The University of Tokyo)
[Moderator] Adrienne SALA (FRIJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/03/26/ls_shirahase/

Mercredi 31 mars / 9 h 30 – 18 h / En ligne / en anglais sans traduction
Workshop / Solidarity and Mutual Aid in Modern and Contemporary Japan (1603–2020)
[Speakers] Sophie BUHNIK (FRIJ-MFJ), Nobuo HARUNA (TUFS), François LACHAUD (EFEO), Guillaume LADMIRAL (FRIJ-MFJ), John PORTER (TUFS), Martin NOGUEIRA RAMOS (EFEO), Adrienne SALA (FRIJ-MFJ), Bernard THOMANN (FRIJ-MFJ), Tsutomu TOMOTSUNE (TUFS)
[Moderator] Gilles CAMPAGNOLO (FRIJ-MFJ)
www.mfj.gr.jp/agenda/2021/03/31/efeo/
 

L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire). Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web.

Diffusé par :
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ) 
3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013
Accès : http://www.mfj.gr.jp/acces/

Lettre du GIS Asie – Novembre 2020 (extrait)

Article du mois
La politique de gestion de crise japonaise face à l’épidémie de Covid 19 : un équilibre délicat entre liberté et sécurité
par Adrienne Sala, chercheuse à l’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise, chercheuse associée à la Fondation France-Japon de l’EHESS et chercheuse invitée à l’université de Tokyo.

Malgré une exposition forte et précoce au virus SARS-Cov-2 et une double vulnérabilité structurelle (concentration élevée et vieillissement important de la population), le Japon est un des rares pays développés où, à l’issue de la première vague de contamination, le taux de mortalité était faible (le taux de mortalité des personnes hospitalisées est également très faible (7,5%)). Le 25 mai, lorsque l’état d’urgence est levé, on recense au total 846 morts et 16 706 cas cumulés. Rapporté à une population de 126 millions, avec 13 cas pour 100 000 hab. le Japon fait partie des bons élèves avec ses voisins asiatiques. En outre, l’archipel n’a eu recours ni à des mesures coercitives, ni au fichage intrusif de sa population. Depuis juillet, malgré une nette hausse des nouveaux cas, liée aussi à la plus grande capacité de test, le taux de mortalité reste faible.

Pourtant les analyses de la gestion de crise japonaise ne convergent pas toutes dans le même sens. Certains politistes sont plus critiques à l’égard de la lente réactivité du gouvernement central, de la lourdeur bureaucratique et du manque de transparence du processus décisionnel. La réactivité des gouverneurs locaux pendant la première vague semble néanmoins faire consensus. La complexité de l’analyse révèle en effet la diversité des enjeux plurisectoriels et multi-niveaux : enjeux sanitaires, économiques, sociaux, et politiques enchevêtrés au niveau local, national et global. Dans cet article, nous proposons de mettre en perspective les trois piliers sur lesquels s’appuie cette gestion de crise sanitaire : le système de santé, les enquêtes épidémiologiques et la responsabilité civique, dont l’articulation donne un aperçu de la politique de lutte contre la diffusion du virus axée sur la prévention. Cette mise en perspective permet de ne pas isoler la gestion de la crise actuelle en l’ancrant dans la continuité des crises précédentes. L’efficacité de la coordination entre les acteurs politiques, économiques et les citoyens est néanmoins mise à l’épreuve de la longue durée de l’épidémie et de ses conséquences socioéconomiques.

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Un « paradigme Fukushima » au cinéma – juin 2020

Un article de Élise Domenach, maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’ENS de Lyon et membre de l’IAO

Neuf années se sont écoulées depuis que le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011 ont entraîné la catastrophe nucléaire la plus grave depuis Tchernobyl dans la centrale de Fukushima Daiichi (Tohoku, Japon). Les cinéastes japonais s’en sont bien vite saisis, et le cinéma qui est né de cette catastrophe a durablement transformé le medium lui-même, ainsi que le monde qu’il projetait. Nous prendrons pour exemple de ces transformations Tenzo de Tomita Katsuya (Semaine de la critique, Cannes 2019), l’un des films les plus marquants de ces dernières années sur le sujet.

Le cinéma depuis Fukushima

Le Festival International du Documentaire de Yamagata a rassemblé dès 2011 des films pour un programme dédié (Cinema With Us), alimentant un fonds d’archives ouvert en 2014. Ce fonds documentaire régional constitue avec les archives de films amateurs de la Médiathèque de Sendai et les archives nationales de UniJapan, un ensemble en constante augmentation. Car, on le sait, la catastrophe multiforme de Fukushima a muté d’un événement dévastateur (18 500 morts et disparus, 160 000 évacuations forcées, des cortèges de maisons dévastées, d’arbres arrachés, de routes éventrées) à l’installation dans une crise durable en raison de la continuation des fuites radioactives. En sorte que notre réflexion sur le cinéma depuis Fukushima, qui a débuté par l’étude du corpus de films de 2011, s’est logiquement prolongée en direction de la « catastrophe civilisationnelle » pointée par le philosophe Jean-Luc Nancy (L’équivalence des catastrophes, 2012). Cette catastrophe participe de la révélation aux yeux des citoyens japonais et du monde, des destructions humaines des espaces terrestres, marquant ce que les scientifiques ont appelé « the human epoch » (Nature, 11 mars 2015) : l’entrée dans une nouvelle époque géologique de réactivité de la Terre aux activités humaines, l’Anthropocène.

Face à ce réel transformé qui déborde les cadres de notre perception spatio-temporelle nous obligeant à penser des phénomènes qui nous englobent (des « hyperobjets » comme la biosphère ou la somme des déchets nucléaires, d’après Timothy Morton (Hyperobjets, 2013)) et des temporalités inouïes (la demi-vie de quatre millions d’années de certains éléments radioactifs), le cinéma dont l’ambition native est de nous rendre présent le monde, s’est trouvé à la fois mis au défi de représenter l’invisible des pollutions radioactives et de rendre compte des souffrances des populations de ce nouveau monde durablement abîmé. Le médium lui-même en a été profondément transformé.

Lien vers l’article en ligne :
http://www.gis-reseau-asie.org/fr/un-paradigme-fukushima-au-cinema

Source : GIS Réseau Asie