Économie : Brèves Japon-Corée – Période du 1er au 30 avril 2024

De la part de Raphaël KELLER, chef du Service économique régional de Tokyo, veuillez trouver ci-joint les brèves de la circonscription Japon-Corée, préparées avec le Service économique de Séoul.
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Sommaire de l’édition n°202 (du 1er au 30 avril 2024)

Japon

    Le yen tombe à un niveau historiquement bas

    Le nombre de visiteurs mensuels au Japon a dépassé les 3 millions pour la première fois depuis le Covid

    La start-up américaine OpenAI a ouvert son premier bureau au sein de la capitale japonaise

    Les entreprises Honda Motor et Toyota Motor renforcent leur présence en Amérique du Nord

    Le gouvernement japonais publie une nouvelle stratégie aéronautique

 

Corée du Sud

    Rebond de l’économie coréenne, qui enregistre une croissance de 1,3 % au premier trimestre 2024

    Samsung annonce une augmentation de son investissement dans les semi-conducteurs aux Etats-Unis

    Le train à grande vitesse coréen – le KTX – célèbre ses 20 ans

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Japon 

 1. Politiques économiques

Le mois d’avril a été marqué par une dépréciation significative du yen. Vendredi 16 avril, la Banque du Japon (BoJ) a annoncé maintenir les paramètres de sa nouvelle politique monétaire mise en place en mars, sans y inclure de mesures limitant la vente de yens sur le marché des changes. En réponse à ces annonces, une dévaluation inédite depuis l’éclatement de la bulle financière du début des années 1990 a propulsé le yen au seuil de 160 JPY pour 1 USD et de 169 JPY pour 1 EUR.

Face à ces évolutions, les autorités japonaises ont entrepris une série d’interventions sur le marché des changes, similaires à celles réalisées en 2022. Celles-ci ont ramené la paire USD/JPY à 155 JPY avant qu’elle ne se stabilise à 157 JPY au lendemain de l’intervention. Selon les données de la balance courante de la BoJ, ces interventions auraient mobilisé un volume de 9 788 milliards de JPY (soit 65,2 milliards d’EUR).

Certains observateurs des marchés ont rapporté une possible seconde intervention des autorités japonaises dans la matinée du jeudi 2 mai, précédant la session américaine et l’ouverture de la session japonaise. Cette intervention aurait entraîné une correction de la paire EUR/JPY à 164,4 JPY et de la paire USD/JPY à 153,3 JPY. Bloomberg, Nikkei Asia, Nikkei Asia

Selon l’Organisation nationale du tourisme japonais (JNTO), le nombre de visiteurs mensuels au Japon a atteint 3,08 millions en mars 2024, en hausse de 11,6% par rapport au même mois en 2019. Les dépenses des visiteurs étrangers ont atteint un niveau record de 1 750 milliards de yens (11,7 milliards d’euros), soit une moyenne de 210 000 yens (soit 1 400 euros) par personne et par séjour – en hausse de 52 % par rapport au niveau du 1er trimestre 2019. Le niveau de dépenses moyen dépasse désormais l’objectif de 200 000 yens par visiteur, que le gouvernement s’était fixé pour l’année 2025.

La propension à consommer des voyageurs étrangers est alimentée par la faiblesse record du yen (pics à 160 JPY / 1 USD et 169 JPY/ 1 EUR en avril, contre 109 JPY/ 1 USD et 122 JPY/ 1 USD en 2019). Toutefois, la faiblesse du yen fait aussi grimper les prix en raison du coût des importation pour les résidents des régions particulièrement populaires telles que Tokyo, Kyoto et Osaka, en raison de la hausse du coût des importations (en 2023, environ 70 % des visiteurs entrants ont séjourné dans leurs alentours). En outre, elle réduit le tourisme sortant des japonais : en mars, environ 1,22 millions de japonais se sont rendus à l’étranger, soit une baisse de 40% par rapport à la même période en 2019. L’augmentation du tourisme entrant peut également exercer une pression sur les prix en raison de la demande accrue de biens et de services locaux, en particulier dans des secteurs tels que l’hébergement. En mars, le prix moyen d’une nuitée s’élevait à environ 20 986 yens (soit 140 euros), atteignant ainsi son niveau le plus élevé depuis août 1997 avec une augmentation d’environ 20 % par rapport à la même période de l’année précédente. Nomura, Japan Times 

 2. Entreprises

io Au Japon, la course à l’intelligence artificielle générative s’intensifie : la start-up américaine OpenAI a procédé lundi 15 avril à l’ouverture de son bureau de Tokyo. Il s’agit du premier bureau de l’entreprise en Asie, et du troisième en dehors des Etats-Unis après l’ouverture de ceux de Londres et Dublin en 2023. Cette inauguration fait suite à la visite de Sam Altman, co-fondateur d’OpenAI, à Tokyo en avril 2023 lors de laquelle il avait indiqué au Premier ministre japonais Fumio Kishida son intention de développer OpenAI au Japon.

Pour l’entreprise, ce nouveau bureau répond à un double enjeu : lancer dans l’archipel un modèle d’agent conversationnel GPT-4 optimisé pour la langue japonaise et tirer parti de l’émergence de nouveaux acteurs japonais dans le champ des semi-conducteurs de pointe afin de renforcer la résilience de ses chaînes d’approvisionnement, aujourd’hui fortement liées à l’américain Nvidia.

Pour y parvenir, OpenAI prévoit de lancer plusieurs collaborations avec le gouvernement, les entreprises locales et les institutions de recherche de l’archipel.

Cette décision fait par ailleurs suite à la rencontre entre Brad Smith et Fumio Kishida lors de laquelle le président de Microsoft, principal partenaire d’Open AI, avait annoncé investir 2,9 milliards de dollars au Japon afin d’y accélérer le développement de l’IA et de former trois millions de salariés japonais à son usage au cours des trois prochaines années. Nikkei Asia, Nikkei Asia, Nikkei Asia

Honda et Toyota investissent massivement dans les véhicules électriques en Amérique du Nord. Honda Motor et Toyota Motor ont annoncé le 22 avril dernier le renforcement de leur implantation en Amérique du Nord avec de nouveaux investissements dans le secteur des véhicules électriques. Dans ce contexte, Honda s’engage à financer à hauteur de 15 milliards de dollars canadiens le développement de joint-ventures avec des partenaires japonais et sud-coréens et la construction d’usines de batteries et de véhicules électriques à l’horizon 2028. Ce projet, le plus ambitieux du groupe en Amérique du Nord après celui annoncé pour 2025 dans l’Ohio, devrait à terme permettre de produire au Canada 240 000 véhicules électriques et 36 gigawatt-heures de batteries par an. De son côté, Toyota Motor prévoit d’investir 1,4 milliard de dollars US supplémentaires dans son usine de l’Indiana d’y augmenter, dès 2026, ses capacités de production tout en créant 340 emplois. En renforçant leur offre de véhicules électriques et en réduisant le coût de leurs batteries, ces deux projets devraient renforcer la compétitivité des véhicules japonais par rapport à ceux de leurs principaux concurrents dont Tesla. Nikkei Asia, Nikkei Asia

 

Le ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (METI) a publié en avril 2024 une nouvelle stratégie aéronautique qui définit les grandes orientations du secteur pour les années à venir. Après l’arrêt en février 2023 du projet de Mitsubishi SpaceJet (MSJ), le gouvernement japonais a lancé une concertation afin d’identifier les défis rencontrés par la filière japonaise pour le développement d’un avion entier et de dessiner le futur de cette industrie. Parmi les facteurs ayant conduit à l’arrêt du MSJ le manque d’expérience des constructeurs a été mis en avant, notamment dans le processus de certification de sécurité et de la relation avec les fournisseurs étrangers. Pour le développement de la filière, les conclusions recommandent de réduire la dépendance aux constructeurs étrangers pour les commandes. La nouvelle stratégie appelle à renforcer la place du Japon en tant que constructeur aéronautique. En même temps, les expertises actuellement manquantes doivent être obtenues par davantage de coopération internationale. Les types d’avion visés sont l’avion monocouloir de nouvelle génération (dont la demandedoit augmenter) et l’avion du futur, tel que l’avion hybride, électrique ou à moteur à hydrogène, qui peut contribuer à la décarbonation. La première étape serait le développement d’un avion de nouvelle génération dont la mise en service serait prévue vers 2035 et pour lequel le Japon souhaite jouer un rôle majoritaire. Nikkei Asia, NHK en japonais 

 

 Corée du Sud

1. Politiques économiques

Avec une croissance du PIB de 1,3 % enregistrée au premier trimestre 2024, l’économie coréenne connaît un incontestable rebond. Selon les données provisoires de la Banque centrale, le PIB coréen a progressé de 1,3% en glissement trimestriel (+ 3,4 % en glissement annuel), ce qui correspond au plus haut niveau enregistré sur les deux dernières années. Cette croissance est portée par une forte reprise des investissements (+1,5 % par rapport au dernier trimestre 2023) principalement dans la construction (+2,7 % contre – 4,5% au trimestre précédent). Malgré une inflation persistante (3 % en moyenne sur le trimestre), la consommation résiste et enregistre une croissance de 0,8%. Bien qu’à un niveau plus faible qu’au dernier trimestre 2023, les exportations (en volume) poursuivent leur croissance à 0,9 % sur fond d’une forte reprise des ventes de semi-conducteurs et de ventes automobiles record. La chute des importations de 0,7 % permet au commerce extérieur de retrouver une contribution positive à la croissance. BoK, YonHap, Korea Times, Korea Herald, JoongAng Daily, ING

2. Entreprises

Samsung prévoit une augmentation considérable de son investissement au Texas dans les semi-conducteurs. Le 15 avril 2024, Samsung Electronics a annoncé que son investissement au Texas dans les semi-conducteurs, annoncé en 2021 à hauteur de 17 Mds USD, serait maintenant supérieur à 40 Mds USD. Cette annonce a été faite concomitamment à celle du département américain du Commerce, qui a confirmé une subvention de 6,4 Mds USD au groupe coréen, dans le cadre du CHIPS Act. Selon la presse, cette augmentation d’enveloppe servirait à la construction de deux nouvelles usines (en plus de la fonderie de puces logiques annoncée en 2021) et d’un centre de recherche-développement, avec une spécialisation sur les applications d’IA, ainsi que pour l’aéronautique, la défense et l’automobile, tandis qu’une partie de ce nouvel investissement correspondrait à la construction de la fonderie initialement annoncée en 2021, dont le coût a été revu à la hausse. Quelques jours plus tard, Samsung a annoncé que sa future fonderie de puces logiques au Texas serait capable de produire des puces de 2 nm dès 2026, alors que l’usine de TSMC dans l’Arizona n’atteindrait ce niveau de miniaturisation qu’en 2028. Reuters, Samsung Semiconductor

 

Le train à grande vitesse coréen – le KTX – célèbre ses 20 ans de mise en service et fait « peau neuve ». A l’occasion de la cérémonie de célébration des 20 ans de mise en service du KTX, train à grande vitesse coréen, par la Korea Railroad Corp (KORAIL) le 1er avril 2024, le Président de la République de Corée M. Yoon Suk-yeol a annoncé la mise en service prochaine d’un train nouvelle génération : le KTX-Cheongryong, qui tire son nom de l’année du dragon bleu. Les performances de ce nouveau train – dont il est souligné l’origine coréenne de la conception et de l’ingénierie (100%), ainsi que de la fabrication (87%) – devraient être meilleures que celles du KTX actuel dont certaines rames encore en circulation sont héritées du TGV français : sa vitesse maximale devrait atteindre les 320km/h, permettant de réduire le temps de trajet entre les lignes de Gyeongbu et Honam de 30 minutes, et il pourra transporter 136 passagers de plus. L’occasion pour les Coréens de rappeler le succès du KTX qui, en 20 ans, a su s’imposer comme un moyen de transport incontournable du pays avec plus de 1,05 milliard de voyageurs, et battant encore des records de fréquentation : entre janvier et mars 2024, le KTX actuel a ainsi transporté plus de 19,26 millions de passagers, contre 17,91 millions en 2023, soit une augmentation de près de 8% depuis 2023 et de 24% depuis 2019. Le président coréen a clairement affiché l’objectif du pays qui est de développer le réseau ferroviaire à grande vitesse afin de rendre l’ensemble du territoire accessible en deux heures. JongAng Daily, The Korea Herald, Chosun Ilbo, Yonhap.

Les informations présentées dans cette revue d’actualité mensuelle ont été identifiées par le SER de Tokyo et le SE de Séoul. Elles n’ont aucune vocation d’exhaustivité. Les avis exprimés sont les résumés des articles sources.

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8es Rencontres des chercheurs francophones du Kansai (RCFK 2023) le samedi 8 avril 2023 à Kyoto

Les 8es Rencontres des chercheurs francophones du Kansai (RCFK 2023) auront lieu le samedi 8 avril 2023 et nous aurons cette année encore le plaisir d’être accueillis par l’université de Kyoto Seika (Meisōkan 明窓館, 4e étage). Toutefois, nous proposons un format hybride afin de bénéficier des avantages tant du présentiel que du numérique.

Organisées avec le soutien de l’Ambassade de France au Japon et de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), les 8es Rencontres des chercheurs francophones du Kansai (RCFK 2023) font partie du programme du « Mois de la francophonie » organisé par l’Institut français du Japon – Kansai, Kyoto, entre le dimanche 19 mars et le dimanche 23 avril 2023.

Les RCFK visent à promouvoir les échanges entre chercheurs, étudiants, ingénieurs et institutionnels du Kansai sur leurs activités de recherche au Japon, toutes disciplines et nationalités confondues.

La participation à cet évènement est gratuite et ouverte à tous, mais l’inscription est obligatoire via le formulaire en ligne (inscriptions jusqu’au 6 avril 2023).

Inscrivez-vous en cliquant ICI.

Voyez tous les détails sur l’événement et l’association en suivant ce lien :
https://www.sciencescope.org/events-2/rcfk/rcfk-2023/

Mesures de contrôle sanitaire à l’entrée sur le territoire japonais (octobre 2021)

(Source : Ambassade de France au Japon)

A compter du 1er octobre 2021, tous les voyageurs vaccinés entrant ou ré-entrant au Japon et ayant séjourné sur le territoire français dans les 14 jours précédant leur arrivée devront respecter une période d’isolement de 10 jours dans le lieu de leur choix.
À compter du 1er octobre 2021, tous les voyageurs autorisés à entrer ou à ré-entrer au Japon et ayant séjourné sur le territoire français dans les 14 jours précédant leur arrivée devront se soumettre aux mesures sanitaires suivantes :
* Présenter le résultat d’un test PCR négatif réalisé moins de 72 heures avant le vol et certifié par un médecin selon un modèle de certificat spécifique. Seul le modèle d’attestation édité par le ministère japonais de la Santé doit être utilisé ;
* se soumettre à un test salivaire à l’arrivée à l’aéroport ;
* si elles sont en mesure de présenter un parcours vaccinal complet (deux doses reçues d’un des trois vaccins reconnus comme valides par les autorités japonaises : Pfizer, Moderna, AstraZeneca – la deuxième dose doit avoir été reçue au minimum 14 jours révolus avant l’entrée sur le territoire japonais) au moyen d’un certificat vaccinal (certificat européen reconnu comme valide par les autorités japonaises) :
* effectuer un isolement de dix jours dans le lieu de leur choix (leur domicile le cas échéant) ;
* effectuer un test PCR le dixième jour de quarantaine : en cas de résultat négatif, la période de quarantaine sera considérée comme accomplie ; en cas de test positif, un isolement dans un lieu désigné par les services de quarantaine peut être imposé aux voyageurs, conformément aux dispositions de la loi japonaise.
* si elles ne sont pas en mesure de présenter un parcours vaccinal complet : effectuer un isolement de quatorze jours dans le lieu de leur choix (leur domicile le cas échéant).
* installer une application de géolocalisation sur son téléphone afin de répondre aux interrogations des autorités japonaises sur son état de santé durant la quarantaine ;
* s’engager à ne pas utiliser les transports en commun ni à sortir de son lieu d’isolement. En cas de non-respect, le visa et/ou le titre de séjour peuvent être annulés et son titulaire expulsé.

Élections des sénateurs français représentant les Français établis hors de France.


Au Japon, le système d’élection des sénateurs japonais est plus démocratique qu’en France.
En effet, la Chambre Haute (le Sénat japonais) est composée de 242 membres, appelés « Conseillers » (参議員, Sangi’in) ou parfois « sénateurs », élus pour six ans, renouvelables par moitié tous les trois ans, au suffrage universel direct selon deux modes de scrutin. 146 conseillers (environ trois cinquièmes de l’assemblée) sont élus au vote unique non transférable  dans le cadre des 47 préfectures du Japon, les 96 restants étant élus au scrutin proportionnel de listes nationales. (Source : Wikipedia)

Voici maintenant les listes des candidats dont la déclaration de candidature a été définitivement enregistrée en vue de l’élection de six sénateurs représentant les Français établis hors de France.
À la différence du Japon, les sénateurs français sont élus par de « grands électeurs » (voir Wikipedia).

(Source : site web du Sénat français)

Élection du dimanche 26 septembre 2021

ASFE 2021, LA VOIX DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

Jean-Pierre BANSARD Sophie BRIANTE-GUILLEMONT Franck VAN
HASSEL Martine SCHÖPPNER Franck BONDRILLE Annie REA Jean-Luc RUELLE Emilie TRAN
SAUTEDE

ECOLOGIE – SOLIDARITE – PROXIMITE Union au service des Françaises et des Français de l’étranger

Mélanie VOGEL Jean-François DELUCHEY Bérénice
OREYO-PIERRONNET Georges CUMBO Malika RABIA Pascal CHAZOT Julie LE DEAUT Ramzi
SFEIR

# FrançaisAPartEntière – Ensemble, la Droite, le Centre et les Indépendants pour les Français de l’étranger »

Christophe-André FRASSA Jacky DEROMEDI Laurent RIGAUD
Valérie BEILVERT Patrick PAGNI Liliane CHOSSERIE Max GEORGANDELIS Jeanne DUBARD

FRANÇAIS(ES) DANS LE MONDE : UNE CHANCE POUR LA France

Ségolène ROYAL Mehdi BENLAHCEN Gaëlle BARRÉ Hassan BAHSOUN
Josiane ADJOVI Charles DE LOPPINOT Karine BILLARANT Jean CLAUTEAUX

Français de l’étranger : la France et le monde en commun!

Laure PALLEZ Marc VILLARD Martine VAUTRIN DJEDIDI Philippe
LOISEAU Vanessa GONDOUIN-HAUSTEIN Franck PAJOT Jacqueline BERTHO Edmond
APARICIO

FRANÇAIS DE L’ETRANGER, NOTRE AVENIR S’ÉCRIT ENSEMBLE

Samantha CAZEBONNE Franck BARTHELEMY Sophie LARTILLEUX
SUBERVILLE Thierry MASSON Eléonore CAROIT Ousmane OUEDRAOGO Zaïda SLAIMAN
Hubert MAGUIN

La République en Marche (dénomination sans autorisation du parti présidentiel)

Jean-Damien de SINZOGAN Odile TIACOH Bernard LEPIDI Isabelle
GUERARD Hervé BEHANZIN Evelyne COMBES Jordan MSIHID Diontan TOURE

LIBRES ET INDÉPENDANTS

Olivier CADIC Olivia RICHARD Thierry CONSIGNY Nadia CHAAYA
Nicolas BREHM Catherine TRIBOUARD Ahmed HENNI Laurence HELAILI CHAPUIS

Protéger les Français de l’étranger

Jérôme YOUSSEF Illhème YAKIL Manuel CROITOR Camille PERNET
Rédouane BESSAOUI Sophie LE CLEACH Jonathan YOUSSEF Samantha YOUSSEF

Rassemblement de la gauche écologiste sociale et solidaire

Yan CHANTREL Anne HENRY-WERNER Guillaume GROSSO Elisabeth
KANOUTÉ Jean-Philippe GRANGE Annie MICHEL Fwad HASNAOUI Chantal PICHARLES

Plus de liens ici .

Appel à volontaires : participation au test grandeur nature – Vote par internet

Dans la perspective des prochaines élections législatives de 2022, les Français de l’étranger inscrits sur la liste électorale consulaire au Japon pourront voter par internet, en plus des modalités classiques de vote (urne, procuration et par correspondance).

La section consulaire de Tokyo lance un appel à volontaires pour participer à un test grandeur nature (TGN).

Afin d’optimiser ce système et de garantir son bon fonctionnement le jour du scrutin, le test grandeur nature sera réalisé pendant la seconde quinzaine du mois de septembre 2021. L’objectif est de faire participer 15 000 électeurs repartis sur l’ensemble des circonscriptions électorales à travers le monde.

Si vous souhaitez participer à ce test, rien de plus simple, il suffit d’écrire avant le jeudi 15 juillet

 elections.tokyo-amba [at] diplomatie.gouv.fr  en indiquant :

  • votre nom, prénom et NUMIC (numéro d’identification consulaire au Registre des Français établis hors de France)
  • votre adresse email
  • votre numéro de téléphone portable

Vos coordonnées au Registre seront mises à jour avec ces informations.

Les modalités et les dates du TGN seront envoyées par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères aux électeurs, à l’adresse mail déclarée dans le registre.

Nous remercions par avance tous les électeurs et électrices qui se porteront volontaires !

La section consulaire de Tokyo

Les experts de la NHK répondent aux questions sur le coronavirus – février 2021

Déjà 170 questions et réponses sur des sujets de la vie quotidienne au Japon en lien avec la crise sanitaire du coronavirus.

Voir le site de la NHK internationale :
https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/fr/news/qa/coronavirus/

Exemple.

170. Comment postuler au programme de fonds de soutien du gouvernement pour les travailleurs
Les experts de la NHK répondent aux questions que se posent ses auditeurs au sujet du nouveau coronavirus. Aujourd’hui, nous vous présentons le second volet d’une série en deux parties sur le fonds de soutien du gouvernement pour les travailleurs contraints de prendre un congé en raison de la pandémie de coronavirus. La question d’aujourd’hui est de savoir comment postuler au programme et où s’adresser pour obtenir des renseignements.

Ce programme s’adresse aux employés des petites et moyennes entreprises qui ont été contraints de prendre un congé, pendant une certaine période depuis le mois d’avril 2020, en raison de la pandémie et dont les indemnités légales ne sont pas versées par leur employeur. Les stagiaires techniques, qui travaillent dans ces entreprises, sont également éligibles.

Les travailleurs peuvent ainsi recevoir 80 % du salaire qu’ils gagnaient avant la prise de congé. Ce programme est plafonné à 11 000 yens par jour. Le programme de soutien est valable jusqu’à la fin du mois suivant la levée de l’état d’urgence. Il faut donc se référer à la date actée de la fin de l’état d’urgence. Si, par exemple, elle est fixée au mois de mars, le programme sera disponible jusqu’à la fin du mois d’avril.

Au 21 janvier 2021, le gouvernement avait déjà accepté près de 810 000 demandes et décidé de verser un total de plus de 63,6 milliards de yens. Les employés et les entreprises peuvent demander cette aide, par courrier ou en ligne.

Le site internet du ministère du Travail contient des informations à ce sujet en japonais, en anglais, en portugais, en espagnol et en chinois. Le site internet de l’Organisation pour la formation de stagiaires techniques contient, quant à lui, des informations en chinois, en vietnamien, en tagalog, en indonésien, en thaïlandais, en anglais, en cambodgien et en birman.

Le ministère du Travail dispose d’un service téléphonique gratuit pour répondre aux questions sur le programme, uniquement en japonais. Le numéro est le 0120-221-276. Il est joignable de 8h30 à 20h00 du lundi au vendredi et de 8h30 à 17h15 les week-ends et jours fériés.

Ces informations datent du 29 janvier 2021.

Ces informations sont disponibles sur le site internet de NHK World Japan et sur les différents réseaux sociaux.

Le site internet du ministère du Travail : https://www.mhlw.go.jp/stf/kyugyoshienkin.html#otoiawasesaki
(En japonais, anglais, portugais, espagnol et chinois)
*Vous allez quitter le site de NHK WORLD-JAPAN.

Le site internet de l’Organisation pour la formation de stagiaires techniques : https://www.otit.go.jp/CoV2_jissyu_seikatsu/
(En japonais, chinois, vietnamien, tagalog, indonésien, thaïlandais, anglais, cambodgien, birman)

Copyright NHK

Proclamation de l’état d’urgence à Tokyo et dans les départements de Kanagawa, Chiba et Saitama, le 7 janvier 2021

(Message des 3 conseillers consulaires du Japon ; voir au bas de cette annonce)

Résumé des déclarations de ce soir (7 janvier 2021) du premier ministre japonais.

PROCLAMATION De L’ÉTAT D’URGENCE : QUELLES CONSÉQUENCES ?

Le premier ministre japonais a proclamé ce soir l’état d’urgence dans les 4 départements du Grand Tokyo.

OÙ ? dans les départements de Tokyo, Chiba, Saitama, Kanagawa.
JUSQU’À QUAND ? jusqu’au 7 février 2021 (1 mois) dans un premier temps

QUELLES MESURES ?

RESTAURANTS, DÉBITS DE BOISSONS
Demande de fermeture à 20h. Demande de limiter le service des boissons alcoolisées à la période de 11h à 19h.
– L’aide financière aux établissements respectant ces horaires passera à un maximum de 1,8 million de yens par mois (60 000 yens par jour)
– En attendant une révision de la législation (prévue lors de la session parlementaire commençant le 18 janvier) qui rendrait possible d’autres formes de sanctions, les établissements qui ne respecteraient pas ces demandes s’exposeront à la publication de leur nom par les gouverneurs des départements.
– Raison donnée à la focalisation sur les restaurants et débits de boisson
les experts estiment que la majorité des contaminations non traçables (qui sont actuellement 60% à Tokyo) ont leur source dans les repas à l’extérieur.

MONDE DU TRAVAIL
Demande de recourir autant que possible au télétravail, avec l’objectif d’atteindre une baisse de 70% du nombre des déplacements pour raisons professionnelles par rapport à la normale.

ENSEMBLE DES HABITANTS
Demande de rester chez soi après 20h, sauf urgence.

ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES
Aucune demande de fermeture quel que soit le niveau, de la crèche à l’université. Les universités pourront continuer à combiner cours en ligne et cours en présentiel.
(« On n’a pas observé de contaminations notables qui prendraient pour source les écoles »). Les mesures sanitaires doivent continuer à être respectées.

ÉVÉNEMENTS SPORTIFS, CONCERTS
La jauge limite est fixée à 5000 personnes.

SYSTÈME D’AIDES
Le premier ministre rappelle le système d’aides mise en place, et affirme sa volonté de simplifier les démarches pour en bénéficier.

ET ENSUITE ?
Les prochaines étapes de la lutte contre l’épidémie seront la révision de la législation, puis la vaccination. Sur les vaccins aucune précision de calendrier n’est donnée : simplement que la sécurité des vaccins doit être minutieusement examinée, en coopération avec les sociétés pharmaceutiques.

UN MOT SPÉCIAL POUR LES MOINS DE 40 ANS
Le premier ministre demande aux moins de 40 ans d’être particulièrement vigilants : ils représentent la moitié des cas, sont souvent sans symptômes, mais peuvent diffuser la maladie aux autres générations dans leur famille.

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Complément
UN RAPPEL SUR LES VOYAGES
Les voyages internationaux comme à l’intérieur du Japon ne sont absolument pas recommandés, mais restent possibles.

Copyright © 2021 Les 3 Conseillers consulaires élus pour le Japon, All rights reserved.
Les trois Conseillers consulaires, Evelyne INUZUKA, François ROUSSEL et Thierry CONSIGNY ont été élus au suffrage universel en mai 2014 par les Français du Japon au Conseil consulaires du Japon (composé de l’Ambassadeur et de vos trois élus). Merci de leur faire connaître par retour de courriel si vous souhaitez ne plus recevoir leurs communications.
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L’addresse commune de vos 3 Conseillers consulaires du Japon est :
Les 3 Conseillers consulaires élus pour le Japon
a.b.s. Ambassade de France
4-11-44 Minami Azabu
Minato-ku, Tokyo 106-8514
Japan

Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise : activités de septembre et octobre 2020

L’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter aux manifestations qui auront lieu en septembre et en octobre 2020.

MESURES RELATIVES AU CORONAVIRUS
En raison de l’épidémie du coronavirus (COVID-19), nos événements en ligne ont lieu sur la plateforme Zoom.
Un e-mail d’invitation, avec un ID de réunion et un mot de passe, sera envoyé à l’adresse indiquée lors de votre inscription sur notre site internet. Merci de bien vouloir les entrer dans l’application Zoom afin de participer à l’événement.
Attention à écrire correctement votre adresse mail.
Pour plus d’informations sur les modalités d’adhésion, veuillez consulter : https://www.youtube.com/watch?v=KR6IJM6PRFk
Nous vous remercions pour votre compréhension.

SEPTEMBRE 2020

Vendredi 11 septembre / 17 h 30 – 18 h 30 / En ligne / en français sans traduction
Entretien avec son excellence l’ambassadeur de France au Japon, Monsieur Laurent Pic, à l’occasion de la fin de sa mission
[Participants] Laurent PIC (ambassadeur de France au Japon), Bernard THOMANN (directeur de l’IFRJ-MFJ), MIURA Nobutaka (conseiller d’honneur de la Fondation MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2020/09/11/entretien_laurent_pic/

Vendredi 18 septembre / 12 h 30 – 14 h / En ligne / en anglais sans traduction
Lunch Seminar on Japanese Economy and Society / Japanese Economy after COVID-19
[Speaker] HOSHI Takeo (univ. of Tokyo)
[Moderator] Adrienne SALA (FRIJ-MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2020/09/18/ls_hoshi/

Jeudi 24 septembre / 18 h 30 – 20 h / En ligne / en anglais sans traduction
Lecture / Urban Experimentation and the Olympic Games. The Urban Policy Innovations of Tokyo 2020 and the Consequences of the Postponement of the Games
[Speaker] Alexandre FAURE (EHESS)
[Moderator] Adrienne SALA (FRIJ-MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2020/09/24/alexandrefaure_JO/

OCTOBRE 2020

Vendredi 30 octobre / 15 h – 19 h 30 / En ligne / en français sans traduction
Demi-journée d’étude du réseau thématique JAPARCHI « Spatialité japonaise » Évolutions, transformations urbaines et représentations
[Conférenciers] Sophie BUHNIK (IFRJ-MFJ), Marion LAGADIC (univ. d’Oxford), Cecile LALY (univ. Musashi), MISHIMA Nobuo (univ. de Saga), Barbara RIEF VERNAY (univ. technique de Vienne)
[Modératrices] Sylvie BROSSEAU (univ. Waseda), Catherine GROUT (ENSAP Lille)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2020/10/30/japarchi/

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L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire). Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web.
Diffusé par :
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (IFRJ-MFJ)
3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013
Accès : https://www.mfj.gr.jp/acces/
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Message à la communauté française de l’Ambassadeur de France au Japon – 30 juillet 2020

Madame, Monsieur,

Depuis le 22 juillet dernier, les autorités japonaises ont annoncé une levée progressive de certaines restrictions aux frontières. Il me semble utile, en conséquence, de vous informer de ce qui est prévu.

1/ A compter du 5 août 2020, les autorités japonaises autoriseront, sous conditions, le retour des résidents étrangers bloqués hors du Japon du fait de l’interdiction d’entrée qui vise désormais 146 Etats, dont la France. En ce qui concerne notre pays, seront concernés tous les résidents français ayant quitté le Japon avant le 26 mars 2020, date de la décision d’inscription de notre pays dans la liste de ceux soumis à interdiction d’entrée.

2/ Dans cette perspective, plusieurs conditions devront être satisfaites :
– être titulaire d’une carte de résident (« zairyu card ») et d’une autorisation de retour valide (« re-entry permit », agrafé dans le passeport à chaque fois que vous quittez temporairement le Japon) ;

– obtenir préalablement une attestation délivrée par une ambassade ou un consulat japonais. A l’ambassade du Japon à Paris, les demandes devront être présentées en personne du lundi au vendredi de 09h30 à 12h30 sans rendez-vous. Le formulaire de l’attestation « application form for letter of confirmation of submitting required documentation fo re-entry into Japan » peut être téléchargé sur le site de l’ambassade du Japon à Paris à l’adresse suivante : https://www.fr.emb-japan.go.jp/itpr_fr/retourresidents.html. Des informations sont également disponibles sur les documents à joindre avec la demande ;

– présenter, à l’embarquement du vol vers le Japon, un certificat de test PCR négatif effectué au plus 72 heures avant le départ. Le modèle de certificat est également téléchargeable sur le site de l’ambassade du Japon à Paris : https://www.fr.emb-japan.go.jp/itpr_fr/retourresidents.html.

3/ Pour mémoire, les résidents étrangers relevant de statuts spécifiques (« permanent resident », « spouse or child of Japanese national », « spouse or child of permanent resident », « long term resident ») avaient déjà la possibilité de revenir au Japon, s’ils en étaient partis avant le 3 avril 2020, date d’entrée en vigueur de l’interdiction d’entrée visant la France. Jusqu’au 31 août, le retour est toujours possible, sans formalité additionnelle. En revanche, à partir du 1er septembre, il faudra satisfaire aux trois conditions figurant au point 2/ de ce message.

4/ En revanche, les résidents étrangers, y compris français, qui auraient quitté le Japon après le 26 mars ou le 3 avril, en fonction de leur statut, ne sont pas éligibles à cette mesure d’allègement des restrictions aux frontières. De même, tout départ actuellement se traduira par une impossibilité de revenir au Japon dans un avenir prévisible.

Pour ceux d’entre vous, qui devez aller en France pour des raisons humanitaires impératives, l’ambassade de France à Tokyo se tient à votre disposition pour présenter aux autorités japonaises des demandes de dérogation. Je vous renvoie, à cet égard, à mon précédent message.

5/ Enfin, avec nos partenaires de l’Union européenne et du G7, nous restons mobilisés pour obtenir que tous les résidents étrangers au Japon soient traités comme les citoyens japonais et puissent se déplacer à l’étranger, en tant que de besoin.

Laurent Pic

Ambassadeur de France au Japon

Message de M. l’Ambassadeur Laurent Pic à la communauté française du Japon ; 20 juillet 2020

Madame, Monsieur,

Ces derniers jours, plusieurs régions du Japon, à commencer par Tokyo, font face à un accroissement significatif de la circulation du coronavirus. Certaines d’entre elles ont, en conséquence, augmenté leur niveau d’alerte. A ce stade, cependant, les autorités japonaises, à l’échelle du pays comme localement, estiment, pour la plupart, qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place de nouvelles mesures restrictives. Elles invoquent notamment une intensification de la politique de dépistage, le lien entre de nombreux cas et la vie nocturne, la jeunesse des personnes testées positives et l’absence de tension sur le système sanitaire.

Compte tenu du caractère évolutif de la situation, il est plus que jamais nécessaire de faire preuve de prudence et de vigilance. Le respect des gestes barrières doit rester de mise et il convient d’éviter de se rendre dans les lieux clos, mal ventilés, trop fréquentés et où il est difficile de respecter la distanciation sociale. Comme depuis le début de la crise sanitaire, vous êtes vivement encouragés à vous tenir fréquemment informés et à suivre les consignes des autorités japonaises y compris, le cas échéant, en ce qui concerne les déplacements dans le pays.

Par ailleurs, en dépit de ce qu’auraient pu laisser croire les informations diffusées par les médias, les mesures restreignant l’accès au territoire japonais pour les étrangers arrivant en provenance des 129 pays visés par l’interdiction d’entrée, dont la France, restent inchangées. Il en résulte l’impossibilité pour la plupart d’entre eux, s’ils sont à l’extérieur, de revenir au Japon et, pour ceux qui y sont, de quitter le pays, sans prendre le risque de ne pouvoir y retourner dans un avenir prévisible.

Les nombreuses démarches engagées par la France, en liaison avec ses partenaires de l’Union européenne, en particulier, se poursuivent afin d’obtenir des assouplissements qui permettraient aux Français du Japon de retrouver une liberté de mouvement. En attendant, les autorités japonaises acceptent d’accorder des dérogations, au cas par cas et justifiées par des motifs humanitaires, dont elles ont une compréhension extrêmement restrictive. Elles évoquent notamment, parmi les possibles circonstances exceptionnelles, un retour pour assister à des funérailles à la suite du décès d’un membre proche de la famille, pour raisons médicales (intervention chirurgicale et suivi, accouchement) ou encore pour une convocation par la Justice. Une procédure lourde et nécessitant de nombreux justificatifs très détaillés permet à l’ambassade de présenter des demandes et d’obtenir des autorisations de voyage, qui ne font cependant jamais l’objet d’une confirmation écrite par les autorités japonaises, les décisions d’admission sur le territoire appartenant, en dernier ressort, aux officiers de l’immigration à l’arrivée.

Je suis bien conscient des inconvénients majeurs d’une telle approche pour chacune et chacun d’entre vous qui aspirez légitimement, en cette période estivale, à retrouver vos proches et, malheureusement, êtes parfois confrontés à des problèmes familiaux ou de santé qui exigent votre retour urgent en France. Si vous pensez que votre projet de voyage répond à un motif humanitaire et que vous êtes en mesure de fournir les justificatifs exigés, l’ambassade de France à Tokyo est à votre disposition pour vous expliquer et engager la procédure conduisant à l’octroi d’une dérogation par les autorités japonaises. Ce sont elles qui sont seules à décider.

Avec notre Consul général à Kyoto, nous sommes, comme toujours, à votre disposition.

Laurent Pic
Ambassadeur de France au Japon