Modalités d’information du nombre et de l’identité des victimes, en cas de séisme

Nous avions envoyé par courriel à Monsieur l’Ambassadeur une demande d’informations sur la communication par téléphone Iridium ainsi que sur la manière dont les données concernant les éventuelles victimes seront rassemblées et, le cas échéant, communiquées aux familles et à la communauté française en cas de séisme majeur.
Nous publions, avec son accord, l’intégralité de sa réponse.

Cher Monsieur,

Je vous remercie pour votre message ainsi que pour le temps et l’énergie que vous consacrez à vos fonctions de chef d’îlot, élément central du dispositif de sécurité de la communauté française.
Je vous confirme qu’en effet, l’ampleur de la menace sismique au Japon ne m’a pas échappée. Je vous prie de croire qu’elle n’a pas échappé non plus à l’ensemble de mes équipes, en particulier C. Penot, qui est responsable du plan de sécurité, ainsi évidemment que le consul et ses collaborateurs. Je laisserai le soin à ces derniers de répondre aux questions techniques que vous posez sur les tests des téléphones satellite. Je peux néanmoins vous indiquer qu’un test effectué le 24 septembre avec nos collègues des ambassades européennes a permis de constater que le réseau iridium fonctionnait. S’agissant de l’antenne iridium de l’ambassade, dans l’hypothèse où un séisme de forte puissance se produisait avant l’emménagement dans la nouvelle ambassade (c’est-à-dire d’ici deux semaines), la première mesure prise serait naturellement de déployer en urgence une antenne provisoire.

S’agissant des modalités d’information de la communauté française à Tokyo et des Français de métropole sur le nombre et l’identité des victimes, en cas de séisme, nous avons des procédures claires, et simples:

1.  Les données concernant d’ éventuelles victimes françaises parviendraient à l’ambassade par plusieurs canaux:
– les autorités japonaises  : nous disposons des lignes directes de toutes les institutions concernés: centre de crise japonais, agence nationale de police, police de Tokyo (et d’ailleurs), pompiers, hôpitaux, etc.
– les ilôtiers français
– les autres  ambassades
– le centre de  crise du  Quai d’Orsay (opérationnel tous les jours, 24h/24), qui nous adresserait la liste des personnes françaises dont les proches, en France, n’ont pas de nouvelles.

2. Il reviendrait à la cellule de crise de l’ambassade d’effectuer les recherches, par téléphone ou par l’envoi d’une équipe sur le terrain.

3. S’agissant de la diffusion des informations vers la communauté française du Japon et les proches en France : l’identité des victimes éventuelles ne sera communiquée qu’aux proches. S’il s’agit d’un décès, la relation avec la famille (en particulier en moment de l’annonce du décès), sera confiée à un agent consulaire, si la famille réside au Japon. Si elle réside en France, le Centre de crise du Quai d’Orsay est compétent, en relation avec la gendarmerie. Comme vous le savez sans doute un décès n’est jamais annoncé par téléphone. Enfin, le nombre de victimes françaises sera communiqué par l’ambassade à la communauté et au centre de crise du Quai d’Orsay, qui informera les différents médias.

Nous aurons l’occasion d’en reparler à l’occasion de prochains comités de sécurité.

Cordialement,
Philippe Faure

Publié par

Christian Bouthier

Au Japon depuis 1982. Traducteur et interprète.

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