SEJT réunion d’octobre 2001

La prochaine réunion de la SEJT aura lieu vendredi 19 octobre, à 19 heures, salle 601 de
la Maison Franco-Japonaise (Ebisu, Tokyo).
Jean-michel Butel (Inalco/ MFJ) y presentera le culte rendu par les jeunes couples au grand sanctuaire d’Izumo, son histoire et les raisons qui ont fait de la divinité du grand sanctuaire une spécialiste du lien amoureux (résumé ci dessous). Un pot cloturera cette soirée. Nous vous esperons nombreux.

Matthieu Seguela,
Président de la SEJT

Face aux grands mouvements religieux et au cycle rituel agraire, il est au Japon un type de culte souvent qualifié de superstition qui tire partie de l’efficacité magique attribuée aux divinités. Telle soignera des maux de dents, telle autre accordera des enfants, une troisième protègera des dangers du voyage ou assurera au commerçant prospérité et richesse… Récapituler leurs champs d’action revient à dresser un panorama des craintes et désirs populaires, tout comme l’autorise sans doute l’énumération des cultes de saints en pays catholiques. On remarque parmi elles des divinités qui permettent de trouver un bon conjoint, d’effectuer un bon mariage, d’être bien lié : les divinités qui nouent des liens (en-musubi no kami). Or, si chaque village possède sans doute au moins une divinité marieuse, certains cultes ont atteint une ampleur nationale : tel le Jishu-jinja à Kyôto, qui s’enorgueillit d’une affluence annuelle excédant les trois millions de pèlerins, ou le Nonomiya-jinja, l’un des trois premiers lieux de culte au Japon au palmarès de la vente d’amulettes. Mais la divinité marieuse la plus connue dans le Japon contemporain réside certainement au Grand sanctuaire, situé à l’extrémité méridionale de l’île de Honshu, dans le département de Shimane, face aux côtes coréennes. Nous aimerions dans notre exposé présenter à l’aide de diapositives et de documents vidéo le culte au grand sanctuaire, son histoire, finalement assez récente, et les raisons qui ont pu faire d’Izumo la mecque des amoureux.

Jean-michel Butel

Publié par

Christian Bouthier

Au Japon depuis 1982. Traducteur et interprète.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *