Journée internationale contre la peine de mort : le Japon montré du doigt par Amnesty

Une cinquantaine de personnes ont manifesté à Bruxelles devant l’ambassade du Japon à l’appel de la section francophone d’Amnesty Belgique ce vendredi 10 octobre 2008 à l’occasion de la journée internationale contre la peine de mort.
Les manifestants ont été rejoints par des parlementaires belges, Karine Lalieux, Florence Reuter, Juliette Boulet et François Roelants du Vivier qui ont exprimé d’une même voix leur désapprobation face à ces pratiques et leur engagement à lutter pour leur suppression dans le monde.
Le Japon figure dans la liste des pays qui, contrairement au courant international plutôt abolitionniste, exécutent de plus en plus.

Source : http://www.amnestyinternational.be/doc/article13563.html

La France et le Japon : 150 ans d’histoire diplomatique

Le site Canal Academie, première radio académique francophone sur internet, vous propose d’écouter la retransmission de la communication d’Éric Seizelet, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’Institut d’Asie orientale de Lyon. Il s’exprimait lors de la journée de célébration du 150e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Japon et la France, organisée par l’Académie des inscriptions et belles-lettres, le 23 mai 2008.
Éric Seizelet raconte l’histoire du Traité d’Edo, ce traité commercial dont les négociations se sont déroulées de 1854 à 1858, date de sa signature par la France et le Japon. Son établissement permit à la France d’accéder au marché japonais, au même rang que les autres grandes puissances occidentales. Si, dans un premier temps, les Japonais ont accepté ce traité, ils l’ont par la suite récusé. La France a tiré parti de l’inexpérience des négociateurs shôgunaux pour imposer un traité inégal sans le consentement impérial. Aujourd’hui, les Japonais considèrent ce type de traité comme un élément de leur patrimoine…

Lire la suite sur le site : La-France-et-le-Japon-150-ans-d.html
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Composition du gouvernement Aso

Le Gouvernement Asō est le 92e cabinet du Japon, nommé le 24 septembre 2008 par le nouveau Premier ministre Tarō Asō.
Composition
Premier ministre : Tarō Asō
Ministres, chefs d’un ministère
Ministre des Affaires intérieures et des Communications : Kunio Hatoyama
Ministre de la Justice : Eisuke Mori
Ministre des Affaires étrangères : Hirofumi Nakasone
Ministre des Finances également ministre d’État chargé des services financiers : Shōichi Nakagawa
Ministre de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie : Ryu Shionoya
Ministre de la Santé, du Travail et du Bien-être : Yōichi Masuzoe (voir ce blog)
Ministre de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche : Shigeru Ishiba
Ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie : Toshihiro Nikai
Ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Transports également ministre au Tourisme : Nariaki Nakayama
Ministre de l’Environnement également chargé des Problèmes environnementaux mondiaux : Tetsuo Saitō
Ministre de la Défense : Yasukazu Hamada
Chef du Secrétariat et du Bureau du Cabinet
Secrétaire général du Cabinet : Takeo Kawamura
Ministres d’État ne dirigeant pas un ministère
Ministre d’État, Président de la Commission nationale de sécurité publique également chargé d’Okinawa et des Territoires du Nord : Tsutomu Sato
Ministre d’État pour la Politique économique et fiscale : Kaoru Yosano
Ministre d’État pour la Réforme administrative : Akira Amari
Ministre d’État pour la Protection des Consommateurs, la Sécurité alimentaire, la Politique scientifique et technologique : Seiko Noda
Ministre d’État pour la Population et l’Égalité des sexes : Yuko Obuchi

Wikipédia donne des détails sur ce gouvernement ici.

Au Japon, la garde partagée est un combat

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Voir l’article complet ICI

Mise à jour du 2 août : La traduction en japonais de cet article est disponible ICI.

« Il y a deux ans, alors que j’étais au travail, mon épouse a quitté la maison avec notre fils de 1 an et 9 mois. La dernière fois que j’ai vu mon enfant, c’était en janvier, pendant une heure. » Comme ce Japonais désireux de conserver l’anonymat, quelque 166 000 parents, japonais ou étrangers, sont chaque année privés du droit de voir leur(s) enfant(s) après une séparation. En cause : une justice qui fonctionne encore sur des principes d’organisation familiale hérités de l’ère Meiji (1868-1912), qui ne reconnaît ni le droit de visite ni le partage de l’autorité parentale et ne considère pas l’enlèvement d’enfant par l’un des parents comme un crime.
« Dans la situation juridique actuelle du Japon, le parent le plus prompt à emmener les enfants avec lui en obtient la garde », explique, dans un document sur le droit parental au Japon, Richard Delrieu, professeur à l’université Kyoto-Sangyo, lui-même privé de son enfant et président de l’association SOS Parents Japan. « Le kidnapping est toléré par le tribunal, ajoute-t-il. Après six mois de résidence des enfants à leur nouveau domicile, le parent kidnappeur prend un avantage juridique sur l’autre parent, déterminant pour l’attribution de la garde. »
La pratique est si ancrée qu’elle dépasse parfois le cadre du couple. « Ma femme a succombé à un cancer il y a deux ans, se souvient Paul Wong, un Américain. Depuis, ma fille vit chez mes ex-beaux-parents. Quand j’ai essayé de la récupérer, ils m’ont attaqué en justice. » Le tribunal s’est prononcé en faveur des beaux-parents, et M. Wong s’est vu privé de son droit parental.
Ces privations concernent parfois des mères. Masako Aeko ne sait pas où habitent son ex-mari et son fils de 13 ans, rentrés au Japon après un divorce – assorti d’une garde partagée – réglé devant la justice au Canada, où la famille résidait.
Mais dans 80 % des cas, c’est le père qui perd tout contact avec son ou ses enfants. Une situation vécue par Steven Christie, un Américain séparé – mais non divorcé – de sa femme japonaise et qui n’a pas vu son fils depuis trois ans hors des tribunaux. « J’ai pu passer une heure avec lui dans une salle du tribunal des affaires familiales de Tokyo, sous vidéosurveillance, raconte-t-il. Je n’avais pas le droit de poser de questions. Si je l’avais fait, mon fils avait pour instruction de ne pas répondre et l’entretien aurait été interrompu. »
Ces situations, où sont contredits les devoirs élémentaires du mariage (vie commune et assistance mutuelle) et où l’abandon de domicile avec un enfant n’est pas considéré comme un enlèvement, témoignent du vide juridique existant au Japon. « Le problème est que la loi sur la famille est conçue pour respecter l’autonomie du foyer, explique l’avocat et professeur de droit Takao Tanase. Le droit n’interfère pas dans les affaires du foyer. »
La question de la garde doit faire l’objet de négociations entre les deux époux. Si un accord est impossible, le tribunal devient l’ultime recours. Mais il fonde ses décisions sur le principe – inscrit, lui, dans le droit japonais – d’un seul parent détenteur de l’autorité parentale en cas de divorce.
Ce principe est un héritage de l’ère Meiji. « Après 1868, la nouvelle forme légale de la famille a renforcé son aspect patriarcal », écrivait, en 1984, Kenji Tokitsu dans les Cahiers internationaux de sociologie. Elle a été remplacée en 1945 par une « structure égalitaire » restée « en décalage avec la pratique ». Dans ce contexte, l’accent est toujours mis sur la « continuité et le maintien de la famille ». En cas de divorce, l’un des parents sort de la famille, de la « maison » – « uchi », en japonais – et crée, de fait, un deuxième « uchi », sans rapport avec son ancienne maison.
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Enfants binationaux et respect du droit de visite après un jugement au Japon : une priorité de la Présidence française pour les six prochains mois

Le 2 juillet 2008, la France a présenté ses priorités pour les six prochains mois de la présidence française de l’Union Européenne aux Ambassadeurs et Chefs de mission des 27 pays membres.
De source européenne, en ce qui concerne le Japon, la Présidence française a placé les affaires consulaires en matière de non-présentation d’enfant parmi ses quatre priorités,
La France doit faire face, comme tous les autres pays de l’Union européenne, les Etats-Unis et le Canada, au problème du respect du droit de visite après un jugement de divorce dans le cas d’enfants de couples binationaux en résidence au Japon.
Plus d’une vingtaine de ressortissants français voient actuellement leur droit de visite bafoué malgré un jugement rendu au Japon. Quand bien même ce droit de visite a été légiféré par le juge des affaires familiales, il n’est pas appliqué et la police n’est d’aucun recours, si ce n’est au contraire pour interpeller le parent qui insiste pour le respect de ses droits au titre qu’il trouble l’ordre public.
En l’absence d’un quelconque engagement de l’administration japonaise à résoudre ces problèmes, la Présidence française a invité, selon nos sources européennes, les 27 pays membres de l’Union Européenne à exercer toute pression utile pour convaincre le gouvernement japonais que ce problème peut nuire à l’image du Japon sur la scène internationale.
Source : http://afe-asie-nord.org/?p=294

Arrêtons les séparations de parents et d’enfants !

Les 3 mousquetaires au Sénat japonais: des aventures inédites!

Journée marathon, hier, pour les 3 mousquetaires qui ont rencontré trois sénateurs, Mmes Madoka Yoriko et Chiba Keiko et M. Tadashi Inuzuka, ainsi que des représentants d’associations de parents japonais afin d’évoquer avec eux le problème des droits des enfants privés de visite d’un de leur parent à la suite d’une séparation ou d’un divorce. Pour connaître le détail de leurs aventures, rendez-vous dans les jours à venir sur france-japon.net et ces deux autres sites: sos-parents-japan.org et afe-asie-nord.org.

Avec la sénatrice Madoka Yoriko

De gauche à droite: Athos, la sénatrice Madoka Yoriko,
d’Artagnan, Aramis et M. Suzuki Akiyuki (Porthos était retenu)

Avec le sénateur Inuzuka
Avec le sénateur Inuzuka Tadashi

Avec la sénatrice Chiba Keiko
Avec la sénatrice Chiba Keiko