SEJT : Réunion du 7 mai 2004

La SEJT se réunira le vendredi 7 mai, à 19h, en salle 601 de la Maison franco-japonaise. Makoto Nishimura, musicienne, et Nathalie Cavasin, géographe, chercheuse à l’Université Waseda, interviendront sur le thème suivant : « Musique japonaise traditionnelle: shamisen et nagauta. Regards japonais et français ». Une présentation en français sera suivie d’extraits de nagauta.
La SEJT cherche des intervenants pour ses futures conférences. N’hésitez pas à vous proposer, et à faire circuler cet appel autour de vous.
Voici un résumé de cette intervention si appropriée au mois de mai. Nous espérons vous voir nombreux. Merci d’avance, et à bientôt.
Franck Michelin

L’origine de la musique japonaise remonte très loin dans l’histoire et même dans les légendes de l’antiquité. Toute une série de genres d’expression musicale se sont développés progressivement, et c’est à partir du XIIIème siècle que les chants bouddhiques apparaissent tout comme la musique orchestrale de cour. C’est au moment de la période d’Edo que la grande musique traditionnelle japonaise connaît son apogée. Le shamisen (une sorte de luth à trois cordes) se développe tout comme la musique pour le théâtre classique kabuki. La musique accompagnée au shamisen s’est développée en plusieurs styles, et c’est celui connu sous le nom de Nagauta signifiant littéralement « chant long », qui est l’objet de cette présentation.
Le style Nagauta shamisen s’élève au centre de la période purement orientale de la musique japonaise traditionnelle avant l’influence occidentale. La première référence directe à Nagauta se trouve dans le Matsu no ha, une collection de lyriques de 1703 pour les chants au shamisen.
Nous montrerons l’histoire de l’instrument shamisen originaire de Chine et de son développement au Japon, tout comme ses caractéristiques techniques.
Dans cette présentation sera retracée également l’histoire de Nagauta et de son lien très profond avec le shamisen, mais aussi de la composition de l’ensemble Nagauta (plusieurs shamisens, chanteurs, tambours (otsuzumi et kotsuzumi, taiko) et flûtes (nôkan, takebue, et shinobue). De plus, nous expliciterons un élément de la musique traditionnelle japonaise représenté par le concept du temps à savoir le « ma ». Puis,


nous tenterons de montrer la place de la musique traditionnelle japonaise et en particulier Nagauta dans le Japon contemporain et comment le système iemoto rend aujourd’hui cette musique presque inaccessible. Enfin, cette présentation se terminera avec deux pièces jouées au shamisen intitulées Suehirogari et Miyakodori.

Plan d’accès:
http://www.mfj.gr.jp/fr/map-f.html

Publié par

Christian Bouthier

Au Japon depuis 1982. Traducteur et interprète.

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