{"id":437,"date":"2010-03-31T15:58:41","date_gmt":"2010-03-31T06:58:41","guid":{"rendered":"http:\/\/sos-parents-japan.org\/?p=437"},"modified":"2010-03-31T15:58:41","modified_gmt":"2010-03-31T06:58:41","slug":"ces-enfants-%c2%ab-enleves-%c2%bb-a-lun-de-leurs-parents","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.france-japon.net\/sosparentsjapan\/2010\/03\/31\/ces-enfants-%c2%ab-enleves-%c2%bb-a-lun-de-leurs-parents\/","title":{"rendered":"Ces enfants \u00ab enlev\u00e9s \u00bb \u00e0 l&rsquo;un de leurs parents"},"content":{"rendered":"<p>paru dans <a title=\"Ces enfants \u00ab enlev\u00e9s \u00bb \u00e0 l'un de leurs parents\" href=\"http:\/\/www.la-croix.com\/Ces-enfants--enleves--a-l-un-de-leurs-parents\/parents-enfants\/2420550\/24302\">La Croix<\/a> du 31\/03\/2010<\/p>\n<h2>\u00c0 la suite d\u2019un divorce, des parents se retrouvent brutalement priv\u00e9s de leurs enfants. Enqu\u00eate au Japon<\/h2>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/lacroix\/commun\/pix_trans.gif\" border=\"0\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/p>\n<table cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" width=\"100%\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\u00abEn trois ans et demi, je n\u2019ai vu mon fils que cinquante-quatre heures, dont deux heures et cinq minutes en 2009. \u00bb Richard Delrieu, 52 ans, est un des cent soixante-six mille parents s\u00e9par\u00e9s chaque ann\u00e9e de leur enfant au Japon. Son histoire est un cas d\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>Il se marie en 1995 \u00e0 Kyoto avec une femme japonaise. De leur union na\u00eet un fils. Tous deux sont pianistes et peuvent organiser leur emploi du temps pour \u00e9lever ensemble leur fils. Puis la machine se grippe : \u00ab En mai 2006, nous entamons une d\u00e9marche de conciliation au tribunal des affaires familiales. Ma m\u00e8re \u00e9tait malade et je l\u2019ai rejointe en France pour la soigner. C\u2019\u00e9tait en juillet\u00bb,raconte le Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>\u00c0 son retour au Japon, tout est chang\u00e9 : \u00ab Mon \u00e9pouse \u00e9tait partie sans pr\u00e9venir vivre chez ses parents avec notre fils. Il avait 7 ans. \u00bb L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019enfant lui est interdit. D\u00e9but 2009, un premier jugement lui autorise deux heures de visite par mois, \u00ab si l\u2019enfant le veut bien \u00bb, mais la m\u00e8re garde la haute main sur ces entrevues. Une seconde d\u00e9cision, en appel, permet au p\u00e8re de voir l\u2019enfant quatre heures par mois avec une amende de cent mille yens (770 \u20ac) inflig\u00e9e \u00e0 la m\u00e8re \u00e0 chaque refus de visite.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<div><strong>\u00abJ\u2019ai alors senti que l\u2019on me poussait hors du Japon\u00bb<\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00ab Mon ex-\u00e9pouse a alors pr\u00e9sent\u00e9 au tribunal une lettre de notre fils. Il y expliquait qu\u2019il ne voulait pas rencontrer son p\u00e8re et qu\u2019il faisait des cauchemars dans lesquels il me voyait l\u2019enlevant \u00e0 sa m\u00e8re. C\u2019\u00e9tait le monde \u00e0 l\u2019envers. Je ne peux pas croire qu\u2019il l\u2019a \u00e9crite de son propre fait, et bien des indices le montrent. \u00bb<\/p>\n<p>Le tribunal consid\u00e8re ce document comme suffisant, et depuis, c\u2019est la descente aux enfers. Richard Delrieu ne voit son fils que pour se rendre compte de la d\u00e9gradation de son \u00e9tat de sant\u00e9 ; la m\u00e8re rejette toute d\u00e9marche du consulat de France visant \u00e0 soumettre l\u2019enfant \u00e0 une consultation m\u00e9dicale et psychologique.<\/p>\n<p>Le divorce est prononc\u00e9 alors qu\u2019il a perdu son emploi. Il accuse, preuves \u00e0 l\u2019appui, son ex-\u00e9pouse d\u2019avoir d\u00e9tourn\u00e9 des millions de yens de leur compte commun : le juge la dispense de pr\u00e9senter l\u2019historique de son compte en banque personnel et condamne le Fran\u00e7ais \u00e0 payer des sommes g\u00e9n\u00e9ralement inflig\u00e9es \u00e0 des hommes gagnant trois fois plus que lui.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai alors senti que l\u2019on me poussait hors du Japon. Le 27 janvier, la Cour supr\u00eame a rejet\u00e9 mon pourvoi en trois lignes, bottant en touche. Le proc\u00e8s est termin\u00e9, je suis ruin\u00e9 et ne pourrai assumer le paiement des sommes qui me sont impos\u00e9es. \u00bb<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<div><strong>\u00abAucun parent \u00e9tranger n\u2019a jamais obtenu\u00a0au Japon la garde d\u2019un enfant\u00bb<\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Richard Delrieu n\u2019est pas le seul p\u00e8re \u00e9tranger dans cette situation au Japon. Environ deux cents ressortissants des \u00c9tats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada et de la France se battent pour voir leur enfant. L\u2019un d\u2019entre eux, Paul Wong, un avocat am\u00e9ricain, est r\u00e9volt\u00e9 : \u00ab Aucun parent \u00e9tranger n\u2019a jamais obtenu d\u2019un tribunal japonais la garde d\u2019un enfant. \u00bb<\/p>\n<p>Son histoire est saisissante : \u00abJ\u2019habitais \u00e0 Hong Kong avec mon \u00e9pouse japonaise. Jeune encore, elle est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019un cancer. Je lui avais promis de m\u2019assurer que ses parents ne manqueraient de rien, et que notre fille alors \u00e2g\u00e9e de 3 ans resterait en contact avec la culture japonaise. Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s, mes beaux-parents m\u2019ont propos\u00e9 de prendre en charge leur petite-fille en attendant que je r\u00e8gle ma situation \u00e0 Hong Kong et que je les rejoigne au Japon. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 son arriv\u00e9e dans l\u2019archipel, Paul Wong se voit interdire de rencontrer sa fille, puis les grands-parents obtiennent l\u2019annulation de ses droits parentaux en l\u2019accusant d\u2019avoir abus\u00e9 sexuellement de l\u2019enfant, \u00ab sans aucune preuve \u00bb, raconte-t il. \u00ab Le premier qui a l\u2019enfant peut raconter n\u2019importe quel mensonge, s\u2019il est japonais, le juge le croira. \u00bb<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<div><strong>Les tribunaux accordent aux m\u00e8res le droit de d\u00e9cider de tout<\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Voir dans ces affaires l\u2019expression d\u2019une x\u00e9nophobie de la justice japonaise serait conclure h\u00e2tivement, c\u2019est du moins ce qu\u2019affirme Mikiko Otani, avocate sp\u00e9cialiste des questions familiales. Elle pointe plut\u00f4t du doigt la loi japonaise qui ne distingue pas la garde de la responsabilit\u00e9 l\u00e9gale des deux parents jusqu\u2019\u00e0 la majorit\u00e9 de leur enfant. Cette responsabilit\u00e9 ne peut \u00eatre partag\u00e9e. Et dans la plupart des cas depuis trente \u00e0 quarante ans, les tribunaux accordent aux m\u00e8res le droit de d\u00e9cider de tout : \u00e9ducation, sant\u00e9, lieu de r\u00e9sidence, influences spirituelles, rencontres avec le p\u00e8re&#8230;<\/p>\n<p>\u00ab De plus en plus d\u2019hommes japonais contestent cet \u00e9tat de fait et s\u2019int\u00e9ressent au concept de la responsabilit\u00e9 partag\u00e9e, observe Mikiko Otani. Ils souhaitent pouvoir rester impliqu\u00e9s dans la vie de leur enfant malgr\u00e9 leur divorce. \u00bb Paul Wong juge que le Japon doit adopter d\u2019urgence cette disposition l\u00e9gale. \u00ab Le pays pourra ensuite signer la <a href=\"http:\/\/www.la-croix.com\/illustrations\/Multimedia\/Actu\/2010\/3\/30\/conventionlahaye1980.pdf\" target=\"_blank\">convention de La Haye sur les enl\u00e8vements d\u2019enfants <\/a>que le pouvoir refuse encore de parapher \u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>L\u2019ambassade de <a title=\"Enl\u00e8vements internationaux d'enfants\" href=\"http:\/\/www.enlevement-parental.justice.gouv.fr\/\">France <\/a>au Japon et son ambassadeur Philippe Faure ont obtenu, en d\u00e9cembre 2009, la cr\u00e9ation d\u2019un comit\u00e9 de consultation franco-japonais afin de faciliter les \u00e9changes et le partage d\u2019informations avec le minist\u00e8re des affaires \u00e9trang\u00e8res nippon. \u00ab C\u2019est une premi\u00e8re au Japon \u00bb, vante Jo\u00eblle Garriaud-Maylam, s\u00e9natrice des Fran\u00e7ais de l\u2019\u00e9tranger et membre de la commission de d\u00e9fense au S\u00e9nat, en mission \u00e0 Tokyo.<\/p>\n<p>La s\u00e9natrice a rencontr\u00e9 en janvier le vice-ministre parlementaire de la justice et son homologue des affaires \u00e9trang\u00e8res. \u00ab Je les ai sentis pr\u00eats \u00e0 la discussion, mais rapidement recadr\u00e9s par les bureaucrates pr\u00e9sents dans la salle. D\u00e8s qu\u2019un responsable politique fran\u00e7ais se rend au Japon, il aborde la question au plus haut niveau. Nous esp\u00e9rons que ces actions, combin\u00e9es au travail quotidien du comit\u00e9, contribueront \u00e0 inciter le Japon \u00e0 signer la convention de la Haye, mais aussi \u00e0 am\u00e9liorer le sort des trente-cinq Fran\u00e7ais priv\u00e9s de leur fils ou de leur fille. \u00bb<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<div><strong>L\u2019argument culturel ne tient pas<\/p>\n<p><\/strong><\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" alt=\"\" width=\"1\" height=\"10\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Un fonctionnaire du minist\u00e8re des affaires \u00e9trang\u00e8res japonais confie dans l\u2019intimit\u00e9 d\u2019un d\u00e9jeuner : \u00abJe pr\u00e9f\u00e9rerais travailler sur des questions politiques ou \u00e9conomiques. Ces affaires d\u2019enl\u00e8vements d\u2019enfants rel\u00e8vent avant tout de diff\u00e9rences culturelles. \u00bb L\u2019argument culturel ne tient pas : les pratiques peuvent changer et les tribunaux ont accompagn\u00e9 les transformations soci\u00e9tales en accordant la garde \u00e0 la m\u00e8re dans la plupart des cas depuis les ann\u00e9es 60 et 70. Et si les Japonais privil\u00e9gient la stabilit\u00e9 par la garde confi\u00e9e \u00e0 un seul des deux parents, cela n\u2019emp\u00eache pas que la responsabilit\u00e9 de l\u2019enfant puisse \u00eatre partag\u00e9e.<\/p>\n<p>Quelques faits divers ont attir\u00e9 l\u2019attention des m\u00e9dias japonais : en septembre dernier, un p\u00e8re am\u00e9ricain a d\u00e9fray\u00e9 la chronique en tentant un contre-enl\u00e8vement de sa fille dont il avait obtenu la garde aux \u00c9tats-Unis. Les membres d\u2019Oyakonet (R\u00e9seau parents-enfants), une des associations de parents japonais, tentent de mobiliser leurs concitoyens. Haruko Ueda, dont le fils est priv\u00e9 de ses enfants, raconte : \u00ab Avant chacune de nos r\u00e9unions de travail sur le sujet, nous descendons dans la rue pour faire signer des p\u00e9titions. Nous nous rendons compte \u00e0 quel point le grand public est ignorant de ce probl\u00e8me. Mais nous nous organisons et esp\u00e9rons r\u00e9ussir \u00e0 faire bouger les choses\u00bb, mart\u00e8le cette grand-m\u00e8re.<\/p>\n<p>Un message qui devrait de mieux en mieux passer aupr\u00e8s des jeunes Japonais dont l\u2019aspiration \u00e0 vivre en famille grandit. 70 % des hommes c\u00e9libataires de moins de 30 ans d\u00e9sirent prendre un cong\u00e9 de paternit\u00e9 le temps venu. Une statistique qui annonce l\u2019\u00e9volution des mentalit\u00e9s dans un pays o\u00f9 le mari n\u2019est pas cens\u00e9 s\u2019occuper de l\u2019\u00e9ducation de ses enfants au quotidien.<\/p>\n<p>Richard Delrieu conclut : \u00ab Le combat continue. Takao Tanase, un professeur de droit r\u00e9put\u00e9, a pr\u00e9sent\u00e9 le 27 janvier au S\u00e9nat japonais un projet de loi pour le droit de visite et le partage de l\u2019autorit\u00e9 parentale. Le 25 f\u00e9vrier, le premier ministre Yukio Hatoyama a annonc\u00e9 son intention d\u2019engager une proc\u00e9dure devant conduire \u00e0 l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 la convention. \u00bb L\u2019espoir, toujours.<\/p>\n<p><strong>Gilles DE LESDAIN<\/p>\n<p>Ecouter l&rsquo;audio avec Nathalie Lacube, journaliste \u00e0 La Croix<\/strong> : <a title=\"Interview de Nathalie Lacube (2006)\" href=\"http:\/\/www.la-croix.com\/article\/index.jsp?docId=2287407&amp;rubId=31741\">\u00ab En France, on consid\u00e8re qu&rsquo;il y a environ 400 nouveaux cas conflictuels par an \u00bb<\/a> (2006)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>paru dans La Croix du 31\/03\/2010 \u00c0 la suite d\u2019un divorce, des parents se retrouvent brutalement priv\u00e9s de leurs enfants. 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