Le drame des pères français au Japon ( blog.mondediplo.net )

Un article de Christian Kessler et Julien Bielka, publié le 12 janvier 2011 sur blog.mondediplo.net fait le point sur la situation des pères français privés de leur enfant suite à une séparation et/ou un divorce.
http://blog.mondediplo.net/2011-01-12-Le-drame-des-peres-francais-au-Japon
Il fait suite à cet autre article publié le 20 décembre 2010 sur les cas d’Arnaud Simon et de Christophe Guillemin et intitulé «A killing separation».
http://www.fccj..or.jp/node/6293/

Il faut malheureusement y rajouter un 3e cas, celui de M. Thierry Riesser,
survenu le 23 décembre 2010 et annoncé par Monsieur l’Ambassadeur de France en personne sur le site de l’Ambassade, http://www.ambafrance-jp.org/spip.php?article4290

France-Japon.net et son équipe présentent leurs sincères condoléances à la famille de M. Thierry Riesser et à ses proches.

Le premier ministre Naoto Kan a annoncé hier (14 janvier 2011) la nomination d’un nouveau ministre de la Justice qui sera donc le nouvel interlocuteur des représentations diplomatiques de plus en plus nombreuses et actives pour demander l’amélioration de la situation des enfants de couples séparés ou divorcés au Japon. Ce dernier ne reconnaît pour l’instant que l’autorité monoparentale, un véritable anachronisme vu l’évolution sociale du Japon des dernières années et dont, ne l’oublions pas, les enfants de couples Japono-Japonais sont les premiers à souffrir.
Le Japon n’a toujours pas ratifié la Convention de La Haye sur les déplacement illicites d’enfants et une association s’opposant à cette convention a même vu le jour :
http://hague-shincho.com/

Concerts de solidarité à Kyoto et Osaka, 9 et 10 avril

Deux récitals de musique française pour les droits des enfants issus de couples franco-japonais et se trouvant au centre d’un conflit parental par Richard DELRIEU, piano

・Institut Franco-Japonais du Kansai, Kyoto, vendredi 9 avril 2010 à 19h 00
・Osaka International House, samedi 10 avril 2010 à 18 h 30

Faisant suite au concert de solidarité donné par le pianiste français Richard DELRIEU le 17 mars à la Résidence de France à Tokyo, qui a remporté un grand succès, deux nouveaux Concerts de Solidarité au bénéfice des parents d’enfants franco-japonais, séparés ou divorcés et privés de leurs enfants, seront donnés prochainement à Kyoto et à Osaka par Richard DELRIEU. Ces deux récitals de musique française sont placés sous le Haut Patronage du Consul Général de France à Kyoto, Monsieur Philippe JANVIERKAMIYAMA, et avec le support de l’Institut Franco-Japonais du Kansai, de l’Association des Français du Japon (AFJ-Kansai), de l’ADFE et de l’UFE.
L’actualité récente montre que nombre d’intervenants français ont été fortement mobilisés sur la question des enfants franco-japonais privés d’accès à leurs parents français. De nombreux parents français, victimes d’enlèvement de leurs enfants ou de non présentation d’enfants par leur ex-conjoint de nationalité japonaise, sont confrontés à de graves difficultés matérielles, dues notamment à des actions judiciaires en cours pour faire respecter leurs droits parentaux et ceux de leurs enfants binationaux. Il est fait appel à la solidarité communautaire dans le cadre de la participation à ce concert de solidarité.

Venez nombreux apporter votre soutien à nos compatriotes en détresse !

Merci de bien vouloir faire circuler cette annonce.

Richard Delrieu est issu d’une illustre famille de musiciens, petit-fils de l’éditeur de musique Alfred Delrieu et fils de Lucien Delrieu, pianiste, compositeur et artiste peintre. Initié au piano dès l’âge de six ans par son père, il suivit l’enseignement de Magda Brard — disciple d’A. Cortot — puis de Pierre-Philippe Bauzin — disciple d’Ives Nat — ainsi que de Frédéric Lodéon en musique de chambre. Il a reçu le premier Prix de l’ORTF à 15 ans devant 25 000 concurrents, ainsi que le Prix Roger Ducasse et une License de Concert au Concours National de Musique. Il a enregistré en France en 2002 l’oeuvre de son père Lucien pour piano seul, ainsi que pour violoncelle et piano avec le renommé violoncelliste français Philippe Muller. Richard Delrieu est aussi le président de l’association SOS PARENTS JAPAN, qui défend au Japon le droit des enfants à continuer à avoir des relations suivies avec leurs deux parents après une séparation ou un divorce du couple parental.
Richard DELRIEU http://delrieu.com/ est aussi président de l’Association SOS Parents Japan.
http://sos-parents-japan.org/

Programme : Oeuvres de Lucien Delrieu (père de Richard), et de Claude Debussy
Voir : http://delrieu.com/concert-programme/

KYOTO
Vendredi 9 avril 2010 à 19h 00
Lieu : Institut Franco-Japonais du Kansai,
8, Izumidono-cho Yoshida Sakyo-ku Kyoto

Accueil de 18h30 à 19h00. Récital à partir de 19h 00.

Programme de la soirée :
18h30 : Accueil
18h45 : Mots de bienvenue de Monsieur Philippe JANVIER – KAMIYAMA, Consul Général de France à Kyoto, Mots de bienvenue de Richard DELRIEU
19h00 : Récital
Le concert sera suivi d’un Vin d’honneur offert par le Consul Général. La soirée se terminera vers 21h.
Réservations : par téléphone au 075-761-2988 (Consulat Général de France à Kyoto) et sur le site de l’AFJ-Kansai http://www.afjkansai.org/afjactivite142.php avant le 7 avril.
Participation :
3000 yens (sur réservation), 3.500 ¥ le jour-même, 2000 ¥ enfants et étudiants.
Place spéciale Bienfaiteur de SOS Parents Japan : 10.000 ¥.
Le montant de cette participation sera entièrement reversé à l’association SOS PARENTS JAPAN, qui répartira ensuite la somme suivant les besoins et la situation des bénéficiaires.

OSAKA
Samedi 10 avril 2010 à 18h 30
Lieu : Osaka International House
(Sho Hall, 2d floor)
8-2-6 Uehonmachi, Tennoji-ku, Osaka

Facilement accessible depuis la station de Tanimachi 9 chome (Sennichimae Line) et la station de Osaka Uehonmachi Station (Kintetsu Line).

Programme de la soirée :
18h00 : Accueil
18h15 : Mots de bienvenue de Monsieur Henrique DUPRAT-TANIMOTO, Consul adjoint
de France à Kyoto, Mots de bienvenue de Richard DELRIEU
18h30 : Récital
Réservations : par téléphone au 075-761-2988 (Consulat Général de France à Kyoto) et sur le site de l’AFJ-Kansai http://www.afjkansai.org/afjactivite143.php avant le 7 avril
Participation :
3000 yens (sur réservation), 3.500 ¥ le jour-même, 2000 ¥ enfants et étudiants.
Place spéciale Bienfaiteur de SOS Parents Japan : 10.000 ¥.
Le montant de cette participation sera entièrement reversé à l’association SOS PARENTS JAPAN, qui répartira ensuite la somme suivant les besoins et la situation des bénéficiaires.

Rassemblement pour les droits de l’enfant, 24 octobre 2009, Shibuya

RASSEMBLEMENT pour les DROITS DE L’ENFANT
à SHIBUYA (Tokyo) le samedi 24 octobre 2009
à partir de 12h 30

En relation avec la semaine ONU 2009, et pour commémorer la fondation de l’Organisation des Nations Unies le 24 octobre, un rassemblement international pour le respect des Droits de l’Enfant au Japon, la garde et l’autorité parentale partagées, pour le droit de visite en cas de séparation ou de divorce du couple parental, ainsi que pour la signature par le Japon de la Convention de La Haye (1980) sur les Aspects civils de l’enlèvement international d’enfants, se rendra du Parc de Yoyogi au siège de l’ONU à Aoyama.

Ce rassemblement aura lieu à partir de 12h 30 devant le Muscle Theater à Shibuya (Avenue Keyaki dans le Parc de Yoyogi (Station Harajuku, ligne Yamanote) et prendra son départ en direction du Children’s Castel à Aoyama à 13h 30.

L’événement est organisé par les associations de parents japonais et étrangers privés de leurs enfants (voir ci-dessous).
Il sera maintenu en cas de légère pluie, mais annulé en cas de forte pluie.
Contact : Kentaro Mashito
Tel : 080-7015-2925

Bien que le Japon ait ratifié en 1994 la Convention sur les Droits de l’Enfant (CRC), dont l’art. 9-3 stipule que « Les Etats parties respectent le droit de l’enfant séparé de ses deux parents ou de l’un d’eux d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. », le Japon n’a toujours pas, à ce jour, respecté cet engagement. En effet, il n’existe pas dans ce pays de droit de visite en cas de séparation ou de divorce du couple parental, et l’autorité parentale et la garde, après le divorce, sont données à un seul parent. Cela a pour conséquence de couper les relations entre les enfants et le parent aliéné et privé de ses droits. Chaque année, selon les statistiques officielles du ministère de la justice japonais, 166.000 enfants — dont de très nombreux enfants binationaux— sont privés de tout contact avec leur autre parent.
Le Japon est maintenant connu pour être un havre pour les parents kidnappeurs. Il est le seul pays du G8, avec la Russie, à ne pas avoir encore signé la Convention de La Haye de 1980.

Nous avons besoin de votre soutien ! Venez nombreux au rassemblement pour les Droits de l’Enfant, avec votre famille, vos amis et toute personne sympathisante de cette cause humanitaire.

Le rassemblement est organisé et soutenu par :
* The group of the Joint Custody
http://kyoudousinkenhubo.cocolo-nifty.com/
*Oyako-Net
http://blog.goo.ne.jp/oyakonet
*Left-Behind Parents Japan
http://www.meetup.com/Left-Behind-Parents-Japan/
*SOS Parents Japan
http://sos-parents-japan.org/
*CRC Japan
http://www.crcjapan.com/

VENEZ NOMBREUX !

Ce que vous n’avez pas vu sur la NHK

Le témoignage de Jacques Colleau, Président de la Section Internationale de SOS Papa, a été supprimé au dernier moment par la Direction de la NHK lors d’un reportage diffusé le mercredi 15 juillet 2009.
La NHK n’a pas manqué par contre de diffuser une interview de Me Kensuke Ohnuki, avocat spécialisé en droit de la famille, qui y justifie les enlèvements internationaux, dans la plupart des cas (sic), en raison du caractère violent des pères incriminés.
Je proteste vivement contre ce reportage biaisé, alors que de vraies questions sur la responsabilité du Japon vis-à-vis de la communauté internationale et de ses citoyens restent en suspend.
Thierry Consigny, Conseiller à l’AFE

(Source : blog http://afe-asie-nord.org/)

Note de la rédaction de france-japon.net :
Nous nous associons à cette protestation.
Cette tentative de justification de Me Ohnuki des enlèvements et non -présentation d’enfants par des Japonais n’est absolument pas fondée dans la majorité des cas et est donc  irrecevable.
Nous espérons que les politiques français vont enfin se mobiliser -et ce, au plus haut niveau et en masse- pour que cesse cette triste mascarade où l’on voit certains Japonais y présenter leur pays et ses ressortissants en victimes, y compris par des contre-vérités, alors qu’une absence de loi japonaise sur l’autorité parentale conjointe favorise tous les abus de certains parents nippons. Il faut également rappeler que ce problème n’est pas qu’un problème entre Étrangers et Japonais mais aussi entre Japonais eux-mêmes et que des dizaines de milliers d’enfants japonais sont victimes de sévices psychologiques du fait de cette carence législative.
Au lendemain de la publication par notre Ambassadeur Philippe Faure d’un article dans le Japan Times appelant le Japon à améliorer la situation des enfants kidnappés par un parent japonais, la présentation par la NHK de ces contre-vérités et la censure qu’elle a appliquée au témoignage du président de l’Association SOS Papas est un véritable camouflet à la République Française et à ses représentants de la part de cette chaîne publique.
Tous les Étrangers ayant divorcé d’un(e) Japonais(e) et dont les enfants sont privés de leur visite se sentiront bafoués par de telles déclarations, cette présentation biaisée de l’informations et cette censure.