Japon: la méfiance grandit à l’égard de Tepco, l’opérateur de Fukushima

Source : Hiroshi HIYAMA (AFP)

TOKYO — En admettant que les dégâts à la centrale de Fukushima sont pires qu’annoncés précédemment, l’opérateur du site, Tepco, a semé le doute sur l’exactitude des informations qu’il délivre depuis plus de deux mois, après le pire accident nucléaire depuis 25 ans.

Tokyo Electric Power (Tepco), plus grande entreprise d’électricité en Asie, a ces derniers jours dressé un tableau de la situation au sein de Fuskushima Daiichi (n°1) plus noir qu’auparavant.

L’opérateur vient ainsi de se rendre compte, grâce à de nouvelles mesures, que le combustible nucléaire des réacteurs 1, 2 et 3 avait vraisemblablement fondu, faute d’avoir été immergé pendant plusieurs heures après la catastrophe du 11 mars qui a anéanti les systèmes de refroidissement.

Le combustible du réacteur 1 serait tombé au fond de la cuve sous pression.

Auparavant, l’opérateur, comme le gouvernement, assurait que la fusion était peu probable, les réacteurs relativement stables et les fuites radioactives dangereuses largement contenues.

Le Premier ministre Naoto Kan a admis que son gouvernement n’avait pas repéré les inexactitudes des précédentes déclarations de l’opérateur électrique.

« Ce que j’ai déclaré à la population était totalement erroné », a reconnu Naoto Kan vendredi devant le Parlement. « Nous n’avons pas su détecter les fausses affirmations de Tepco. J’en suis profondément désolé ».

(lire l’article intégral ici)

Tepco : patauger puis s’enliser…

La fusion du cœur du réacteur 1 de la centrale de Fukushima, au Japon, pourrait avoir été causée par une erreur humaine, révèle mercredi 18 mai le Japan Times. Le quotidien se fonde sur des documents internes de la compagnie d’électricité Tokyo Electric Power Co. (Tepco), opérateur de la centrale nucléaire accidentée, qui remettent en cause de précédentes conclusions du gouvernement japonais.
Source : Le Monde et le Japan Times
Lire les articles complets sur ces médias.

Tepco n’en finit pas de… patauger dans l’eau radioctive

Source : Actu Japon http://actu.jp
Votre revue quotidienne en français de la presse japonaise.

Tepco contraint de revoir son projet de stabilisation du réacteur numéro 1

La Compagnie d’électricité de Tokyo est contrainte de revoir sa stratégie de stabilisation de la situation à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi après l’annonce que le coeur de l’un de ses réacteurs est entré en fusion.

Tepco a révélé jeudi que la plupart des crayons de combustible à l’intérieur du réacteur numéro un ont probablement fondu et sont tombés au fond du réacteur. L’opérateur a reconnu que l’eau de refroidissement du réacteur était tombée à un niveau exposant complètement les crayons de combustible si ces derniers se trouvaient dans leur position normale. Tepco suppute que le combustible au fond du réacteur a refroidi, si l’on prend en compte la température de surface du réacteur.

Vendredi, les employés de la centrale ont transporté de l’équipement permettant de relier un circuit de refroidissement au réacteur, comme le prévoit le plan mis en place le mois dernier par Tepco, qui souhaitait remplir l’enceinte de confinement du réacteur numéro 1 avec de l’eau puis mettre en place un système de refroidissement pour faire circuler cette eau vers un échangeur de chaleur.

Mais ce système ne peut fonctionner que si l’eau dans l’enceinte de confinement est d’une profondeur d’au moins cinq mètres. Tepco reconnaît ne pas connaître le niveau d’eau actuel à l’intérieur de l’enceinte, mais espère trouver rapidement un moyen pour l’évaluer. (NHK World)

Les Échos, 21 mars 2011 : Le gouvernement japonais et les ingénieurs rappellent que la situation reste incertaine

Extrait :
« Nucléaire : À Fukushima, les autorités notent de légers « progrès »
Aucune nouvelle avarie majeure n’a été enregistrée sur le site au cours du week-end mais le gouvernement japonais et les ingénieurs rappellent que la situation reste incertaine. Tokyo a par ailleurs annoncé que la centrale nucléaire ne serait plus jamais utilisée. »

Source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/dossier/0201240027715-nucleaire-a-fukushima-les-autorites-notent-de-legers-progres-.htm

Le Monde d’aujourd’hui vous propose une compilation des principales réponses à vos questions sur la crise nucléaire au Japon

À lire ici : http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/03/17/crise-nucleaire-au-japon-les-reponses-a-vos-questions_1494854_1492975.html

Pourquoi y a-t-il eu des explosions à la centrale nucléaire de Fukushima Dai-Ichi ?

Quel est l’état actuel des six réacteurs ?

Comment tenter de refroidir les réacteurs ?

Que se passera-t-il si les réacteurs ne sont pas refroidis à temps ? Quel est le pire scénario ?

Une centrale nucléaire peut-elle exploser comme une bombe atomique ?

Cet accident est-il comparable à celui de Tchernobyl ?

Quelles substances le nuage radioactif contient-il ? Peut-il affecter la France ?

A partir de quels seuils les éléments radioactifs sont-ils nocifs pour l’homme ?

Jusqu’à quels niveaux de radioactivité les combinaisons de protection des salariés de la centrale peuvent-elles résister ?

Quelles sont les pollutions pour l’environnement ?

Pourquoi n’envisage-t-on pas un sarcophage comme à Tchernobyl ? Les habitants de la région pourront-ils un jour rentrer chez eux sans danger ?

Le Monde propose également un lexique du nucléaire.

Séisme et conséquences : message de l’Ambassade de France du 14 mars à 15h.

SEISME : Message de l’Ambassade à la communauté française

Lundi 14 mars à 15h

– DERNIERE INFORMATION
– IMPORTANT

1. Pertes humaines :
Plus de 10 000 morts.

2. Point ressortissants :
Depuis ce matin, grâce à la reprise des télécommunications, 16 ressortissants ont pu être contactés, ils sont seins et saufs. Seuls 4 d’entre eux restent injoignables.

3. Point nucléaire :
* Deux explosions simultanées ont eu lieu ce matin dans la centrale de Fukushima (Fukushima I-3). Les causes sont encore en cours d’analyse, mais les autorités japonaises viennent de confirmer à l’Ambassadeur qu’il s’agit bien d’une explosion d’hydrogène (comme avant-hier à Fukushima I-1), sans endommagement du réacteur. Les mêmes autorités estiment que la situation est sous contrôle et qu’aucune autre explosion n’est attendue.

Selon l’Agence de sûreté nucléaire, avec laquelle nos spécialistes sont en contact, les émanations radioactives seraient du même ordre que celles de l’explosion précédente. L’état des radiations sur tout le territoire japonais peut être consulté à l’adresse suivante : [http://www.bousai.ne.jp/eng/]. Elle montre que la situation était normale à partir de Ibaraki et en deçà, vers le sud, à 14h.30. Par ailleurs, selon l’Agence japonaise de météorologie, avec laquelle nous sommes également en contact, le vent était faible et orienté vers le nord-est, c’est à dire dans une direction opposée à celle de Tokyo.

* Toujours selon la même source, la situation est stable partout ailleurs : les refroidissements des réacteurs se poursuivent.

4. Point séisme
Dernière information
La probabilité de séisme diminue. L’Agence météorologique du Japon a indiqué que les chances pour qu’il y ait un autre séisme d’ici 3 jours étaient désormais de 40% contre 70% précédemment, avec une intensité de +5 contre 7.

5. Recommandations

* L’Ambassade réitère les recommandations données hier :

– ne pas céder à la panique ;

– même si aux dires des autorités japonaises auxquelles nous accordons notre confiance, la ville de Tokyo n’est absolument pas soumise à une quelconque retombée radioactive, nous pensons raisonnable de conseiller aux personnes qui n’ont pas de raison essentielle de rester à Tokyo de s’éloigner quelques jours de la région du Kanto ;

– les autres personnes sont invitées à suivre les recommandations des autorités japonaises (se calfeutrer à son domicile pour les personnes proche des zones à risque ; constituer des provisions d’eau et de nourriture pour les autres, ne pas s’éloigner de son domicile).

Important (19h40) Une équipe de la sécurité civile française devrait arriver ce soir à Tokyo pour se rendre à Sendai afin de prêter main forte aux autorités japonaises. Cette équipe apportera des pastilles d’iode. Nous prépositionnerons ces pastilles au près des ilotiers afin qu’elle puissent être distribués immédiatement dans le cas où les autorités japonaises donneraient des instructions en ce sens. Nous rappelons que ces comprimés sont à prendre qu’en cas de très forte menace de contamination nucléaire, un scénario qui n’est pas du tout celui que nous envisageons actuellement dans la région de Tokyo.

Sur la prise d’iode, à titre d’information :

– A partir de 12 ans, adultes, y compris femmes enceintes ⇒ 2 comprimés d’iode à 65 mg ;
– Enfants de 3 à 12 ans ⇒ 1 comprimé d’iode à 65 mg,
– Enfants de 1 mois à 3 ans ⇒ un demi-comprimé d’iode à 65 mg ;
– Nourrissons jusqu’à 1 mois ⇒ un quart de comprimé d’iode à 65 mg.

La thyroïde est une glande sensible, il convient donc de respecter la dose recommandée et de ne pas multiplier inutilement la prise d’iode.

Il est très important de choisir le bon moment pour en absorber, lorsque cela devient nécessaire. Il est recommandé de prendre ce traitement préventif, 6 heures avant l’exposition. Après 4 heures de retard la prise n’a presque plus d’efficacité.

Là encore, il conviendra de suivre les conseils des autorités japonaises et nos propres consignes que nous vous communiquerons.

Source : Service de Communication et d’Information (14 mars)