L’extrême chemin, d’Alain Walter – Picquier

Cet excellent roman historique, qui se situe dans le Japon du XVIIème siècle, nous introduit au coeur du conflit philosophique et politique qui opposa les missionnaires jésuites aux penseurs bouddhistes et confucéens de l’époque d’Edo. Trois destins sont racontés : celui d’un couple d’adultères fugitifs ; celui d’un jésuite espagnol d’origine juive ; celui d’un poète vagabondant à travers son pays. Chacun suit son « chemin » jusqu’au point le plus « extrême ». A un certain moment, au hasard d’une auberge, ils se rencontrent, se devinent, puis repartent vers leurs accomplissements respectifs. Ces trois cheminements ne sont donc pas juxtaposés, mais au contraire se tissent les uns aux autres, s’éclairant ainsi réciproquement. Passion opaque et rythme de cape et d’épée alternent avec la présence essentielle et évanescente du monde recueillie par le poète pèlerin, avec l’âpreté des dialogues et polémiques philosophiques. Plus particulièrement, le romancier s’est attaché à représenter avec précision la controverse philosophique entre christianisme d’une part, bouddhisme et confucianisme d’autre part; l’enjeu politique de la mission jésuite, ses implications contradictoires dans un pays qui, au terme d’un siècle de guerres civiles, accédait à un régime militaire hégémonique, absolutiste, préparant le Japon moderne. Il s’agit donc d’un « roman historique » très documenté, écrit aussi de l’intérieur, à partir de la connaissance que l’auteur a de la littérature classique japonaise, mais d’abord de son expérience intime du Japon, de ses paysages, de ses habitants.

Alain Walter a aussi publié :

  • L’étroit chemin du f (Oku no hosomichi) (Bashô), éd. William Blake, Bordeaux
  • Érotique du Japon Classique [1994], Collection Bibliothèque des Idées, Gallimard
  • La Chine de l’oeil, éd. Fédérop

Voir aussi les interviews vidéo d’Alain Walter (la liste des interviews se trouve dans les menus ci-dessus).

Cet article a déjà été publié dans la version précédente de notre portail.

Le japonais, 10e langue de sous-titrage de TV5MONDE

TV5MONDE propose désormais de nombreux programmes sous-titrés en japonais au Japon, sur son signal Pacifique*. Le japonais est la 10e langue de sous-titrage lancée par TV5MONDE, après l’anglais, l’allemand, l’arabe, l’espagnol, le néerlandais, le portugais, le roumain, le russe et le français, à destination de tous ceux qui ne parlent pas, ou parlent imparfaitement le français, y compris les apprenants.
Le lancement de cette 10ème langue de sous-titrage s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2009/2012 de la chaîne, qui prévoit notamment de renforcer en nombre et en volume les sous-titrages existant, et de lancer de nouvelles langues afin d’élargir encore plus son audience au-delà des seuls francophones qualifiés.
TV5MONDE devient ainsi la première chaîne généraliste internationale sous-titrée en japonais au Japon, et répond maintenant à la demande de nombreux Japonais francophiles passionnés de culture et d’art de vivre, en offrant à tous le meilleur du cinéma, du documentaire, de la fiction ou des magazines francophones, grâce au sous-titrage.
Le sous-titrage japonais augmentera dans les prochaines semaines pour atteindre à terme un volume de près de 10 heures de programmes sous-titrés par jour.
Au Japon, plus de 350.000 abonnés ont accès à TV5MONDE via l’offre d’Hikari TV, de certains réseaux câblés et via le site Internet www.tv5monde.com/japon

*À propos de TV5MONDE Pacifique
TV5MONDE Pacifique, avec son offre enrichie, est adaptée aux fuseaux horaires et aux modes de vie du Japon, où elle remplace le signal Asie depuis son lancement le 5 septembre dernier. Sous-titrée en japonais, elle répond mieux aux attentes des téléspectateurs francophones et francophiles japonais.
L’importance des francophones, francophiles et apprenants le français au Japon (plus d’un million de personnes), et l’intérêt porté aux programmes de TV5MONDE, ont incité la chaîne à créer ce nouveau signal. TV5MONDE Pacifique est émise depuis Paris vers Atlanta par fibre optique, pour être montée sur le satellite Intelsat 8. Diffusée en 16/9e, la chaîne adopte la norme MPEG4, mieux adaptée aux nouveaux moyens de distribution comme la télévision mobile, ou la Haute Définition. Ce nouveau signal est déjà disponible au Japon, en Corée et en Nouvelle-Zélande. Des négociations sont en cours avec les câblo-opérateurs de la région pour étendre l’offre à l’ensemble des autres territoires de la zone Pacifique.

A propos de TV5MONDE
TV5MONDE fait partie des trois plus grands réseaux mondiaux de télévision aux côtés de MTV et de CNN. TV5MONDE, c’est :
• 207 millions de foyers raccordés dans près de 200 pays et territoires
• 55 millions de téléspectateurs uniques chaque semaine (en audience cumulée)
• 10 chaînes partenaires francophones (France 2, France 3, France 4, France 5, France O’, ARTE France, RTBF, TSR, Radio-Canada et Télé-Québec), le CIRTEF, et un actionnaire principal, la Holding de l’Audiovisuel Extérieur de la France qui regroupe France 24 et RFI
• des programmes sous-titrés en 10 langues (anglais, arabe, espagnol, japonais, portugais, néerlandais, allemand, roumain, russe et français).
• 5 millions de visites mensuelles sur le site Internet www.tv5monde.com et sur le site mobile m.tv5monde.co

TV5Monde lance le sous-titrage de ses émissions en japonais

(Source AFP ici)
TOKYO — La chaîne francophone TV5Monde vient de lancer le sous-titrage de ses programmes en japonais, une première mondiale pour une chaîne généraliste qui est diffusée dans près de 200 pays, a annoncé jeudi sa directrice générale à Tokyo.

logo tv5
« Cette nouvelle langue de sous-titrage va permettre aux nombreux Japonais fascinés par l’art de vivre à la française et par notre culture, mais ne parlant pas notre langue, de suivre nos programmes », a déclaré Marie-Christine Saragosse à l’AFP.
Un million de Japonais apprennent le français, qui reste la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le monde après l’anglais.
TV5Monde fait partie des trois plus grands réseaux mondiaux de télévision, aux côtés de MTV et de CNN, et ses programmes sont déjà sous-titrés dans neuf autres langues: l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le portugais, le néerlandais, l’allemand, le roumain, le russe et le français.
« On prévoit deux autres langues l’an prochain, le polonais et le vietnamien », a indiqué Mme Saragosse.
« Il existe des déclinaisons de chaînes thématiques dans des langues différentes, mais TV5Monde est un modèle unique, car il n’y a pas de chaîne généraliste mondiale », a-t-elle rappelé. « Notre modèle est fondé sur une signature linguistique qui est le français, mais jamais exclusivement sur le français puisqu’on sous-titre. On en fait aussi de plus en plus un outil d’apprentissage du français. On se rend ainsi accessibles aux non-francophones et on les aide à apprendre cette langue s’ils le souhaitent », a-t-elle ajouté.
TV5Monde est distribuée par câble, satellite et IPTV dans 207 millions de foyers dans près de 200 pays, dont près de 20 millions de foyers en Asie. La chaîne cumule une audience de 55 millions de téléspectateurs chaque semaine.

La barrière des rencontres, de Michaël Ferrier

La barrière des rencontres, de Michaël Ferrier, éditions Cécile Defaut.

Le titre de ce livre est emprunté à un passage des « Contes d’Ise » dans lequel deux personnes de sexe et de condition sociale différente ne peuvent communiquer qu’au moyen de poèmes transmis par une petite fille leur servant de messager. Avec cette habile introduction, l’auteur nous donne ainsi d’emblée à méditer un exemple de difficultés de communication entre deux personnes, puis il enchaîne en nous montrant par analogie comment le Japon et la France ont pu échanger, souvent de manière décalée et grâce à divers intermédiaires décodant leurs systèmes culturels ou sociaux si différents.

la-barriere-des-rencontres-2Rudyard Kipling a dit que « l’Est est l’Est, et l’Ouest est l’Ouest, et jamais ils ne se rencontreront ». Michaël Ferrier en nous rappelant cette étonnante citation ajoute que pourtant, depuis tout ce temps, ils se sont rencontrés, à plusieurs reprises, avec notamment le phénomène du Japonisme qui a eu cet impact extraordinaire sur nombre d’artistes français et européens. Toutefois, si « le japonisme artistique fait naître chaque année un nombre impressionnant d’ouvrages de toutes sortes, l’impact de la découverte du Japon pour les lettres françaises reste encore peu connu (…) et mal évalué ». La démarche de Michaël Ferrier, auteur et « passeur de barrières culturelles », consiste donc à nous montrer, à travers plusieurs textes et dans des perspectives variées, l’importance qu’a eue dans la littérature française cette découverte du Japon.

Voici quelques passages ayant particulièrement retenu notre attention.
Dans le « Petit portrait de Lacan en maître zen », cette citation de Lacan lui-même : « Tout le monde n’a pas le bonheur de parler chinois dans sa langue » nous a amené tout naturellement à la réflexion que les Japonais, eux, ont ce « bonheur » par l’intermédiaire des « kanji », ces caractères chinois intégrés dans la langue japonaise et en constituant une part importante et incontournable.

La présentation des écrits de Nakagawa Hisayasu intitulée « La théorie du double éclairage franco-japonais » considérés par leur auteur comme « un essai d’anthropologie réciproque » se propose de trouver « un troisième lieu d’où l’on puisse éclairer (…) les présupposés et les impensés des deux parties ». Cela vient fort à propos nous rappeler l’importance de la symétrie dans les rapports interculturels, tout déséquilibre pouvant être générateur de frustrations.

En outre, nous avons particulièrement apprécié la partie sur Georges Perec intitulée… « Japon mode d’emploi »! Cet auteur, membre de l’OULIPO, est célèbre pour ses recherches sur la langue et ses romans si originaux (La disparition, Les revenentes). On découvre l’importance que le « Petit traité invitant à la découverte de l’art subtil du go » (co-écrit avec Pierre Lusson et Jacques Roubaud) a pu avoir sur la conception du roman « La vie mode d’emploi ».

Le chapitre sur Michel Butor est lui aussi plein d’enseignements sur le plan de la représentation du Japon dans la littérature française. Michaël Ferrier estime que 1967, date du premier voyage de Butor au Japon, est une date importante. Butor « ouvre une porte, ou plutôt fait glisser une cloison, déplie un paravent ». Que ces choses-là sont joliment dites!
Nous y apprenons également que « Butor » est le nom « d’un oiseau tout à fait intelligent, qui séjourne dans les roseaux, « mène une vie solitaire et paisible » mais qui est aussi tourné vers les étoiles sous son appellation latine « butor stellaris », le butor étoilé ».
Ainsi, La Barrrière des rencontres nous permet, outre le plaisir qu’on peut trouver à sa lecture, grâce aux regards de divers auteurs français sur le Japon et à la présentation qu’en fait Michaël Ferrier, de mieux comprendre de nombreux aspects de la culture de ce pays.

Bien évidemment, ce petit texte n’est qu’un aperçu du riche contenu de l’ouvrage et nous espérons que cette présentation vous incitera à le lire.

Christian Bouthier
france-japon.net

Michaël Ferrier est écrivain et professeur à l’Université Chuo de Tokyo ; il collabore à des revues d’art et de japonologie (Art Press, Ebisu, L’Infini…), et est l’auteur de plusieurs textes sur la culture japonaise (La Tentation de la France, la Tentation du Japon: regards croisés (dir.), éd. Picquier, 2003; Le Goût de Tokyo, Mercure de France, 2008; Maurice Pinguet, Le Texte Japon (éd.), Seuil, 2009) et de romans (Kizu, Arléa, 2004; Tokyo, Petits portraits de l’aube, Gallimard [prix littéraire de l’Asie 2005]).

Interview de M. Hirohisa Yoshizawa, le fondateur du Musée Marie Laurencin

Nous vous proposons de regarder une interview vidéo du fondateur du Musée Laurencin, Monsieur Hirohisa Yoshizawa.


Interview de M. Hirohisa Yoshizawa, directeur du Musée Marie Laurencin par Christian Bouthier sur Vimeo.

Il poursuit l’oeuvre de son père qui avait acheté en 1983 son premier tableau de l’artiste. Le musée en possède maintenant 600 oeuvres!
Pour en savoir plus sur le musée, le « Art Land Tateshina Hotel », le parc de sculptures et les environs de l’hôtel, voyez les sites ci-dessous.
Site de l’hôtel en anglais : http://www.hoteltateshina.co.jp/en/index.html
Sur le Musée Marie Laurencin : http://greencab.co.jp/laurencin/museum/emuseum.html
Marie Laurencin sur le site www.culture.fr.
Photos du parc de l’hôtel Art Land Tateshina : album photos

Programme des manifestations scientifiques de la Maison Franco-Japonaise

La Maison Franco-Japonaise nous communique :
Programme des manifestations scientifiques 10/11/2008
Maison Franco-Japonaise
Institut Français de Recherche à l’Étranger
UMIFRE 19 MAE-CNRS   No F-54
* Informations détaillées : http://www.mfj.gr.jp/
* L’accès aux manifestations de la MFJ (séminaire de méthodologie
exclu) est libre et gratuit, dans la limite des places disponibles.

Programme novembre – décembre 2008
Pour voir le programme complet, cliquez sur « lire la suite ».
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APE : PV du Conseil d’Etablissement du 9 octobre 2008

L’APE a publié le procès-verbal du Conseil d’Etablissement du Lycée Franco-Japonais de Tokyo du 9 octobre 2008 sur son site : cliquez ICI.
Le procès verbal est téléchargeable en cliquant sur ce lien.

Parents d’élèves du Lycée franco-japonais : 
réunion de rentrée de l’AF-fcpe lundi 15 septembre 2008

– Les nouveaux horaires en Primaire sont-ils définitifs ?
– Le Lycée franco-japonais va-t-il finalement déménager ?
– La scolarité va-t-elle devenir gratuite pour tous ?
Sur ces sujets comme sur bien d’autres, vous serez certainement bien mieux informé lundi, si vous venez assister à la Réunion de Rentrée de l’AF-fcpe, ce lundi 15 septembre de 8h45 à 10h45 au Lycée franco-japonais (site de Fujimi).
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réunion de rentrée de l’AF-fcpe lundi 15 septembre 2008

Entretien avec Jean-Philippe Rousse de l’IFJT


Entretien avec Jean-Philippe Rousse from Christian Bouthier on Vimeo.

Nous vous proposons aujourd’hui un entretien avec Jean-Philippe Rousse, le directeur des cours de l’Institut Franco-Japonais de Tokyo. Il nous parle de sa mission et de l’évolution de l’Institut ces dernières années.
L’IFJT est un lieu magnifique ou se rencontrent et se brassent harmonieusement les cultures japonaise et française et j’invite toutes celles et ceux qui ne connaissent pas encore l’établissement, son magnifique jardin, sa brasserie et sa médiathèque à venir y passer quelques instants.

Voir la vidéo sur l’Institut (© Chocolat) :

坂倉準三の日仏学院 from chocolat on Vimeo.

Voir l’interview de Jean-Philippe Rousse :

Départ de Mme Françoise Sabban et de M. Bruno Asseray

Un cocktail d’adieu en l’honneur du départ de Madame Françoise Sabban, directrice de la Maison Franco-Japonaise, et de Monsieur Bruno Asseray, directeur de l’Institut Franco-Japonais de Tokyo, était donné hier soir dans le jardin et le restaurant de l’IFJT.
Toutes les personnes qui ont eu affaire à l’un de ces établissements, ces dernières années, ont pu apprécier la compétence, le dévouement et la grande amabilité de ces deux fonctionnaires qui seront très regrettés par la communauté.
Nous leur souhaitons bonne continuation dans leur carrière respective.