Institut français de recherche sur le Japon (UMIFRE 19) à la Maison franco-japonaise – PROGRAMME DÉCEMBRE 2018 – JANVIER 2019

Maison Franco-Japonaise de Tokyo
L’Institut français de recherche sur le Japon (UMIFRE 19) à la Maison franco-japonaise a le plaisir de vous inviter aux manifestations qui auront lieu en décembre 2018 et en janvier 2019.
L’inscription aux événements en janvier sera ouverte le 3 décembre 2018 à 11h.

DÉCEMBRE 2018
Samedi 1er décembre / 17h-19h / salle 601 / en français sans traduction
Séminaire de recherche / Grandeur de Serge Daney, ou pourquoi il reste le meilleur critique de cinéma
[Conférencier] Emmanuel BURDEAU (Mediapart)
[Modérateur] Mathieu CAPEL (UMIFRE 19-MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/01/2018-12-01_serge_daney/

Vendredi 7 décembre / 18h30-20h / auditorium / en japonais sans traduction
À l’occasion du colloque international « Voix, gestes et musique : la séance cinématographique en France et au Japon au temps du muet »/ Projection de Rêves de cinéma, rêves de Tokyo (de Yoshida Kijû, 1995, 52 min, en japonais sans sous-titrage)
* Présentation et entretien avec le réalisateur Yoshida Kijû après la projection
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/07/2018-12-07/

Samedi 8 décembre / 13h-17h20 (colloque) 18h-19h30 (projection) / auditorium
13h-17h20 / Colloque international / avec traduction simultanée / Voix, gestes et musique : la séance cinématographique en France et au Japon au temps du muet
18h-19h30 / Projection / sans sous-titrage ni traduction / projection de films muets des années 1914-1917
* Reconstitution, pour la première fois au Japon, d’une séance de cinéma en France dans les années 1910 avec les boniments et musicien
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/08/2018-12-08_colloque_cinema_mue/
* Programme détaillé  des 7 et 8 décembre (PDF)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/MFJ%20def2.pdf

Lundi 10 décembre / 18h30-20h / auditorium / avec traduction simultanée
Conférence / Passé et avenir de l’utopie chez François Furet
[Conférencier]  Christophe PROCHASSON (EHESS)
[Modérateur] MIURA Nobutaka (Fondation MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/10/moderateur_miura_nobutaka_fond/

Mercredi 12 décembre / 9h30-18h / auditorium et galerie / en français sans traduction
Colloque / JFR 2018 : Journée francophone de la recherche
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/12/20181130_jfr/
* Détail et inscription : https://sites.google.com/site/sciencescopejfr2018/

Jeudi 13 décembre / 18h30-20h30 / auditorium / avec traduction simultanée
Table ronde / Setsuwa et exempla : la narration religieuse médiévale au Japon et en France – Table ronde en mémoire de Bernard Frank
[Intervenants] ABE Yasurô (univ. de Nagoya), Jacques BERLIOZ (CNRS), CHIKAMOTO Kensuke (univ. de Nagoya)
[Modérateur] Jean-Noël ROBERT (Collège de France)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/13/2018-12-13_setsuwa/

Mercredi 19 décembre / 18h30-20h / salle 601 / en français sans traduction
Conférence / Léonard Tsuguharu Foujita, un peintre franco-japonais ?
[Conférencière] Anne LE DIBERDER (Maison-atelier de Foujita, Villiers-le-Bâcle)
[Modérateur] Matthieu SÉGUÉLA (LFIT, UMIFRE19-MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/19/2018-12-19_foujita/
* Inscription : sejt.contact@gmail.com

Jeudi 20 décembre / 18h30-20h30 / salle 601 / en français sans traduction
Table ronde dans le cadre de la Journée du japonisme du LFIT / Japonismes hors frontières : Irlande, Autriche-Hongrie, Amérique
[Intervenants] Viviane LE BERRE (LFIT), Isabelle DERRIENNIC (LFIT), Gilles MASTALSKI (LFIT, Society for the Study of Japonisme)
[Modératrice] Cécile SAKAI (UMIFRE19-MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/20/2018-12-20_lfit/

Samedi 22 décembnre / 16h-18h / salle 601 / en japonais sans traduction
Conférence / Quelle histoire littéraire au XXIe siècle ? Ce que nous disent les traductions entre France et Japon
[Conférencière] Cécile SAKAI (UMIFRE 19-MFJ)
[Modérateur] YASUE Akio (SFJBD)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2018/12/22/2018-12-22_traduction_21e_siec/

JANVIER 2019
* L’inscription aux événements en janvier sera ouverte le 3 décembre à 11h

Vendredi 18 janvier / 18h30-20h30 / auditorium / avec traduction consécutive
Conférence du lauréat du prix Shibusawa-Claudel, 35e édition/ Les Aïnous aujourd’hui : reconstruction identitaire et socioculturelle de l’autochtonie
[Conférencier] Lucien-Laurent CLERCQ (univ. de Hokkaidô)
[Modérateur] Jean-Pascal BASSINO (UMIFRE 19-MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2019/01/18/2019-01-18/
Vendredi 25 janvier / 12h30-14h / salle 601 / en anglais sans traduction
Lunch Seminar on Japanese Economy and Society / Demographic Aging and Fiscal Sustainability in Japan : What to Tackle? Social Security Reform and Macroeconomic Projection
[Speaker] KITAO Sagiri (University of Tokyo)
[Moderator] Jean-Pascal BASSINO (UMIFRE 19-MFJ)
https://www.mfj.gr.jp/agenda/2019/01/25/2019-1-25_ls_kitao/

L’accès aux manifestations décrites ci-dessus est libre et gratuit (sauf mention contraire), dans la limite des places disponibles. Merci de vous inscrire depuis la page Agenda de notre site web.
Diffusé par :
Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise
3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo 150-0013
Accès : http://www.mfj.gr.jp/acces/

Extrait de la lettre du GIS-Réseau Asie et Pacifique, septembre 2017 : Les Aïnous

Les Aïnous, peuple aborigène du Japon, face aux défis de la reconstruction identitaire

par Lucien-Laurent Clercq, maître de conférences invité à l’université de Hokkaidô, département des Médias et de la Communication, docteur en anthropologie sociale et ethnologie (EHESS)

La population aborigène aïnoue s’élève aujourd’hui officiellement à environ 25 000 personnes (les données officieuses portent cependant ce chiffre à 250 000 individus), dans un archipel japonais comptant 127,3 millions d’habitants. La grande majorité de ses membres réside à Hokkaidô, la deuxième plus grande île du Japon, peuplée de 5 700 000 habitants et s’étendant sur 83 500 km² en incluant ses terres irrédentes, les fameux territoires du Nord réclamés à la Russie par le Japon (hoppô ryôdo, comprenant les quatre îles Kouriles les plus méridionales : Kounachir, Itouroup, Chikotan et l’archipel des îles Habomai). Il existe également une diaspora aïnoue dont les membres se sont installés dans les principales agglomérations urbaines à travers Honshû pour y chercher du travail et fuir une discrimination longtemps endémique (environ 10 000 personnes vivraient aujourd’hui dans l’agglomération de Tôkyô).

Jusqu’à son annexion par le gouvernement de Meiji en 1868, ce grand territoire septentrional était connu du nom d’Ezo-chi, la terre des Ezo, une région étrangère peuplée par de mystérieux sauvages, dont la pointe la plus au Sud clôturait la lointaine bordure du jeune régime politique moderne japonais. Les rapports entre les Shamo (terme vernaculaire désignant les Japonais) et les Autochtones peuplant cette vaste étendue, qui se nomment eux-mêmes « Ainu » (les hommes) par opposition aux Kamuy, les divinités animistes de leur panthéon, et appellent leur terre Ainu moshiri (la terre des hommes, qui incluait jadis le nord de Honshu, Hokkaidô, les îles Kouriles, Sakhaline et la pointe du Kamchatka), s’inscrivirent longtemps, du point de vue nippon, dans la logique du ka i chitsujo, un système hérité de la Chine ancienne, puis repensé afin de s’adapter au modèle insulaire. Il s’articulait autour d’un centre civilisé et de sa périphérie faite d’une multitude de peuples barbares, dont le degré de sauvagerie s’amplifiait avec l’éloignement. En se basant sur cette situation particulière, certains spécialistes de l’historiographie japonaise ont positionné les Aïnous au même niveau que d’autres ressortissants de pays étrangers, au premier rang desquels figuraient d’importants partenaires commerciaux comme la Corée ou le Royaume des Ryûkyû, eux aussi colonisés par le passé. Ainsi, dès le début des relations entre les deux ethnies, les gens d’Ezo, regroupés en tribus de pêcheurs-chasseurs-cueilleurs, ne sont jamais apparus comme des membres du territoire national, même s’ils n’étaient pas non plus les ressortissants d’un pays tout à fait étranger, en raison de leur proximité géographique et de l’important négoce maritime qu’ils avaient institué entre plusieurs pays.

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