Allergie au pollen au Japon : se soigner et guérir

Depuis quelques semaines, je suis régulièrement suivi à l’hôpital Kamio, près de la station Shin Ochanomizu (Tokyo) pour une allergie déjà ancienne au pollen de cèdre japonais. C’est une amie qui m’a recommandé cet établissement car un des médecins est le Docteur Saito qui a découvert ce phénomène affectant des dizaines de millions de Japonais.

J’ai commencé un traitement de désensibilisation qui devrait durer 2 à 3 mois et, si je fais partie des 70% du taux de réussite de ces soins, je devrais être débarrassé définitivement des effets de l’allergie. Rendez-vous en février-mars pour les résultats.

Mercredi, juste avant la consultation, j’ai déjeuné avec Emmanuel que je connaissais déjà par son blog et plusieurs réseaux sociaux mais n’avais pas encore rencontré. Je profite de ce petit article pour faire un peu de pub pour le service Actu Japon qu’il a lancé il y a quelques mois. C’est un résumé quotidien en français de l’actualité japonaise envoyé par courriel aux abonnés.

Une vaste mascarade! Allergie au pollen

Depuis de nombreuses années, le Japon est le théâtre d’une vaste mascarade de fin janvier à mi-mai.
C’est en effet la saison où l’on voit le plus de Japonais porter un masque blanc pour se protéger du pollen de cyprès du Japon flottant dans l’air ambiant.
Pourquoi donc se protéger?
On vous dira ici que c’est à cause de l’allergie au pollen ( 花粉症 kafunshô), la dénomination que l’on a choisie pour masquer une réalité reconnue scientifiquement mais bien gênante. En effet, c’est surtout le mélange du pollen avec les fines particules ( 粉塵 funjin) contenues dans les gaz d’échappement qui est allergène (ce qui ne veut pas dire que les allergies uniquement au pollen n’existent pas). Des études épidémiologiques (dont je n’ai malheureusement plus les références mais la NHK y avait consacré 3h de programme il y a déjà plus de 10 ans) l’ont montré, c’est dans les villes et le long des axes routiers que se développent les pathologies.
Alors pourquoi continue-t-on à appeler cela « allergie au pollen » et non « allergie au pollen et à la pollution »? Sans doute, est-ce bien pratique. Le pollen est une chose naturelle, n’est-ce pas… pas la pollution. Tout comme dans le célèbre roman d’Orwell 1984, en supprimant le mot, on supprime le concept. Joli tour de passe-passe.

Mais ce n’est pas tout… Le fait qu’il y ait autant de pollen n’est pas naturel en lui-même. On a en effet planté trop d’arbres de la même essence pour en faciliter l’exploitation mais sans penser (?) que cela aurait des conséquences sur l’homme.