Haute technologie japonaise : mauvaises comparaisons !

Ils sont comiques, ces Japonais! Quand on visite la Tour de Tokyo, on peut lire sur les dépliants qu’elle est plus haute que la Tour Eiffel. C’est vrai, mais c’est surtout l’antenne qui est plus haute. Et ne parlons pas de la technologie des alliages qui était déjà très différente plus de 50 ans après celle utilisée pour la construction de la française! Bref, on ne peut pas vraiment dire qu’ils aient fait mieux dans ce domaine.
Aujourd’hui, je lis dans la presse que le PDG de la société JR (l’ancienne compagnie nationale de trains japonais) a rappelé que les trains à grande vitesse japonais n’ont pas été impliqués dans un seul accident mortel depuis leur première mise en service en 1964 et que la technologie du Shinkansen est plus économique que ses concurrentes.
Plus économique, peut-être, mais le nombre des accidents mortels, même s’il est vrai, laisse entendre que le Shinkanse est plus sûr que ses concurrents alors que le TGV, pour n’en citer qu’un, peut circuler sur l’ensemble du réseau français « ordinaire » et une partie du réseau européen. « Ordinaire » veut dire ici qu’il ne s’agit pas du réseau à grande vitesse bénéficiant de l’encadrement de clôtures assez élevées. Le Shinkansen, lui, circule entre « deux murs ». Comparons ce qui est comparable, M. le PDG! Cet argument, vous nous le ressortez à chaque nouveau marché potentiel.
Un point positif pour le Shinkansen : il est propre! Parce que le TGV… (voir ici) Oh, on me dira que je suis mal tombé… Mais de toute façon, là, nous ne parlons plus de technologie!
On souhaite bonne chance au Shinkansen malgré les « vraies » déclarations de son PDG et aussi bonne chance au TGV ! Qui emportera le marché? Y aura-t-il un 3e larron? La bataille de pots de vin aura-t-elle lieu?

« J’ai envie de me marier avec un Français! » dit-elle…

Hier soir, dans le train, je m’asseois comme d’habitude et au bout d’un moment, je sens sur la droite un regard posé sur moi. Je tourne la tête et une Japonaise (moins de 30 ans, je pense) me dit de but en blanc : « Ah il y a toujours plein d’étrangers qui m’adressent la parole! Je croyais que vous alliez me parler. »
Notez bien que c’est elle qui m’adresse la parole… (en japonais) et qui me fixait (je le sentais). J’étais assis sur le rebord de la banquette, donc un peu vers l’avant, justement pour ne pas être collé à mes voisins.
Nous échangeons quelques mots, elle me dit qu’elle habite à M., moi que j’y travaille et puis elle continue à me raconter plusieurs anecdotes d’étrangers lui ayant demandé leur chemin et que ça lui arrive très souvent dans la vie.
Je lui dis que j’enseigne le français et elle : « Oh, j’ai envie d’étudier le français! Je veux étudier le français avec vous! »
Puis, elle ajoute : « Je voudrais me marier avec un Français! »
Je lui réponds : « Oh, vous savez, les mariages internationaux ne sont peut-être pas toujours faciles… Les difficultés peuvent venir des différences culturelles et du fait qu’on se connaît mal soi-même et qu’on ne connaît pas ses réactions dans diverses situations à l’étranger, etc. »
Elle a un air incrédule…
Nous sommes descendus ensemble, elle, elle changeait de train, et moi, je rentrais à la maison.
Elle avait l’air bien sympathique, cette jeune fille. Finalement, c’était plutôt agréable d’échanger quelques mots même si tout cela était bien superficiel…
Je me demande si elle a rencontré un Russe dans le train suivant et lui a dit la même chose…

Ondekoza – 鬼太鼓座 – groupe de percussions japonaises

Ce soir, j’ai assisté au fabuleux spectacle du groupe Ondekoza – 鬼太鼓座. C’est la 3e fois et je ne m’en lasse pas. Ces gars-là sont capables de courir 30 kilomètres à un rythme d’enfer -normal, ce sont des Onis! et de frapper les taikos (tambours japonais) comme des forcenés. Le spectacle était même assorti d’un numéro de kendama à un rythme endiablé.
Même si vous avez déjà vu -et entendu- des spectacles de percussions japonaises, allez voir Ondekoza! C’est le top du top. Et même si vous l’avez déjà vu, vous pouvez y retourner, ils changent régulièrement leur programme.

Site : http://www.ondekoza.com/
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Copyright photos ondekoza.com

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La langue japonaise et moi

Je viens de publier ce petit texte racontant un peu ma « relation avec la langue japonaise » sur mon site professionnel.

« Une soudaine immersion dans la langue japonaise et sa culture à partir de 1982, date de mon arrivée au Japon pour me perfectionner en arts martiaux, a provoqué un déclic en moi. Je me suis en effet découvert une véritable passion pour la langue japonaise que j’avais commencé à apprendre avec un ami japonais à Bordeaux avant mon départ pour le Japon.

Cette passion pour une langue -et même des langues, je l’ai probablement héritée de mon père, qui parlait et lisait couramment l’allemand et l’espagnol ainsi que de mon professeur d’italien, M. Radé, qui excellait dans l’art de mettre la langue et la civilisation en relation.
Pour me perfectionner, j’ai d’abord suivi des cours particuliers de japonais au Japon que j’ai voulu compléter et bonifier par un cursus à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales à partir de 1984. Ces études m’ont mené à l’obtention d’une maîtrise en 1989, avoir passé en 1988 une licence de japonais avec option interprétariat et traduction.

Il y avait à l’INALCO de l’époque trois cursus et, toujours emporté par ma passion, je m’étais inscrit à la presque totalité des UV pour les finaliser tous les trois. En fin d’études, il ne me manquait qu’une UV (”kanbun” et “relations internationales”) pour obtenir les diplômes dans chacun des deux autres cursus.
Ceci a constitué une base honorable pour continuer à approfondir mes connaissances sur le Japon, démarche qui n’a jamais cessé depuis.
En parallèle à cette formation intensive de japonais, en France et au Japon, j’ai pratiqué l’anglais, en autodidacte et pour le plaisir, et également avec des amis américains et anglais en “échange” chaque semaine. “Pour le fun”, j’ai obtenu 875 points au TOEIC en 2000, ce qui n’est pas extraordinaire en soi mais n’est pas non plus déshonorant pour un “amateur” de la langue anglaise.
J’ai effectué mes premières missions d’interprétariat dans les années 80.

Après une période de recherche intensive et de formation dans le domaine de la didactique du FLE (Français Langue Étrangère), assortie de quelques expériences de formateur de formateurs, je me suis de nouveau réinvesti dans le japonais.
Actuellement Maître de Conférences à l’université Seitoku depuis 1993, mes recherches portent notamment sur la place des radicaux de sinogrammes dans la langue japonaise et son enseignement.
Parfaitement intégré dans la société japonaise, j’ai des occasions quotidiennes de pratiquer la langue et d’affiner ma compréhension de la culture japonaise qui sont autant de facteurs me permettant d’effectuer au mieux les missions d’interprétariat qui me sont confiées. »

Amélioration de la vitesse d’affichage de france-japon.net

De nombreuses personnes m’ont fait remarquer il y a quelques semaines, voire quelques mois, que le portail était très lent à s’afficher. Après avoir analysé le problème, j’ai découvert que les coupables étaient le « theme » (design) utilisé qui comportait quelques anomalies ainsi que certains plugins très mémorivores.
J’ai également allégé la page d’accueil en supprimant quelques liens, quelques images et des widgets.
Le résultat est au rendez-vous : le site se charge maintenant assez vite et le confort de navigation est excellent.
De plus, toutes les erreurs de validation sont maintenant résolues et vous pouvez le vérifier en allant sur le site http://validator.w3.org, ou en cliquant ici.
Le résultat « This document was successfully checked as XHTML 1.0 Transitional! » s’affiche sur un beau fond vert !! 🙂
Prochaine étape : amélioration du référencement!

La crise ne touche pas tout le monde et ceux qui ne sont pas touchés s’en foutent pas mal!

La soi-disant « Association des Français du Japon » qui n’est en fait – et n’a toujours été- QUE l’Association des expats à gros salaires de Tokyo (comprenez minimum 1500000 yens/mois, logement compris, c’est à dire environ 8% seulement de la communauté française du Japon), organise une fête intitulée « Tokyo sur Marne », « Gala de la crise ». Pour plus de renseignements, voir le site de l’AFJ.
Ceux dans la communauté qui ont des difficultés grandissantes dues à la crise seront ravis de l’apprendre, comme ils seront ravis de débourser 10000 yens pour cet événement.
Décidément, l’AFJ, c’est vraiment le comité des fêtes! L’inénarrable association s’enfonce encore un peu plus… dans son ignorance crasse de la grande majorité de la communauté française du Japon, de ses soucis et de ses besoins et « l’excellent » ambassadeur lui emboîte le pas puisque c’est « sous son patronage » que la fête est organisée.
Merci de faire oublier la crise! Il suffisait de faire une fête!
Au fait, la caisse de secours de l’AFJ (plus de 10 millions de yens!), elle va servir pendant la crise?