Le parc de Ueno à Tokyo : les SDF

Le parc de Ueno présente de multiples aspects. Outre le zoo, les musées, la salle de concert, il y a aussi les SDF avec leurs abris de cartons et de bâches bleues répartis un peu partout sous les arbres. Hier, il y avait une distribution de nourriture organisée par une ONG. Où l’on voit que même les SDF sont disciplinés au Japon. Il suffit de regarder les files d’attente.

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Les poubelles au Japon

Voici un système assez répandu de dépôt des poubelles dans la rue (ici, dans le quartier de Setagaya) à Tokyo. Le filet de protection évite que les corbeaux éventrent les sacs. Le petit panneau situé au dessus indique les jours de ramassage et le type d’ordures. Les recyclables (verre, boîtes de conserve, journaux et magazines, cartons) : le jeudi. Les combustibles : le mercredi et le samedi. Les non-combustibles : le lundi. Les objets de grande taille doivent être enlevés par les services spécialisés de la mairie de l’arrondissement de Setagaya. Il faut téléphoner au préalable et acheter des tickets spéciaux qu’on collera sur les objets à jeter.

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Campagne de défense des droits de l’homme au Japon

Aujourd’hui, je suis passé à une antenne du Ministère de la Justice pour prendre des documents. On me les a remis dans une enveloppe avec ce logo

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assorti de la mention « Développons la conscience des droits de l’homme ». En recherchant sur Google, j’ai trouvé ce site qui donne des explications. Chaque antenne du Ministère possède une section chargée de la défense des droits de l’homme. Des campagnes sont ainsi organisées sur ce sujet au niveau national mais aussi local.

Campagne anti-mégots à Tokyo

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Ce matin, on m’a donné des mouchoirs en papier à la sortie d’une gare. Je les ai acceptés avec plaisir car il s’agissait d’une campagne anti-mégots. D’autres campagnes sont dirigées contre les personnes qui fument en marchant. Certains trottoirs portent cette signalisation:

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Parfois, les images se veulent plus frappantes comme sur ce site.

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Tituber… mais sur le quai!

Hier soir, en rentrant d’un pas mal assuré après une soirée arrosée, que vois-je sur le quai de la gare?
Cette affiche qui me rappelle que, si je titube, je dois rester sur le quai!
J’aime bien l’expression « chidori ashi » 千鳥足 qui signifie « le pas du pluvier ». Elle est assez poétique et très expressive pour qualifier la façon de marcher d’un homme ivre à la manière du petit échassier.
Il y a aussi un jeu de mot avec platform (le quai). Il est écrit « furattohoome » ふらっとホーム, furatto signifiant « en déséquilibre » ce qui renforce encore l’expression « chidori ashi ».

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En dehors des heures d’affluence : Zurekin !

À la sortie d’une gare, on m’a donné un petit papier avec cette image et plein d’explications. Il y a en ce moment une campagne d’incitation à faire du « zurekin », c’est à dire à prendre le train en dehors des heures d’affluence. Espérons que ça produise des effets parce que plus bondé que les trains japonais ça doit pas être possible! La sardine verticale, vous voyez ce que je veux dire?

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Les crottes de chien sur les trottoirs au Japon!

Eh bien, justement, il n’y en a pas! Ou rarement.
Tous les propriétaires de chiens promènent leur toutou armés d’une pelle, de papier toilette (ou de journaux) et dès que leur compagnon fait ses besoins, ils les ramassent et les mettent dans une poche en vinyle. Les plus habiles glissent un morceau de journal sur le trottoir dès que Médor se met en position de déféquer et hop! il n’y a plus qu’à plier et ranger. On torche même le postérieur de l’animal.
Un exemple à suivre en France. Les trottoirs et les parcs ne sont pas des toilettes publiques!

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Les nuisances sonores au Japon

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Ce matin, à la sortie de la gare de Matsudo, mes tympans ont été violemment agressés par un discours amplifié à outrance par des hauts-parleurs. Ça m’a rappelé qu’il y a une quinzaine d’années, je m’étais intéressé à une association qui s’appelait « Sôon Kôgai wo Kangaeru Kai » 騒音公害を考える会 . Ses responsables m’avaient invité à participer à leurs réunions qui se tenaient à Yokohama. C’était à l’époque trop loin pour moi et j’étais bien trop occupé pour m’y rendre. Ils avaient eu la gentillesse de m’envoyer des auto-collants dénonçant les nuisances des hauts-parleurs.
Il est pour le moins désagréable d’être constamment dérangé par des bruits variés de camionnettes annonçant la vente de tel ou tel produit ou la collecte de vieux appareils. Et quand, comme cet après-midi, le bruit des hauts-parleurs d’un marchand de gyôza 餃子 réveille la petite qui vient de s’endormir en débitant la totalité de son menu, la colère monte…
Bien sûr, il y a aussi le vendeur de tôfu qui souffle dans sa mini trompette, mais ce bruit discret, très « exotique », n’est pas dérangeant.
Autrefois, en France, on entendait le rémouleur, le brocanteur ou le vitrier crier dans la rue et cela restait d’un niveau supportable. Mon grand-père nous amusait beaucoup car il excellait dans l’imitation de ces artisans ambulants: « On raccommode les parapluies… faïences, porcelaines… tous les objets cassés, brisés… les marbres et les antiquités! Peaux de lapins! » C’était chanté, avec un accent de faubourg très drôle… il manque la musique… Tiens, faudra que je fasse un podcast comme dans le blog « Comme ca du Japon » pour vous donner une idée.
Heureusement, certaines villes, comme Hamamatsu, limitent l’usage des hauts-parleurs. Mais le problème est encore loin d’être résolu et le pire, c’est au moment des élections! Et là, je trouve ça particulièrement grave parce que ce sont des hommes politiques qui polluent notre -relatif- silence.

La ronde de nuit – 防災パトロール

Tous les soirs, vers 20h30, j’entends passer la ronde de nuit (bôsai patorooru 防災パトロール ) de notre quartier. Ce sont des bénévoles qui rappellent aux habitants quelques règles élémentaires de sécurité, notamment le risque d’incendie et les mesures de précautions indispensables. L’un est muni d’un porte-voix, l’autre de deux morceaux de bois qu’il frappe l’un contre l’autre. Le simple bruit des bois frappés rappelle instantément à la vigilance par une sorte de réflexe conditionné. Dommage que la photo soit sous-exposée à cause des bandes réfléchissantes des gilets…

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