Petite compilation d’articles d’Antoine Bouthier sur le Japon et publiés depuis mars 2011

NB : Liste non-exhaustive et datant déjà de quelques mois.

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17 éléments publiés « depuis un mois » avec le(s) mot(s) ou expression(s) « bouthier » dans « tout l’élément » et classés par « pertinence ».

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| 1 – Brève De faux appels au don pour les victimes du séisme circulent sur Internet
LEMONDE.FR | 16 mars 2011 | Antoine Bouthier | 255 mots
Au Japon, il n’y a eu ni mouvement de panique ni pillages après le séisme du vendredi 11 mars, comme on a pu le voir ailleurs dans le monde lors de catastrophes naturelles majeures. En revanche, alors que le bilan des victimes du tsunami ne cesse de croître, les arnaques au don commencent à envahir…

| 2 – Japon : le gouvernement appelé à plus de transparence
LEMONDE.FR | 14 mars 2011 | Antoine Bouthier | 518 mots
« M-9 » : c’est désormais le nom qu’utilisent les journaux nippons pour évoquer le séisme qui a dévasté le nord-est du Japon, en référence à la dernière réévaluation de sa magnitude. Dans la presse japonaise, les éditorialistes appellent aujourd’hui à la mobilisation de chacun, ne serait-ce qu’en…

| 3 – Japon : dans les refuges, les personnes âgées survivent difficilement
LEMONDE.FR | 17 mars 2011 | Antoine Bouthier | 468 mots
Alors qu’elles étaient transportées en direction d’un refuge à Miyagi, à environ 40 km au sud de la centrale de Fukushima, quinze personnes âgées sont mortes jeudi 17 mars au matin, dans un état de fatigue et de stress extrême, rapporte le quotidien japonais Mainichi Shimbun.

| 4 – A Fukushima et à Sendai, la solidarité sur les réseaux sociaux
LEMONDE.FR | 15 mars 2011 | Antoine Bouthier | 489 mots
Sous les mots-clés #save_fukushima ou #jishin (« séisme » en Japonais), les messages émanant de la région touchée par les radiations pleuvent sans discontinuer. Les communications téléphoniques sont mauvaises et les habitants de Fukushima vivent au rythme des coupures d’électricité.

| 5 – Nucléaire : la presse japonaise critiquée
LEMONDE.FR | 21 mars 2011 | Antoine Bouthier | 503 mots
« Twitter et la BBC. » C’est souvent la réponse obtenue lorsque l’on interroge les Japonais sur leur manière de s’informer sur la crise nucléaire. La presse japonaise, largement dépendante de la communication du gouvernement et de Tepco, la principale compagnie d’électricité du pays, a été fortement…

| 6 – Fukushima : le gouvernement accusé d’avoir minoré le niveau de gravité à cause des élections locales
LEMONDE.FR | 12 avril 2011 | Antoine Bouthier | 542 mots
« Le Parti démocrate a certainement retardé l’annonce du reclassement du niveau de gravité pour attendre la fin les élections, qu’il a d’ailleurs perdus. Je réclame plus de transparence. » Ce message, envoyé sur Twitter par @pukuma, un habitant de la préfecture de Shimane, dans le sud du Japon, n’est…

| 7 – Entretien Fukushima : « Il faudra des mois avant de rétablir la situation »
LEMONDE.FR | 11 avril 2011 | Antoine Bouthier | 563 mots
Depuis le 11 mars, le Japon est embourbé dans une crise nucléaire sans précédent. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) estime aujourd’hui que le « pire est passé » mais qu’il faudra encore « des semaines, voire des mois » avant que la situation soit stabilisée à la centrale.

| 8 – Synthèse La nourriture japonaise contaminée retirée du marché
LEMONDE.FR | 21 mars 2011 | Antoine Bouthier, avec AFP | 570 mots
La découverte d’épinards contaminés, à 120 kilomètres de la centrale endommagée de Fukushima, était inattendue. Les taux de radiation qu’ils contiennent sont 27 fois plus élevés que les standards autorisés, rapporte l’agence de presse Kyodo.

| 9 – Synthèse Nucléaire : le Japon avait été alerté d’irrégularités à Fukushima
LEMONDE.FR | 22 mars 2011 | Antoine Bouthier | 604 mots
Le 7 février, un mois avant le séisme et le tsunami qui ont endommagé la centrale nucléaire de Fukushima, l’agence de régulation nucléaire japonaise a autorisé le maintien pendant 10 années supplémentaires du plus ancien des six réacteurs de la centrale, malgré des avertissements concernant sa…

| 10 – La crise nucléaire, une épreuve difficile pour la diplomatie française au Japon
LEMONDE.FR | 1 avril 2011 | Antoine Bouthier | 649 mots
Garder la face vis-à-vis des autorités nippones tout en revendiquant ses propres orientations, guidées par le « principe de précaution », s’avère un exercice diplomatique difficile. C’est dans ce contexte délicat que Nicolas Sarkozy s’est exprimé à Tokyo, jeudi 31 mars.

Voir aussi la 2e page sur le site du Monde.

Opération chirurgicale : ça fait mal… au portefeuille !

Je dois me faire opérer courant juin et dois donc me faire hospitaliser pendant une semaine environ m’a annoncé la ravissante chirurgienne qui m’a examiné.
J’ai demandé à l’infirmière combien coûtait une chambre particulière. Réponse : 40000 yens par jour! Ils ont aussi des chambres sans douche, juste un lavabo, à 17000 yens mais elles sont rarement disponibles.
« Et les chambres ordinaires comprennent combien de lits?
– 8 lits… »
Alors j’ai dit : « Bon je prends seulement 2 ou 3 jours de chambre particulière et après, je voudrais être transféré dans une chambre ordinaire… »
Réponse de l’infirmière au bout du fil :
« Monsieur, nous ne pouvons pas vous garantir que nous pourrons vous changer de chambre en cours d’hospitalisation.
– Ah bon? Alors, je sortirai au bout de 3 jours, tant pis! Je signerai une décharge » ai-je répondu!

Voilà ce que j’avais écrit hier.
Aujourd’hui, nouvelle consultation, cette fois avec un jeune chirurgien très sympa qui me dit que dès le lendemain de l’opération certaines personnes sont déjà en train de trotter dans les couloirs et donc que la durée d’hospitalisation peut être considérablement réduite. Notez bien le « certaines personnes ». Ça dépend quand même de leur état…
Donc, si mon état est satisfaisant, ça m’arrange bien parce qu’à ce tarif je me voyais pas rester plus de 3 jours! Enfin… j’ai pas eu tout le détail des prestations, j’aurai peut-être droit à des « private dances » chaque soir…
Ensuite, revue de détail avec l’infirmière qui me dit que « pas de problème pour l’attribution d’une chambre mais qu’on ne pourra pas me la garantir vu que cela dépend des admissions en urgence. » Vu comme cela, c’est parfaitement compréhensible. Je ne voudrais pas qu’on laisse à la porte, dans l’ambulance, un pauvre diable ayant besoin d’un lit par ma faute. Le Japon a défrayé la chronique ces dernières années pour avoir refusé aux urgences des malades. Certains en sont même morts.
Bref, c’est la veille de l’hospitalisation qu’on me téléphonera pour m’annoncer mon sort. Génial, hein!
Je m’attends à quelque chose du genre : « Ah ben… on n’a plus que des chambres à 80000 yens/jour. J’ai vu la grille des tarifs aujourd’hui, il y en a ! À ce prix-là, on doit avoir la revue du Crazy Horse et son équipe au grand complet!

E-tax au Japon : les impôts par internet pour un résident étranger…

Aujourd’hui, je suis allé à la mairie de l’arrondisssement d’Arakawa (Tokyo) pour demander un document nécessaire pour effectuer sa déclaration d’impôts par internet.
C’est le Centre des Impôts du même Arakawa-ku qui m’avait indiqué que je devais tout d’abord me procurer un « certificat électronique (denshi shômeisho) » avant de poursuivre les formalités d’inscription sur leur site. Les gars du centre des impôts, étaient, comme d’habitude, très sympas et serviables. Si si, je fayote pas, je le pense! Ils s’étaient même mis à trois pour me rassembler la documentation.
Pour un citoyen japonais, c’est un papier facile à obtenir à la mairie moyennant la modique somme de 500 yens et l’attribution d’une carte à puce contenant ses données personnelles. Mais lorsque je me suis adressé au guichet, on m’a gentiment redirigé vers le bureau des étrangers.
Là, un monsieur fort sympathique, lui aussi, nous a bien expliqué que les étrangers devaient en fait s’adresser à un organisme privé, dont il ne pouvait pas dire le nom (devoir de réserve et service public obligent). Mais il s’est empressé de nous dire également que, d’après ses infos, le montant à régler à cette prestation d’une société privée -dont nous ne connaissons pas encore le nom- était assez élevé puisqu’il serait de l’ordre de 25000 yens! Non, n’écarquillez pas les yeux, et ne me dites pas que je me suis trompé d’un zéro! Bon, c’est que ce monsieur nous a dit, n’est-ce pas? Pour l’instant, je n’ai pas vérifié l’info…
Mais comme l’a gentiment ajouté notre interlocuteur : « Ça fait quand même une grosse différence, hein! » Oui, c’est même totalement dissuasif!
Ça vous donne pas envie d’en savoir plus, vous? Moi, si!! Et je pense même qu’il s’agit purement et simplement de ségrégation.
J’allais oublier…. Il paraît que le nom de l’organisme qui gère l’attribution des cartes à puces pour étrangers se trouve sur le site web… de l’Agence Nationale des Impôts! Tiens, pas de devoir de réserve dans ce cas??
L’autre jour, j’avais dit aux gentils fonctionnaire du Centre des Impôts d’Arakawa-ku que je leur ferai un petit retour d’info après ma visite à la mairie. Ils vont être servis !

25 mai 2010 : modification/ajout

J’ai trouvé ceci sur le site de http://www.debito.org/?p=1014 :

« … Foreigners, however, do not have a kihon daicho and therefore cannot get a Y1000 signature. After some research, the NTA suggested going to a commercial source of compatible electronic signatures, Miroku joho service ( mjs.co.jp ) which charges Y32,550 for the same service… »

De nombreux habitants d’Okinawa se plaignent de la délinquance, du bruit et de la pollution liés selon eux aux bases

Lu dans l’Express (ici) : De nombreux habitants d’Okinawa se plaignent de la délinquance, du bruit et de la pollution liés selon eux aux bases.

On les croit ! (ironie) Le Japon est un pays très bruyant, très pollué et peu de Japonais s’en plaignent. Et puis, les Japonais sont aussi des délinquants…
Pourtant, depuis quelques années, on a l’impression en lisant la presse qu’il n’y a de délinquance qu’américaine à Okinawa. Tout comme, toujours d’après les médias, on a parfois l’impression que la délinquance n’est que due aux étrangers au Japon en général.
Bref, ces soi-disant arguments contre les bases américaines ne sont qu’un prétexte pour rejeter les Américains! Ça crève les yeux.
Ceci dit, ça fait un bail qu’ils sont là… Qui va les remplacer? Les Japonais eux-mêmes ou… les Chinois?
Je le disais déjà dans les années 80 : « Je partirai du Japon avec le dernier soldat américain. » Et même peut-être avant.

Safety Network Crisis : émissions spéciales de la NHK

Il y avait une émission très intéressante sur la NHK ce soir.
セーフティーネット・クライシス vol.3
しのびよる貧困 子どもを救えるか
http://www.nhk.or.jp/special/onair/091004.html
Les intervenants ont parlé des problèmes d’éducation des enfants en focalisant sur la paupérisation et ses conséquences sur les familles ayant des enfants à éduquer. On dirait que le vent a tourné à la NHK aussi…
D’après leurs chiffres, un enfant japonais sur sept est touché par la pauvreté. C’est un chiffre énorme pour une puissance économique comme le Japon! Avec pour conséquences, par ex., des enfants sous-alimentés, partant à l’école le ventre vide, beaucoup d’autres (ou les mêmes) n’allant pas chez le médecin alors qu’ils ont de la fièvre et même pas gardés -ni récupérés- par leurs parents car ceux-ci doivent aller à la kaisha (l’entreprise) pour ne pas se faire virer.
Vraiment très bonne émission, sans fard, sans langue de bois.
Surtout, les enfants étaient placés au centre des problèmes, pour le présent, pour l’avenir, ce qui, évidemment, est une excellente approche.

Extrait de la page du site présentant l’émission :
« 経済危機が深刻化する中、大量解雇の波は、非正規労働者ばかりか正社員にまで及んでいる。世帯主の失職の影響から、いま「子どもたちのセーフティーネット」が危機に瀕している。

OECDは、日本の「子どもの貧困」が際立って加速していると警告した。給食費や教材費が払えず小中学校への通学も難しくなったり、貧困から高校を中退せざるを得ない子どもが急増している。背景には、日本の社会保障制度が「正社員」を前提に設計されたまま、抜本的な見直しが行われていない点がある。子育て世代に当たる20代〜40代の、4割近くが低所得の非正規労働者であるにもかかわらず、子どもの医療費、教育費、住宅費、食費等の負担は、正社員家庭と同じく一律に求められ、貧困に拍車をかけているのだ。

子どもたちの「健全な育ち」を保証する「人生前半の社会保障」を築くには、どのようにセーフティーネットを張り替えていけば良いのか。番組では、日本の子どもたちの現状を検証し、さらにフィンランドなどの先進的な取り組みも紹介しながら、子どもたちのための社会保障・セーフティーネットのあり方について考えていく。 »
J’en remets une couche sur les Jeux Olympiques… Les sommes folles englouties par la municipalité de Tokyo pour la promotion de la ville, c’était vraiment pas la priorité de Tokyo. Si on ne fait pas grand choses pour les SDF, au moins qu’on s’occupe des enfants en difficulté.
Bon, ceci dit, que fera le Brésil?? Les enfants des favelas (bidonvilles brésiliens) auront-ils des billets d’entrée gratuits pour les JO ?

Le syndrome de Münchausen : maltraitance sur ordonnance

Je ne compte plus le nombre de parents qui m’écrivent pour me faire part de leurs problèmes suite à une séparation ou un divorce. Les associations sos-parents-japan.org et sos-papa, en collaboration étroite avec le réseau associatif Oyakonet (18 associations japonaises!) font un excellent travail de lobbying pour essayer de faire changer la loi sur l’autorité parentale au Japon.
En effet, la loi au Japon ne reconnaît l’exercice de cette autorité qu’à un seul parent, ce qui conduit fréquemment à des abus de la part du parent auquel elle a été attribué, avec pour corollaire l’impossibilité pour l’autre parent de continuer à voir régulièrement son enfant.
Notez bien, j’écris « parent » mais il s’agit à 90% des pères qui sont privés de droit de visite à leur enfant suite à un divorce. Et ceci ne touche pas les étrangers mais la très grande majorité des divorcés japonais.
Notez bien, j’écris « parent » mais il convient d’insister sur le fait que LES ENFANTS sont ainsi privés de leurs droits élémentaires de voir leurs 2 parents, et, dans le cas d’un parent étranger, sont également privés d’un pan entier de leur famille de « l’autre pays » ainsi que de sa langue et sa culture.

Oui, cela paraît inconvevable pour un Français mais c’est ainsi que ça se passe au Japon en 2009!

Un des aspects de ce problème me semble être ce que l’on appelle « Le syndrome de Münchausen ». Il a été décrit par les médias (y compris les médias japonais, il y a déjà quelques années) mais la compréhension de son mécanisme n’est sans doute pas entrée dans les esprits. Il touche en effet à des tabous, notamment celui de l’amour maternel, qui le rendent difficile à déceler, y compris pour le corps médical.
Wikipédia présente un article très incomplet, et donc décevant, sur le sujet mais en revanche doctissimo.fr  présente plusieurs pages permettant de bien appréhender le problème.

Extrait de l’article de Mathieu Ozanam :
(article complet ICI)

Une maladie insoupçonnable

Si l’on estime que le phénomène est marginal, son ampleur réelle demeure très difficile à évaluer. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer, et au premier chef le désarroi des médecins face à une maladie qui échappe à tous les traitements. La plupart des mères évoluent en effet dans le milieu médical ou paramédical. Les signes qui permettraient de repérer la simulation ne sont pas perçus : le fait que l’enfant se rétablisse en l’absence de ses parents ; la multiplicité de cas de maladies rares dans une même fratrie… Et quand bien même des soupçons pourraient naître, les médecins impuissants n’osent pas briser le tabou de l’Amour maternel. Impossible d’accabler cette mère éplorée qui semble si dévouée à son enfant et si coopérante avec l’équipe médicale. Il faut ajouter que la législation française interdit de pratiquer une vidéo-surveillance à l’insu des personnes filmées. Les mères doivent par conséquent être prises en flagrant délit « d’empoisonnement ».

Coupable ou victime ?

Pour autant les psychiatres voient dans la mère plus une victime qu’une coupable. Son amour est fusionnel, son enfant est considéré comme étant le prolongement d’elle-même. Ces femmes ne cherchent pas à maltraiter leur enfant, mais à attirer l’attention de l’équipe médicale pour forcer l’admiration de leur entourage par leur abnégation. Incapable de tisser des liens par ailleurs, la pseudo-maladie leur permet de développer une sociabilité qui leur fait défaut. Cette position est valorisante à plus d’un titre, puisque la mère se sent supérieure aux médecins. « Non seulement elles maîtrisent la pathologie et le pronostic de l’affection, mais en plus elles peuvent « guérir » leur enfant du jour au lendemain » explique le Dr Andrei Szoke, attaché du service de psychiatrie de l’hôpital Albert Chenevier (Créteil).

Des malades qui refusent de se soigner

Les personnes atteintes du syndrome de Münchausen refusent dans la plupart des cas le diagnostic et ne se reconnaissent pas comme étant malades. « Elles savent que ce qu’elles font n’est moralement pas acceptable, mais comme dans la kleptomanie ou la pyromanie, elles vivent un état tensionnel qui ne s’apaise qu’une fois l’acte accompli ». Internet offre un nouveau moyen d’expression à ces malades qui participent à des forums sur des sites médicaux ou associatifs. « En général ils se font repérer par leur assiduité, les multiples complications qu’ils décrivent laissant peu d’espoir sur leur pronostic vital dans la vraie vie » précise Andrei Szoke. Quant aux enfants, on a constaté que nombre d’entre eux développaient à leur tour un syndrome de Münchausen une fois adulte, et parfois même dès l’adolescence.

La crise économique au Japon? Quelle crise?

Une de mes amies me disait il y a quelques jours que sa fille travaille dans une grande entreprise japonaise du département de Kanagawa et que ses conditions de travail, ou plutôt de rémunération, étaient plutôt bonnes. Elle bénéficie en effet d’une prime annuelle de huit mois (oui, 8! mois) de salaire. Il s’agit de ce qu’on appelle au Japon le fameux « bonus ».
Son salaire annuel est donc calculé ainsi : salaire mensuel x 20 .
Pour un salaire de 350000 yens, elle touchera donc :
(350 000 x 12) + (350 000 x 8 ) = 7 000 000 yens
Bon, on ne sait pas quel est son salaire mensuel… mais ce système de calcul le fait considérablement augmenter en moyenne annuelle !
Et on ne sait pas non plus quelles sont ses conditions réelles de travail, notamment le nombre d’heures supplémentaires effectuées (mais non payées).
Faut-il préciser que les employés de cette entreprise ne se sentent pas du tout touchés par la crise?

Des ennuis avec NTT, pire qu’Orange!

Histoire de finir l’année en beauté, cela faisait un petit moment que je n’avais pas poussé un coup de gueule.
Alors voilà, j’ai chez moi une Livebox de NTT, mise en place depuis Mai dernier, car comme j’arrivais dans un logement neuf, il fallait une première installation de ligne donc, j’ai pris une offre NET qui me permettait d’avoir Internet + le téléphone …. et c’est tout vu que Canet n’était pas encore dégroupé.
Bref, tout fonctionne très bien avec un débit maxi de 8 Méga.
Lundi dernier j’apprends que NTT à mis Canet en dégroupage, donc, je devrais pouvoir avoir du 18 mégas maxi et aussi la télévision par ADSL. Je me rend donc à l’agence NTT la plus proche, que je connais très bien en plus, et là, une employée me corrige mon compte, me met l’offre 18 Mégas, me donne la box de réception TV par ADSL et me dit très gentillement : « désolé mais il vous faudra patienter 4 ou 5 jours afin que l’on active votre ligne  » …. Devant partir chez mes parents pour Noël, et revenant avec les enfants à la maison, je me suis dit :  » aucun soucis, en rentrant les jeunes auront 80 nouvelles chaînes à explorer sans compter les 5 chaînes cinéma que j’ai prises pendant 3 mois … pour tester)
Évidemment, si l’histoire s’arrêtait là , ce ne serait pas drôle…
Je rentre vendredi (donc 4 jours 1/2 après), je branche la BOX et… rien ne marche… je me disais aussi… 🙂
Le lendemain, samedi donc, toujours pas de signal.
Histoire de me rassurer, j’appelle le service en ligne, je tombe sur un mec sympa qui me dit : « effectivement votre branchement devait être effectué mais avec l’affluence de demande de Box TV, les équipes de maintenance ont dû recommander du matériel pour les branchements. Ce matériel a été commandé mercredi, donc il a dû arriver aujourd’hui. Donc si tout va bien, lundi vous serez câblé donc en mesure de recevoir la TV »
Et ben… y a plus qu’à attendre, de tout façon j’ai pas le choix.
Youpi, on est lundi… et toujours pas de signal.
On attend, on sort de la maison, on se ballade, on flâne et… vers 17h, quand je rentre, toujours pas de signal.
Je rappelle NTT, un autre service, qui d’habitude est plutôt compétent, et je tombe sur un mec, effectivement compétent qui me dit : « De quoi?? on vous a dit 4 ou 5 jours et après qu’on commandait des pièces?? …. désolé mon bon monsieur mais on vous a raconté des sornettes. Tout le monde sait très bien que lorsqu’on démarre un nouveau contrat, et le vôtre en est un puisqu’on vous bascule en 18 Megas et qu’on vous rajoute la TV, on donne un délai de 15 jours aux clients, jamais moins de 15 jours, le temps que l’action soit inscrite au planning des techniciens et que ceux-ci puissent faire l’intervention même si cette dernière vous parait « petite »…
Putain de bordel de merde… Et moi qui avait pris le bouquet Cinéma pour que les gamins se fassent moins chier avec ve temps de merde… (désolé mais ce sont les mots que le gentil technicien a pris dans la figure)
Bref…
Donc en clair, 3 interlocuteurs de la même boîte pour se faire entendre 3 sons de cloches différents!! Personnellement je trouve cela inadmissible.
Alors on ne va pas tout mélanger, personnellement je suis client d’NTT, pour les mobiles, depuis 1996 et je n’ai jamais changé d’opérateur.
Pour le Web, je n’ai pas à me plaindre puisque je n’ai subi aucune déconnexion depuis le mois de mai et mon débit a toujours été très correct.
Mais alors… la communication chez NTT… y a du boulot, et c’est même urgent je dirais.
En attendant, Mesdames et Messieurs d’NTT, vous vennez de mettre les « glandes  » à trois enfants qui se faisaient un plaisir de pouvoir passer quelques heures devant la télé en regardant autre chose que les chaînes classiques.
Et je sais, il faut sortir les enfants de devant la TV mais quand dehors vous avez un vent qui souffle sans arrêt et la pluie qui tombe comme jamais, il faut bien se trouver des occupations en dehors des consoles de jeux qui sèment plus la guerre qu’autre chose (eh oui, 3 enfants ensemble devant une console, c’est pas triste)

STOP!! STOP !!
Non, cet article n’a pas été écrit par moi (bcg)! mais par par Philippe Lagane et publié sur AccessOWeb.
Il suffit de remplacer NTT par Orange pour retrouver le texte original. Déjà, en voyant le mot « box », vous auriez dû avoir la puce à l’oreille…
Alors me direz-vous, pourquoi avoir recopié un tel article?
Eh bien, c’est justement parce que quand on lit cela, on se dit que ce genre de situation ne peut pas se produire au Japon et que la France est en train de devenir (est déjà) un pays du tiers-monde!

Plus jamais de bail non-renouvable!

J’ai un bail de 3 ans qui arrive à expiration prochainement. La propriétaire veut bien que je continue à habiter la maison mais à condition que soit signé un nouveau contrat avec le paiement de 2 mois de « reikin », « l’argent de remerciement ». Mais remerciement de quoi? De rien! Elle n’a jamais rien fait qui mérite le paiement d’une somme équivalant à 2 mois de loyer! Se fout du monde!
Au contraire, la soeur de la propriétaire qui habite à côté nous a bien emm… avec sa chienne qui aboie tout le temps et fait des crises durant parfois jusqu’à une heure. Et lorsque nous lui avons fait remarquer, elle a pris un air faussement contrit pour nous dire que cela la stressait, elle et sa famille! Ce qui veut dire qu’elle a inversé les rôles. La fauteuse de trouble, c’est elle, et elle a essayé de me faire passer pour un persécuteur! Un comble!
Bref, ces gens sont des malappris. En 26 ans de Japon, je n’ai jamais rencontré de tels hypocrites, des gens ayant autant l’appât du gain. J’ai toujours eu de très bons rapports et avec les propriétaires et avec les agences avec lesquels il y a toujours eu un véritable dialogue.
Leur système, c’est d’utiliser des « locataires jetables ». Ils s’en foutent de changer tous les trois ans et de laisser les gens déménager, avec tous les frais que cela peut entraîner!
En proposant des bails de 3 ans (ou 2 ans) non-renouvelables (定期借家, teiki shakka), ils se disent qu’ils vont trouver de nouveaux pigeons prêts à payer 2 mois de reikin à chaque fois. Soit! Je leur souhaite donc de ne pas trouver de nouveaux locataires! Ils ne l’auront pas volé! S’ils ne retrouvent pas de locataire dans les 3 mois, ils auront déjà perdu un mois de loyer…
Et s’ils en retrouvent un, eh bien, je le plains car il va se farcir les crises d’aboiement de la chienne.
Donc, attention, ne signez de vrai-faux-bail-non-renouvelable! On vous demandera de repartir à zéro, ou plus exactement de payer le reikin (pas égal à zéro!) si vous voulez prolonger.
Ah, j’oubliais… L’agence aussi se prend un mois de loyer de commission au passage. C’est du vol, juste pour écrire (recopier) un bout de papier!
Voyons ce que va donner cette crise économique en 2009 et quelles seront ses répercussions sur l’immobilier locatif… Ça risque d’être assez saignant.
L’agence à éviter : Mitsui Rehouse, une grosse boîte sans aucune humanité et dont la devise est sans doute : « Les affaires, sont les affaires! »
Si certains d’entre vous souhaitent habiter dans le quartier de Nippori, une maison va se libérer le 5 février! Je me ferai un plaisir de leur donner les coordonnées de l’agence.

Japon : Liste de partage d’articles sur Google Reader

Depuis quelque temps, je publie sur Google Reader une liste de partage de liens vers des sites et des blogs dont je suis régulièrement les publications. Il s’agit essentiellement de sites en rapport avec le Japon mais vous y trouverez aussi quelques autres sites pratiques.
C’est ici : http://www.google.com/reader/shared/11537229502081323414
N’hésitez pas à signaler des sites et des articles intéressants! 🙂