Takeshi Kitano

Tout le monde connaît Takeshi Kitano, au moins en tant que réalisateur et acteur.
Personnellement, je l’ai découvert avec Violent Cop puis son troisième film, A Scene at the Sea (Ano Natsu, Ichiban Shizukana Umi), sorti en 1991.
Il n’y a pas de gangsters, mais un éboueur sourd-muet déterminé à apprendre à surfer après avoir découvert une planche de surf cassée pendant son travail. Une jeune femme, également sourde, suit ses progrès et l’aide lorsqu’elle le peut. Le film montre une facette plus romantique et délicate de Kitano ainsi que son humour pince-sans-rire qui est sa marque de fabrique. (Source : Wikipédia)
J’adore ce film et je suis toujours étonné d’apprendre que personne ne le connaît.
Il fallait quand même oser le faire : un film dont les 2 principaux personnages sont des sourds-muets! Vous imaginez les dialogues!! C’est là que réside l’art de Kitano et que s’exprime de la manière la plus géniale son extrême sensibilité.
Je joue au tennis avec des collègues et l’un d’eux a connu Takeshi Kitano au lycée. Il nous parle de lui de temps en temps.
L’autre jour, il nous a invité à pendre la crémaillère dans sa nouvelle maison et j’en ai profité pour lui demander s’il avait des photos de l’époque.
Il a sorti ses albums et nous a montré plusieurs photos de groupe où se trouve celui qui allait devenir le célèbre réalisateur.
Voici un scan de la photo. Le jeu consiste à trouver où se trouve Kitano.
Allez… un indice, il est dans la dernière rangée!

kitano-takeshi-lycee-45.jpg

Voir la photo agrandie

Les échecs féériques : les échecs Kamikazes

J’ai parlé des échecs féériques dans mon blog personnel (la version 99% sans Japon) mais cette partie méritait, par son nom, de figurer ici.
En effet, les échecs Kamikazes présentent cette particularité :
« Une pièce kamikaze qui prend disparaît de l’échiquier en même temps que la pièce prise. Ceci fait, bien sûr, référence aux célèbres pilotes japonais, qui, au cours de la seconde guerre mondiale, précipitaient, au péril de leur vie, leurs avions sur les bateaux ennemis. (Source : “Le guide des échecs” de Nicolas Giffard et Alain Biénabe, éd. Robert Laffont)

Sur les kamikazes, en japonais 特別攻撃隊 tokubetsu kôgekitai (ou 特攻隊 ou encore 特効), dont on évoque souvent le nom à propos des attentats-suicides, voir Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kamikaze
Extrait : Avant de partir en mission, le Lieutenant Yukio Seki aurait déclaré ceci : « L’avenir du Japon est bien morne s’il est obligé de tuer l’un de ses meilleurs pilotes. Je ne fais pas cette mission pour l’Empereur ou l’Empire… Je la fais car j’en ai reçu l’ordre ! »

La flotte de baleiniers refuse l’aide de l’association Sea Shepherd

Lu ce matin dans la revue de presse de Actu Japon cette nouvelle bien triste qui montre que la connerie humaine n’a pas de limite. On le savait déjà mais quand même…
La flotte nippone de baleiniers, toujours à la recherche du membre d’équipage disparu il y a 2 jours dans les eaux de l’Antarctique Sud, a refusé l’aide de l’association australienne militant contre la pêche à la baleine, Sea Shepherd.
(Voir les commentaires, svp, au sujet de « Steve Irwin »; billet corrigé) Le responsable de l’association, aurait proposé son aide pour la recherche de Hajime Shirasaki mardi. Un porte-parole de la flotte japonaise a déclaré qu’il n’accepterait ni aide ni aucune coopération de la part de Sea Shepherd.
Chaque année, l’association australienne mène la vie dure à la flotte japonaise lors des campagnes de pêche à la baleine. (Asahi Shimbun)

Ainsi donc, ces Japonais (et seulement ceux-là, attention!), par leur refus, montrent quel est leur système de valeur: Ils placent leur fierté avant la main tendue par l’association australienne Sea Shepherd pour retrouver le corps du pauvre marin tombé à la mer.

Des origami dans le train : 2 vidéos

Dans le train, juste en face de nous, s’est installé un monsieur. Il a sorti des carrés de papier de couleur et s’est mis à les plier sans rien dire.

Origami dans le train 1 – Quel animal? from Christian Bouthier on Vimeo.

Origami dans le train 2 – Quel animal? from Christian Bouthier on Vimeo.

Mesdemoiselles, apprenez à marcher!

En passant par hasard à la terrasse d’un grand magasin d’Ikebukuro hier, je suis tombé sur ce spectacle.
Après avoir dansé au cours d’un petit show, Saito Keiko (斉藤佳子) a montré aux jeunes filles présentes comment avoir une démarche plus sexy.


Mesdemoiselles, dansez et apprenez à marcher ! from Christian Bouthier on Vimeo.

L’INALCO ou Langues O’ – Département Langue et Civilisation du Japon

girouette.gifL’INALCO (site officiel) est l’acronyme d’Institut NAtional des Langues et Civilisations Orientales. C’est une institution vénérable puisqu’elle a a été créée en 1795 mais a incorporé des sections existant déjà depuis 1669.
Voici ce que nous en dit Wikipédia à la page qui lui est dédiée :
« L’École spéciale des Langues orientales a été créée, notamment sous l’impulsion de Lakanal, par la Convention nationale (décret-loi du 10 germinal an III / 30 mars 1795).
Elle a ouvert ses portes dans l’enceinte de la Bibliothèque nationale à Paris rue Neuve-des-Petits-Champs, avec pour mission d’enseigner des langues orientales vivantes « d’une utilité reconnue pour la politique et le commerce ». Les premières langues enseignées furent l’arabe « littéraire et vulgaire », le turc et le tatar de Crimée, le persan et le malais.
Elle s’agrandit régulièrement au cours du XIXe siècle, ajoutant des langues nouvelles et incorporant l’École des Jeunes de langues instituée par Colbert en 1669 pour former des interprètes pour les langues du Levant.
En 1874, l’École s’installe dans un hôtel particulier situé au coin de la Rue des Saints-Pères et de la Rue de Lille. »

La section de japonais a bien évolué depuis les années 80… À l’époque, il n’y avait que 4 sections : littérature japonaise, interprétariat et traduction, relations internationales et le CPEI (Centre de Préparation aux Échanges Internationaux).
Voici un extrait du site officiel à la rubrique « langue japonaise » :
« Le nombre des étudiants de japonais a considérablement augmenté depuis la fin des années 1970 jusqu’à atteindre, tous niveaux confondus, plus de 1500 inscrits au début des années 1990. En 2003, plus de 900 étudiants étaient enregistrés en 1ère année, ce qui conduisit à instaurer une limitation provisoire du nombre des inscriptions.
Une mention de Master « études japonaises » est proposée depuis la rentrée 2006, cohabilitée avec l’Université Paris 7. Ceci constitue la plus importante formation de ce type en Europe.
En termes de nombre d’étudiants et d’enseignants, la formation en japonais de l’INALCO est la plus importante non seulement en France mais aussi en Europe. Même en termes de diplômés, le flux reste supérieur à celui de la SOAS à Londres. »

Voir les informations sur le département Langue et Civilisation du Japon

L’exposition sur le Japonisme au Grand Palais en 1988

L’annonce sur l’exposition au Petit Palais publiée aujourd’hui sur france-japon.net m’a rappelé ce merveilleux souvenir de l’exposition sur le japonisme (voir ce terme dans Wikipédia) qui avait eu lieu en 1988 au Grand Palais. Le professeur Origas avait proposé à quelques étudiants de licence et de maîtrise de faire la visite avec la commissaire de l’exposition, Geneviève Lacambre.
Ce fut une visite mémorable, un marathon de 4 heures au cours duquel Mme Lacambre, véritable encyclopédie vivante, nous a tenus en haleine et littéralement subjugués par l’étendue de son savoir. Elle nous a expliqué tous les tenants et aboutissants de ce qu’est le Japonisme et a analysé presque chaque oeuvre de l’exposition, en agrémentant ses commentaires d’anecdotes passionnantes.
C’était vraiment un grand honneur d’effectuer une telle visite, guidé par la grande organisatrice de l’exposition.
Je crois que la douzaine de participants présents garderont un souvenir inoubliable de ces 4 heures passées en compagnie de Geneviève Lacambre.
Je viens aussi de me souvenir que je m’étais muni d’un petit magnétophone et que j’avais enregistré une bonne partie, au moins 2 heures de ses explications. Après avoir gardé les cassettes plusieurs années, j’ai décidé un jour d’en faire profiter le professeur Christophe Marquet, éminent spécialiste de l’art japonais et néanmoins ami, et lui ai donc donné les cassettes. J’espère qu’elles étaient audibles et qu’il aura pu retrouver l’essentiel de la conférence-visite.
J’ai toujours le catalogue de cette exposition dans mon bureau et il m’arrive de le consulter régulièrement, notamment lorsque j’aborde la période impressionniste avec mes étudiantes.
La même exposition a eu lieu quelques années plus tard à Tokyo et un nouveau catalogue, en japonais, cette fois a été publié en cette occasion.

J’aimerais bien retrouver les participants à cette exposition pour partager ce souvenir!

Référence :
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=11979087
Extrait :
Titre du document / Document title
Le Japonisme. A propos de l’exposition du Grand Palais 19 mai-15 août 1988. Les Japonais à l’assaut de l’Occident au XIX siècle
Auteur(s) / Author(s)
LACAMBRE G. ;
Résumé / Abstract
Lors de l’Exposition universelle de Paris en 1867, l’Empire du Japon fut largement représenté. Bientôt, une autre exposition universelle est annoncée : celle de Vienne en 1872| le nouveau régime japonais saisit cette occasion pour affirmer officiellement la qualité de ses produits et chercher de nouveaux débouchés. En 1874, création d’une compagnie japonaise qui se charge d’import-export, mais aussi de la fabrication d’objets de qualité et à bon marché, avec un décor typiquement japonais. L’exposition actuelle se propose de montrer de Barye et Whistler à Stieglitz et Frank Lloyd Wright, qu’à travers toutes les techniques l’exemple de l’art japonais, peu à peu découvert, a permis non seulement d’enrichir le répertoire de l’éclectisme et de l’exotisme, mais surtout de contribuer à cette profonde mutation qui conduit à l’art moderne
Revue / Journal Title
La Revue du Louvre et des musées de France ISSN 0035-2608
Source / Source
1988, vol. 38, no2, pp. 89-93

Mai Shiranui : Vous connaissez?

Moi, je ne connaissais pas jusqu’à aujourd’hui et pour cause, je ne m’intéresse pas aux jeux vidéo. L’article de Wikipédia nous apprend que « Mai Shiranui est un personnage de jeu vidéo des séries de jeux de combat Fatal Fury et The King of Fighters, développés par la société SNK.
Mai Shiranui est apparue en 1992 dans le jeu Fatal Fury 2 et est rapidement devenue l’égérie de SNK. Sa plastique avantageuse et ses choix vestimentaires minimalistes lui ont permis d’obtenir aisément l’affection des joueurs… ».
C’est un message de dmathieu sur Twitter qui m’a mis la puce à l’oreille. Il était assorti d’un lien vers cette photo:

Je me suis demandé quels étaient les kanjis de son nom. La réponse se trouve dans la version japonaise de Wikipedia :

不知火 舞(しらぬい まい)

Hou là là! J’aurais jamais deviné!

Les différents types de sakura (cerisiers en fleurs)

En prenant un café aujourd’hui, j’ai eu la chance d’admirer un magnifique parc avec différentes sortes de sakura. Il y avait des « somei yoshino » (染井吉野, la variété la plus répandue), des « yama zakura » (山桜, sakura de montagne), des « yae zakura » (八重桜, sakura à fleurs doubles), et des « shidare zakura » (枝垂れ桜, des sakura aux branches tombant comme celles d’un saule pleureur).
Il y avait aussi des « uba zakura » (姥桜) mais… c’est une autre histoire!
Connnaissez-vous d’autres sortes de sakura?

sakura

Cliquez sur l’image pour voir la photo en plus grand!