L’exposition sur le Japonisme au Grand Palais en 1988 (suite)

En regardant le catalogue de l’exposition, j’ai retrouvé la lettre du Professeur Origas qui nous avait invité à participer à la visite dont j’ai parlé dans ce billet.

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Voici un extrait du catalogue où l’on découvre une vision de la Tour Eiffel « à la japonaise ». On peut y lire que le « livre Les 36 vues de la Tour Eiffel (1888-1902) est conçu comme un hommage aux 36 vues du Mont Fuji de Hokusai ».

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Cliquez sur les images pour les agrandir

L’INALCO ou Langues O’ – Département Langue et Civilisation du Japon

girouette.gifL’INALCO (site officiel) est l’acronyme d’Institut NAtional des Langues et Civilisations Orientales. C’est une institution vénérable puisqu’elle a a été créée en 1795 mais a incorporé des sections existant déjà depuis 1669.
Voici ce que nous en dit Wikipédia à la page qui lui est dédiée :
« L’École spéciale des Langues orientales a été créée, notamment sous l’impulsion de Lakanal, par la Convention nationale (décret-loi du 10 germinal an III / 30 mars 1795).
Elle a ouvert ses portes dans l’enceinte de la Bibliothèque nationale à Paris rue Neuve-des-Petits-Champs, avec pour mission d’enseigner des langues orientales vivantes « d’une utilité reconnue pour la politique et le commerce ». Les premières langues enseignées furent l’arabe « littéraire et vulgaire », le turc et le tatar de Crimée, le persan et le malais.
Elle s’agrandit régulièrement au cours du XIXe siècle, ajoutant des langues nouvelles et incorporant l’École des Jeunes de langues instituée par Colbert en 1669 pour former des interprètes pour les langues du Levant.
En 1874, l’École s’installe dans un hôtel particulier situé au coin de la Rue des Saints-Pères et de la Rue de Lille. »

La section de japonais a bien évolué depuis les années 80… À l’époque, il n’y avait que 4 sections : littérature japonaise, interprétariat et traduction, relations internationales et le CPEI (Centre de Préparation aux Échanges Internationaux).
Voici un extrait du site officiel à la rubrique « langue japonaise » :
« Le nombre des étudiants de japonais a considérablement augmenté depuis la fin des années 1970 jusqu’à atteindre, tous niveaux confondus, plus de 1500 inscrits au début des années 1990. En 2003, plus de 900 étudiants étaient enregistrés en 1ère année, ce qui conduisit à instaurer une limitation provisoire du nombre des inscriptions.
Une mention de Master « études japonaises » est proposée depuis la rentrée 2006, cohabilitée avec l’Université Paris 7. Ceci constitue la plus importante formation de ce type en Europe.
En termes de nombre d’étudiants et d’enseignants, la formation en japonais de l’INALCO est la plus importante non seulement en France mais aussi en Europe. Même en termes de diplômés, le flux reste supérieur à celui de la SOAS à Londres. »

Voir les informations sur le département Langue et Civilisation du Japon

Le Japonisme : un magnifique blog

Le billet précédent a été commenté par « lotusgreen » qui a mis son magnifique blog en lien.
Je vous invite à le visiter et à apprécier les superbes images d’oeuvres illustrant bien le Japonisme qu’il y présente. http://japonismeblog.com/

Femme en bateau
Femme en bateau

Voir aussi : http://lotusgreenfotos.blogspot.com/2008/06/japonisme-timeline.html

Monet a peint son épouse vêtue d'un kimono

L’exposition sur le Japonisme au Grand Palais en 1988

L’annonce sur l’exposition au Petit Palais publiée aujourd’hui sur france-japon.net m’a rappelé ce merveilleux souvenir de l’exposition sur le japonisme (voir ce terme dans Wikipédia) qui avait eu lieu en 1988 au Grand Palais. Le professeur Origas avait proposé à quelques étudiants de licence et de maîtrise de faire la visite avec la commissaire de l’exposition, Geneviève Lacambre.
Ce fut une visite mémorable, un marathon de 4 heures au cours duquel Mme Lacambre, véritable encyclopédie vivante, nous a tenus en haleine et littéralement subjugués par l’étendue de son savoir. Elle nous a expliqué tous les tenants et aboutissants de ce qu’est le Japonisme et a analysé presque chaque oeuvre de l’exposition, en agrémentant ses commentaires d’anecdotes passionnantes.
C’était vraiment un grand honneur d’effectuer une telle visite, guidé par la grande organisatrice de l’exposition.
Je crois que la douzaine de participants présents garderont un souvenir inoubliable de ces 4 heures passées en compagnie de Geneviève Lacambre.
Je viens aussi de me souvenir que je m’étais muni d’un petit magnétophone et que j’avais enregistré une bonne partie, au moins 2 heures de ses explications. Après avoir gardé les cassettes plusieurs années, j’ai décidé un jour d’en faire profiter le professeur Christophe Marquet, éminent spécialiste de l’art japonais et néanmoins ami, et lui ai donc donné les cassettes. J’espère qu’elles étaient audibles et qu’il aura pu retrouver l’essentiel de la conférence-visite.
J’ai toujours le catalogue de cette exposition dans mon bureau et il m’arrive de le consulter régulièrement, notamment lorsque j’aborde la période impressionniste avec mes étudiantes.
La même exposition a eu lieu quelques années plus tard à Tokyo et un nouveau catalogue, en japonais, cette fois a été publié en cette occasion.

J’aimerais bien retrouver les participants à cette exposition pour partager ce souvenir!

Référence :
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=11979087
Extrait :
Titre du document / Document title
Le Japonisme. A propos de l’exposition du Grand Palais 19 mai-15 août 1988. Les Japonais à l’assaut de l’Occident au XIX siècle
Auteur(s) / Author(s)
LACAMBRE G. ;
Résumé / Abstract
Lors de l’Exposition universelle de Paris en 1867, l’Empire du Japon fut largement représenté. Bientôt, une autre exposition universelle est annoncée : celle de Vienne en 1872| le nouveau régime japonais saisit cette occasion pour affirmer officiellement la qualité de ses produits et chercher de nouveaux débouchés. En 1874, création d’une compagnie japonaise qui se charge d’import-export, mais aussi de la fabrication d’objets de qualité et à bon marché, avec un décor typiquement japonais. L’exposition actuelle se propose de montrer de Barye et Whistler à Stieglitz et Frank Lloyd Wright, qu’à travers toutes les techniques l’exemple de l’art japonais, peu à peu découvert, a permis non seulement d’enrichir le répertoire de l’éclectisme et de l’exotisme, mais surtout de contribuer à cette profonde mutation qui conduit à l’art moderne
Revue / Journal Title
La Revue du Louvre et des musées de France ISSN 0035-2608
Source / Source
1988, vol. 38, no2, pp. 89-93

Mon sculpteur japonais préféré : Shigeoka Kenji

shigeokaC’est à l’occasion d’une mission d’interprétariat pour une galerie d’art que j’ai découvert il y a déjà une quinzaine d’années le sculpteur Kenji Shigeoka ( 重岡健治 ) dont on peut voir les statues et monuments en divers endroits du Japon. C’est ainsi qu’après avoir découvert une de ses œuvres devant le parc Sumpu ( 駿府公園 ) de Shizuoka, j’ai maintenant le plaisir d’en admirer plusieurs autres dans divers jardins publics de l’arrondissement d’Arakawa et ailleurs à Tokyo.

Voir des photos de ses oeuvres exposées en plein air au bord de la mer.

Consulter wikipédia en japonais

Les lieux de rendez-vous célèbres à Tokyo : la gare de Ueno

Nous inaugurons aujourd’hui une série de présentation des lieux publics de rendez-vous célèbres de la capitale nipponne, avec deux photos de la gare de Ueno.
Tout d’abord, la « statue des ailes » (Tsubasa no zô de Asakura Fumio), située dans le grand hall.

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Cette statue est bien moins célèbre que le panda géant qui a déménagé il y a quelques années pour être placé à l’extérieur de l’enceinte de la gare, côté Asakusa.

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Petite précision: il fait environ 2 m de hauteur! (assis!)