Ma fille, française, a obtenu son visa permanent pour le Japon

Aujourd’hui, je suis allé chercher le visa permanent de ma fille. Elle aurait pu l’avoir dès le début de sa résidence au Japon (!) si la demande avait été effectuée dans les 30 jours suivant sa naissance. Mais j’étais allé au service de l’immigration le 31ème jour! Elle n’a donc obtenu qu’un visa de 3 ans… Bureaucratie oblige… encore heureux qu’elle n’ait pas été expulsée du Japon…
Cette fois, nous avions fait la demande pour un visa permanent et le traitement de son dossier a pris plus de 6 mois!
Enfin, c’est fait. Mais lorsque nous voyagerons, il ne faudra pas oublier de demander une « autorisation de rentrer », obligatoire lorsqu’on quitte le territoire japonais sous peine de perdre son visa, même s’il s’agit d’un visa permanent!
J’ai déjà râlé à plusieurs reprises sur cette mesure imbécile qui consiste finalement à dire : « Vous pouvez résider à vie au Japon, mais vous ne pouvez pas en sortir sans autorisation sous peine de ne plus pouvoir y résider à vie ». Du pur Ionesco!
Cet auteur est d’ailleurs sûrement apprécié par la Cour  Suprême japonaise qui a déjà débouté des plaignants arguant que l’annulation d’un visa permanent en cas d’absence de « re-entry permit » (再入国許可) n’était pas logique! Mais le bon sens élémentaire, la logique, la Haute Cour s’asseoit dessus. Elle a donné raison à Ionesco!
Ceci ne donne pas une image très sérieuse de cette institution, ni du Japon.

2 réflexions au sujet de « Ma fille, française, a obtenu son visa permanent pour le Japon »

  1. Moi aussi, le coup de re-entry m’a toujours paru complètement débile.
    Certains disent, c’est pour être sur qu’on ne se taille pas définitivement en ne se mettant pas à jour de ses impôts. Je ne suis pas très convaincu. Par contre ça fait renter de l’argent.
    Ne aps oublier non plus que même avec un visa permanent et le re-entry, dépasser même de 24h une année hors du Japon, nous fait perdre le visa, on se retrouve à la case zéro…

  2. Les titulaires d’un visa permanent ne devraient, en aucune circonstance, se voir déposséder de leur titre de séjour.
    Perdre un titre de séjour alors qu’il est permanent est, plus qu’un véritable scandale, une véritable ânerie.

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