Le Mont Fuji, une montagne accessible à tous!

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La meilleure saison pour réaliser l’ascension du Mont Fuji est du 1er juillet au 27 août. Il existe 4 routes pour accéder au sommet de cette montagne de 3.776 mètres: Yoshidaguchi, Gotemba, Fujinomiya et Subashiri
Tout au long de l’ascension il existe des refuges où l’on peut se reposer et manger. La montée du Mont Fuji n’est pas extrêmement difficile mais demande un minimum de précautions pour éviter les mauvaises surprises. Avant d’effectuer votre exploit, assurez-vous des conditions météorologiques. N’oubliez pas que les orages sont très dangereux en montagne! L’amplitude thermique est de 20 degrés entre le sommet et la base. La température moyenne au sommet durant le mois d’août est de 4,5 degrés. Faites attention aux chutes de pierre et ne quittez jamais la piste. Les autorités japonaises ne recommandent pas de faire l’ascension en dehors des dates officielles à cause du mauvais temps et de la fermeture des refuges.

NOTRE ASCENSION
La plupart des gens montent le Mont Fuji pour voir le lever du soleil. Si tel est votre souhait il vous faudra passer une nuit dans un refuge ou faire l’ascension de nuit pour arriver au petit matin au sommet. Ma femme et moi n’ayant pas le courage de faire l’ascension de nuit ou de passer une nuit en haute montagne nous avons choisi de faire l’ascension de jour. Nous avons campé au bord du lac Yamanaka qui se trouve à 1000 mètres d’altitude au pied du Mont Fuji dans la région de Shizuoka. Vers 3 heures du matin nous nous sommes levés et sommes partis en voiture au refuge numéro 5 qui se trouve à 2000 mètres d’altitude. Au moment de notre départ le temps était nuageux et nous ne pouvions pas voir le Mont Fuji. A 1500 mètres nous étions au-dessus de la masse nuageuse et le temps était splendide. Une fois arrivés au point numéro 5 nous apercevions pour la première fois cette majestueuse montagne. A cette altitude le lever du soleil est aussi magnifique. Nous avons choisi d’emprunter la piste de Subashiri. Cette piste n’est pas la plus populaire car elle n’est pas la plus courte. Nous l’avons choisie pour éviter la foule. Ce chemin offre aussi l’avantage d’avoir une piste pour faire l’ascension et une piste pour la descente. D’autre part, le paysage est magnifique. Normalement l’ascension se fait en 6 heures et la descente en 3 heures. Il faut compter de 1 heure à 2 heures de repos soit environ de 10 à 11 heures de montagnes. Ma femme et moi avons mis 14 heures! A 6 heures du matin nous avons commencé notre « escalade ». Entre le point numéro 5 et le point numéro 6 l’ascension se fait essentiellement en forêt. Jusqu’au point numéro 7 nous n’avons rencontré que 6 personnes. A partir du point numéro 8, on rencontre beaucoup de monde car la piste Subashiri se joint à la piste de Yoshidaguchi. C’est très cosmopolite! D’ailleurs, je n’avais jamais vu autant d’étrangers au Japon en un seul point. On rencontre aussi des gens jeunes et moins jeunes. J’ai même parlé avec un monsieur de 85 ans qui faisait l’ascension seul. A ce titre, j’ai été surpris par l’énergie et l’endurance des seniors. La dernière partie de la montée est la plus raide. A ce moment-là votre canne sera très pratique. Un petit conseil allez-y à votre rythme. Dans cette dernière portion ça sue, ça gemit, ça se plaint et ça s’encourage… Une fois arrivé en haut un sentiment de bonheur et du devoir accompli vous envahit. A 13h45, j’ai atteint le sommet. Ma femme est arrivée vers 14h25. Contrairement au couloir des métros de Tokyo ou d’Osaka les gens sont en général trés courtois et plutôt ouverts vers les autres. Les gens se saluent, s’encouragent, se félicitent… Au sommet, vous pouvez acheter quelques souvenirs, téléphoner à des amis ou à votre famille. Vous pouvez aussi faire tamponner votre canne. A chaque refuge il est possible de faire tamponner sa canne. Le tampon indique l’altitude. Si vous avez encore un peu de force vous pouvez faire le tour du cratère. Il faut compter environ 1 heure et demie. Une fois les photos terminées il faut penser à redescendre. Ne tardez pas trop au sommet si vous ne voulez pas finir l’ascension dans la nuit. Nous sommes redescendus vers 15h15. La descente est plus rapide que la montée mais cela a été pour moi plus pénible. D’abord, n’oubliez de vous munir de guêtres. Cela vous protègera des cailloux et de la poussière volcanique. Ensuite, portez un masque afin de protéger votre visage de la poussière qui se dégage en marchant. La dernière partie de la descente jusqu’au parking se fait dans la forêt. Il faut compter environ 30 minutes mais nous avons mis environ 1 heure 20. Nous avons même pensé que nous nous étions perdus car nous n’avons rencontré personne. Finalement, vers 7h30 nous sommes arrivés au parking accueillis par des vendeurs de souvenirs qui nous demandèrent si nous ne désirerions pas acheter un petit souvenir… Les jambes en compote nous avons regagné notre camp ou nous avons dormi très profondément.

QUE DOIT-ON EMPORTER?

  • Une paire de chaussures de montagne ou de randonnée.
  • Une paire de gants.
  • Un sweater et un k-way.
  • Un masque contre la poussière.
  • Une canne de montagne.
  • Un rouleau de papier toilette.
  • Une lampe de poche.
  • Au moins un litre d’eau et un casse-croûte. (on peut boire et manger en montagne mais cela coûte cher!)
  • Une bouteille d’oxygène.
  • Un appareil-photo. Stéphane Vaillant
    Site perso:Japonphile
    E-mail: momotarojp2000@yahoo.fr

Publié par

Christian Bouthier

Au Japon depuis 1982. Traducteur et interprète.

Une réflexion sur « Le Mont Fuji, une montagne accessible à tous! »

  1. Pour les sportifs:
    99% des personnes font la montee depuis la 5eme station. Mais ce n’est pas obligatoire.
    Par example, une petite route puis un long chemin de randonnee permet de rejoindre la 5eme station depuis le Asama Jinja en bas du Mont Fuji, et passant par Umagaeshi et
    Cette montee, dans une superbe foret, est agreable. Mais attention ! Meme si elle passe par les stations 1, 2, 3 et 4, celles-cis sont desertes. Les refuges ne sont pas entretenus depuis que l’ouverture de la route jusqu’a la 5eme station a detourne les marcheurs et donc meme les batiments se sont ecroules.
    L’avantage de ce chemin de randonnee est qu’il est ouvert presque toute l’annee, meme si la partie superieure est enneigee l’hiver.

    Partir depuis Asama Jinja fait que l’ascension est a peu pres doublee (en altitude, on passe de D+1,500m a D+3,000m. La partie basse est plus longue mais plus facile, et en temps, c’est kif kif pareil).

    Comme toutes les randos dans les montagnes de Yamanashi-ken, il est conseille de se munir d’un grelot, pour ne pas faire de mauvaise rencontre avec les ours. Ils aiment pas etre surpris _que quelqu’un rentre dans leur perimetre de securite_ (surtout si on se retrouve brusquement entre la mere et petit, elle apprecie semble t’il pas) et le bruit du grelot est suffisant pour les eloigner.

    Sinon, il y a une course a pied, le 25 Juillet tous les ans, qui part de la mairie de Fuji-Yoshida, et l’arrivee est au sommet.
    C’est une course difficile (pas vraiment pour les debutants), car le temps limite est de 4h30 (sachant que la montee jusqu’a la 5eme station prend la moitie du temps, ca veut dire qu’il faut grimper la partie « habituelle » en moins de 2h15 (la ou les randonneurs mettent environ 6h).

    J’ai fais cette course cette annee (en 4h pile). Si vous voulez plus de renseignements et des photos:
    http://ameblo.jp/elb/entry-10124997059.html

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